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    Égypte: première élection présidentielle depuis la chute de Moubarak

    Une femme égyptienne montre son doigt taché d'encre après avoir voté dans un bureau à Gizeh, en Égypte.
    Photo : La Presse canadienne (photo) Mohammed Asad/AP Une femme égyptienne montre son doigt taché d'encre après avoir voté dans un bureau à Gizeh, en Égypte.
    Le Caire – Près d'un an et demi après le départ d'Hosni Moubarak, des millions d'Égyptiens, déterminés à mettre un terme à des années de régime autoritaire, patientaient mercredi, parfois pendant des heures, devant les bureaux de vote du pays pour choisir librement leur premier président.

    Treize candidats se présentent au premier tour de la présidentielle, qui a débuté mercredi à 8h, pour deux jours. Parmi eux: des figures du régime Moubarak qui promettent la stabilité, des islamistes qui cherchent à consolider leur pouvoir politique, mais aussi des libéraux. Cinquante millions d'électeurs sont appelés aux urnes pour les départager. Les résultats officiels sont attendus le 29 mai.
     

    Aucun candidat ne semblant en mesure d'obtenir plus de 50% des voix, un deuxième tour devrait avoir lieu les 16 et 17 juin entre les deux qui arriveront en tête. Le vainqueur serait alors proclamé le 21 juin.
     

    Le Conseil suprême des forces armées (CSFA), qui gouverne l'Égypte depuis la démission du président Hosni Moubarak le 11 février 2011 sous la pression de la rue, a promis de céder le pouvoir à un gouvernement civil d'ici le 1er juillet, mais des doutes subsistent sur l'influence qu'ils conserveront.
     

    La période de transition a été marquée par l'usage meurtrier de la force par l'armée et la police contre des manifestants pro-démocratie, une forte hausse des crimes avec violences et une aggravation de la crise économique.
     

    Pendant près de 29 ans, Hosni Moubarak, comme ses prédécesseurs, était désigné par référendum, alors que la fraude assurait la victoire du parti au pouvoir aux législatives.

    Le prochain président égyptien sera le cinquième depuis la chute de la monarchie, après un coup d'État en 1952.
     

    «C'est un miracle», a commenté Selwa Abdel-Malik, une chrétienne de 60 ans, qui votait à Alexandrie. «Et c'est une sensation magnifique.»
     

    «Il est possible que je meure dans les mois qui viennent, alors je suis venu pour mes enfants, pour qu'ils puissent vivre», a confié pour sa part Medhat Ibrahim, 58 ans, qui souffre d'un cancer, en attendant de voter dans un quartier pauvre situé dans le sud du Caire. «Nous voulons vivre mieux, comme des êtres humains.»
     

    Parmi les 13 prétendants autorisés à briguer la présidence figurent Ahmed Shafiq, le dernier Premier ministre de l'ère Moubarak, et l'ancien secrétaire général de la Ligue arabe Amr Moussa, qui fut longtemps le chef de la diplomatie de l'ex-raïs égyptien. Leurs opposants craignent que s'ils sont élus, ils ne fassent pas grand-chose pour changer le système en place. Si les généraux au pouvoir affirment en public qu'ils n'ont pas de candidat préféré, ils semblent être favorables à Ahmed Shafiq, qui a été commandant dans l'armée de l'air.


    Le candidat des Frères musulmans, la première force politique du pays, Mohammed Morsi, se présente également. Amr Moussa et Mohammed Morsi font partie des favoris du scrutin, avec l'islamiste modéré Abdel-Moneim Abolfotoh, qui bénéficie du soutien de certains libéraux, de sympathisants de gauche et de chrétiens.
     

    «Nous aurons un président élu, mais les militaires sont toujours ici, et l'ancien régime n'est pas démantelé», a remarqué Ahmed Maher, un activiste du Mouvement du 6 avril, qui a joué un rôle de premier plan pendant les 18 jours de soulèvement qui ont abouti au départ de M. Moubarak. «Mais la pression va continuer. Nous ne nous endormirons pas. Les gens se sont finalement réveillés. Quel que soit le prochain président, nous ne le laisserons pas seul», a-t-il ajouté.
     

    On ne faisait état dans l'immédiat que de quelques cas d'irrégularité manifeste dans le déroulement du scrutin, concernant essentiellement les partisans de candidats faisant encore campagne près de bureaux de vote.



    Par Sarah el Deeb et Maggie Michael
     
     
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