Législatives en Algérie : participation en hausse par rapport à 2007
Le président, Abdelaziz Bouteflika, avait pressé à plusieurs reprises, dont mardi après-midi, la population et en particulier les jeunes à voter massivement. La presse officielle lui avait emboîté le pas et toute la journée des appels retransmis à la radio et à la télévision exhortaient les 21,6 millions d’électeurs à accomplir leur devoir électoral.
Pari apparemment tenu, le ministre de l’Intérieur a indiqué en fin d’après-midi que dans au moins 18 départements, le taux de participation avait dépassé les 40 % et dans d’autres ce taux avait même été supérieur à 50 %, surtout dans le sud du pays.
Dans le tiers des communes (543 sur 1541) le vote a été prolongé d’une heure pour ce scrutin à la proportionnelle à un tour destiné à élire 462 députés.
À Bab El Oued, le coeur traditionnel d’Alger, la plupart des habitants se disaient pourtant indifférents et parlaient d’abstention. « Je ne voterai pas car la Constitution ne donne aucun pouvoir au Parlement », a expliqué Hamid, 50 ans, ancien militant du Front islamique du Salut (FIS), dissous en mars 1992, après l’annulation des premières législatives pluralistes de décembre 1991 que ce parti était en passe de remporter.
L’annulation du scrutin avait plongé le pays dans une « guerre civile » (terminologie utilisée par M. Bouteflika mercredi à Sétif), qui a fait près de 200 000 morts.
Quarante-quatre partis - dont 21 nouveaux, sept formations islamistes et une centaine de listes d’indépendants - étaient en lice, mais les résultats ne devraient être connus qu’aujourd’hui en fin de matinée.








