Birmanie - L'entrée de Suu Kyi au Parlement sera probablement différée
Rangoon — L'entrée de l'opposante Aung San Suu Kyi au Parlement birman prévue lundi pourrait être remise en question du fait d'une controverse sur la formulation du serment que les nouveaux députés doivent prononcer.
La Ligue nationale pour la démocratie (LND), le parti de Suu Kyi, a fait savoir vendredi qu'il était peu probable qu'elle participe à l'ouverture de la session parlementaire.
«Nous allons tenter de régler ce point pour que la situation actuelle ne vire pas au blocage politique. Mais il n'est pas encore certain que les candidats élus de la LND participeront à la session parlementaire du 23 avril», a dit le porte-parole du parti, Nyan Win.
Poids de l'armée
L'opposition conteste le fait que les nouveaux députés doivent s'engager, dans leur prestation de serment, à «protéger la constitution». La LND demande que les députés s'engagent à «respecter la constitution».
Bien qu'il soit minime, le changement est essentiel pour les partisans de Suu Kyi. Ils souhaitent changer la constitution pour éliminer le poids politique que conserve encore l'armée, qui a laissé la place à un gouvernement majoritairement civil l'an dernier.
Le bras de fer pourrait s'éterniser. Selon des analystes et des membres du Parlement, certains députés risquent de s'opposer au changement du serment.
L'absence des élus d'opposition à la reprise des travaux parlementaires fragiliserait le nouveau gouvernement, à l'origine d'un mouvement d'ouverture en Birmanie dont l'élection d'Aung San Suu Kyi est à ce jour le symbole le plus fort.
La situation constituerait également un revers pour les pays occidentaux, qui comptent sur la présence parlementaire de l'opposition pour compenser la domination des partis issus de l'armée.
Alain Juppé, le chef de la diplomatie française, a toutefois confirmé hier que les membres de l'Union européenne allaient suspendre les sanctions contre la Birmanie, à l'exception de l'embargo sur les armes, en conséquence des réformes menées depuis le départ officiel de la junte.
La décision, prise tard mercredi au soir au niveau des ambassadeurs, sera formellement approuvée lundi à Luxembourg par les ministres des Affaires étrangères des Vingt-Sept.
La Ligue nationale pour la démocratie (LND), le parti de Suu Kyi, a fait savoir vendredi qu'il était peu probable qu'elle participe à l'ouverture de la session parlementaire.
«Nous allons tenter de régler ce point pour que la situation actuelle ne vire pas au blocage politique. Mais il n'est pas encore certain que les candidats élus de la LND participeront à la session parlementaire du 23 avril», a dit le porte-parole du parti, Nyan Win.
Poids de l'armée
L'opposition conteste le fait que les nouveaux députés doivent s'engager, dans leur prestation de serment, à «protéger la constitution». La LND demande que les députés s'engagent à «respecter la constitution».
Bien qu'il soit minime, le changement est essentiel pour les partisans de Suu Kyi. Ils souhaitent changer la constitution pour éliminer le poids politique que conserve encore l'armée, qui a laissé la place à un gouvernement majoritairement civil l'an dernier.
Le bras de fer pourrait s'éterniser. Selon des analystes et des membres du Parlement, certains députés risquent de s'opposer au changement du serment.
L'absence des élus d'opposition à la reprise des travaux parlementaires fragiliserait le nouveau gouvernement, à l'origine d'un mouvement d'ouverture en Birmanie dont l'élection d'Aung San Suu Kyi est à ce jour le symbole le plus fort.
La situation constituerait également un revers pour les pays occidentaux, qui comptent sur la présence parlementaire de l'opposition pour compenser la domination des partis issus de l'armée.
Alain Juppé, le chef de la diplomatie française, a toutefois confirmé hier que les membres de l'Union européenne allaient suspendre les sanctions contre la Birmanie, à l'exception de l'embargo sur les armes, en conséquence des réformes menées depuis le départ officiel de la junte.
La décision, prise tard mercredi au soir au niveau des ambassadeurs, sera formellement approuvée lundi à Luxembourg par les ministres des Affaires étrangères des Vingt-Sept.








