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    Environnement - Rio poursuit Chevron

    22 mars 2012 |Agence France-Presse (photo) - Agence France-Presse | Actualités internationales
    Rio de Janeiro — Le parquet de l'État de Rio a déposé hier une plainte devant la justice contre le géant pétrolier américain Chevron et 17 cadres pour «atteinte à l'environnement», après une fuite de brut survenue fin 2011 sur une de ses installations au large de Rio.

    «Les poursuites se basent sur les conclusions de l'enquête policière de l'accident du 7 novembre 2011 qui s'est produit parce que les accusés n'ont pas respecté tous les protocoles de sécurité», a déclaré le procureur général de l'État, Eduardo Santos de Oliveira.

    «Ces accusations sont exagérées et non fondées. [...] Chevron défendra vigoureusement la compagnie et ses employés», a réagi l'entreprise américaine affirmant «avoir collaboré de façon transparente et totale avec les autorités brésiliennes concernées».

    Chevron nie dans son communiqué un quelconque «impact sur la vie marine» de la région et un quelconque «risque à la santé des êtres humains».

    Le ministère public de l'État de Rio a déposé une plainte contre Chevron et l'entreprise Transocean contractée pour perforer le puits et 17 cadres pour atteinte à l'environnement et dommages infligés au patrimoine public après la fuite survenue en novembre.

    À l'époque, au moins 2400 barils de brut s'étaient déversés dans l'Atlantique, dans le bloc Campo do Frade, à 370 kilomètres au nord-est des côtes de Rio.

    Le 4 mars dernier, une nouvelle fuite a été détectée à 3 kilomètres de la première et à près de 1300 mètres de profondeur, déclenchant la suspension des activités de Chevron au Brésil.

    Selon le procureur, les peines demandées dans les poursuites «vont jusqu'à 31 ans et 10 mois de prison» pour cinq des 17 accusés dont le directeur de Chevron, l'Américain George Raymond Buck, qui répondront en outre d'accusations «d'entrave à l'action de la justice», de «présentation d'un plan d'urgence erroné» et de «falsification des documents présentés aux autorités».

    Cette fuite de brut «a affecté tout l'écosystème marin, ce qui pourrait mener à l'extinction de certaines espèces et a eu un impact sur l'activité économique de la région», a souligné le procureur Santos de Oliveira. Ce dernier a également demandé à la justice de «geler tous les biens» des accusés (onze responsables de Chevron, cinq de Transocean et un expert environnementaliste) et d'infliger une amende d'un million de reais (plus de 400 000 $) à chaque inculpé.
     
     
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