Syrie - Les défections se multiplient
Un vice-ministre et quatre généraux se joignent à l'insurrection
Peu après la défection du vice-ministre du Pétrole syrien hier, ce sont des hauts gradés de l'armée qui ont changé de camp et sont passés dans les rangs de l'Armée libre syrienne.
«Moi, l'ingénieur Abdo Hussameddine, vice-ministre du Pétrole, j'annonce ma démission. Je rejoins la révolution du peuple qui rejette l'injustice et la campagne brutale du régime», a déclaré le vice-ministre dans un message vidéo sur YouTube.
L'ancien ministre, passé dans la clandestinité pour sa sécurité, a appelé les autres membres du gouvernement à abandonner «un bateau qui coule», expliquant ne pas souhaiter finir sa vie «au service d'un régime criminel». M. Hussameddine est le premier responsable gouvernemental à faire défection depuis le début de la révolte contre le régime mi-mars 2011.
Pour leur part, les quatre généraux syriens qui ont déserté ont gagné un camp dans le sud de la Turquie qui regroupe des déserteurs, a expliqué le lieutenant Khaled al-Hamoud, porte-parole de l'Armée libre syrienne (ASL). D'après la même source, ce sont sept généraux de brigade qui ont en tout déserté les rangs de l'armée régulière. Le grade de général de brigade est le cinquième plus haut dans la hiérarchie militaire syrienne.
«Nous avons six généraux de brigade qui sont désormais en Turquie et un autre, qui est resté en Syrie pour commander des bataillons», a déclaré Hamoud. «Nous allons former un conseil consultatif pour incorporer ces généraux, mais aussi tous les déserteurs de haut rang, et ce groupe va mener des opérations pour le compte de l'ASL.»
Burhan Ghalioun, le chef du Conseil national syrien (CNS), principale coalition de l'opposition, a salué la démission d'Abdo Hussameddine, appelant lui aussi d'autres responsables et fonctionnaires du régime à faire de même.
Dans son message, Abdo Hussameddine s'en est pris à la Russie et à la Chine, les accusant d'être «complices des assassinats» de Syriens. La Russie, qui fournit des armes à Damas, et la Chine ont bloqué à deux reprises des résolutions de l'ONU condamnant la répression en Syrie.
Alors que la répression de la contestation a fait encore 13 morts hier et que la communauté internationale s'inquiétait de plus en plus de la situation humanitaire, la responsable des opérations humanitaires de l'ONU, Valerie Amos, négociait toujours un accès sans entrave aux populations civiles.
Par ailleurs, une réunion de coordination sur l'aide humanitaire internationale pour la Syrie s'est ouverte jeudi à Genève, au cours de laquelle les États-Unis ont annoncé que leur contribution passait de 10 à 12 millions de dollars.
L'émissaire de l'ONU et de la Ligue arabe pour la Syrie, Kofi Annan, attendu demain à Damas, a pressé l'opposition de «venir travailler» avec lui. «La solution ultime réside dans un règlement politique», a-t-il insisté, alors que l'opposition refuse toute négociation avant le départ de M. Assad.
Sur le terrain, au moins 13 personnes ont péri hier dans des violences, dont cinq à Homs et une fillette tuée dans la province d'Idleb, où une opération militaire d'envergure est redoutée après l'arrivée de nouveaux renforts de l'armée, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).
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Avec Reuters
«Moi, l'ingénieur Abdo Hussameddine, vice-ministre du Pétrole, j'annonce ma démission. Je rejoins la révolution du peuple qui rejette l'injustice et la campagne brutale du régime», a déclaré le vice-ministre dans un message vidéo sur YouTube.
L'ancien ministre, passé dans la clandestinité pour sa sécurité, a appelé les autres membres du gouvernement à abandonner «un bateau qui coule», expliquant ne pas souhaiter finir sa vie «au service d'un régime criminel». M. Hussameddine est le premier responsable gouvernemental à faire défection depuis le début de la révolte contre le régime mi-mars 2011.
Pour leur part, les quatre généraux syriens qui ont déserté ont gagné un camp dans le sud de la Turquie qui regroupe des déserteurs, a expliqué le lieutenant Khaled al-Hamoud, porte-parole de l'Armée libre syrienne (ASL). D'après la même source, ce sont sept généraux de brigade qui ont en tout déserté les rangs de l'armée régulière. Le grade de général de brigade est le cinquième plus haut dans la hiérarchie militaire syrienne.
«Nous avons six généraux de brigade qui sont désormais en Turquie et un autre, qui est resté en Syrie pour commander des bataillons», a déclaré Hamoud. «Nous allons former un conseil consultatif pour incorporer ces généraux, mais aussi tous les déserteurs de haut rang, et ce groupe va mener des opérations pour le compte de l'ASL.»
Burhan Ghalioun, le chef du Conseil national syrien (CNS), principale coalition de l'opposition, a salué la démission d'Abdo Hussameddine, appelant lui aussi d'autres responsables et fonctionnaires du régime à faire de même.
Dans son message, Abdo Hussameddine s'en est pris à la Russie et à la Chine, les accusant d'être «complices des assassinats» de Syriens. La Russie, qui fournit des armes à Damas, et la Chine ont bloqué à deux reprises des résolutions de l'ONU condamnant la répression en Syrie.
Alors que la répression de la contestation a fait encore 13 morts hier et que la communauté internationale s'inquiétait de plus en plus de la situation humanitaire, la responsable des opérations humanitaires de l'ONU, Valerie Amos, négociait toujours un accès sans entrave aux populations civiles.
Par ailleurs, une réunion de coordination sur l'aide humanitaire internationale pour la Syrie s'est ouverte jeudi à Genève, au cours de laquelle les États-Unis ont annoncé que leur contribution passait de 10 à 12 millions de dollars.
L'émissaire de l'ONU et de la Ligue arabe pour la Syrie, Kofi Annan, attendu demain à Damas, a pressé l'opposition de «venir travailler» avec lui. «La solution ultime réside dans un règlement politique», a-t-il insisté, alors que l'opposition refuse toute négociation avant le départ de M. Assad.
Sur le terrain, au moins 13 personnes ont péri hier dans des violences, dont cinq à Homs et une fillette tuée dans la province d'Idleb, où une opération militaire d'envergure est redoutée après l'arrivée de nouveaux renforts de l'armée, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).
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Avec Reuters








