Syrie: le carnage se poursuit
Deux journalistes ont perdu la vie hier à Homs
Amman — Les forces de sécurité fidèles au régime de Bachar al-Assad ont pilonné la ville de Homs hier tuant plus de 80 personnes, dont deux journalistes occidentaux, le Français Rémi Ochlik et l'Américaine Marie Colvin.
Ces bombardements marquent une nouvelle escalade de la violence alors que l'armée mène une offensive depuis le 3 février pour vaincre l'insurrection lancée il y a près d'un an.
Selon des groupes d'opposants, une soixantaine de corps, incluant des combattants de l'opposition et des civils, ont été retrouvés dans les environs du quartier de Bab Amro après des bombardements durant l'après-midi. Un peu plus tôt dans la journée, 21 personnes avaient été tuées lors de tirs.
«Le président Assad veut que la situation de Homs soit réglée dimanche pour préparer le référendum constitutionnel. Ensuite, il s'occupera d'Idlib», a déclaré à Beyrouth une source libanaise proche du gouvernement syrien.
Hier matin, des obus ont visé à Homs la maison dans laquelle se trouvaient des journalistes, dans le quartier de Bab Amro, et qui servait de centre de presse.
Un témoin à Homs a dit que des obus étaient tombés sur la maison dans laquelle les deux journalistes se trouvaient. Une roquette est tombée au moment où les journalistes tentaient de s'enfuir. Plusieurs autres journalistes étrangers ont été grièvement blessés dont une journaliste française, Edith Bouvier, pigiste pour Le Figaro et Radio France Internationale, a-t-on appris auprès de Reporters sans frontières (RSF).
À la suite de la nouvelle du décès des deux reporters, le ministère syrien de l'Information a demandé aux journalistes étrangers travaillant illégalement dans le pays de se faire connaître «pour régulariser leur situation».
Ailleurs
Dans le nord de la Syrie, des soldats et des miliciens soutenant Assad ont mené une série de raids contre plusieurs villages tuant 27 jeunes gens, a dit un groupe d'opposants. Les jeunes gens, tous des civils, ont été pour la plupart abattus de balles dans la tête ou dans la poitrine alors qu'ils se trouvaient chez eux ou dans la rue dans les villages d'Idita, d'Ibline et de Balchone, dans la province d'Idlib proche de la frontière avec la Turquie, a rapporté le Réseau syrien pour les droits de la personne.
Ces attaques interviennent au moment où les États-Unis ont pour la première fois laissé entendre qu'ils pourraient armer les insurgés en lutte contre le régime d'Assad. Cette hypothèse semble correspondre à une inflexion de la position de Washington, qui a toujours dit jusqu'ici que fournir des armes à l'opposition ne faisait pas partie de sa politique.
La secrétaire d'État, Hillary Clinton, doit rencontrer demain à Tunis les représentants de 70 pays et organisations pour la première réunion des Amis de la Syrie, afin de coordonner les prochaines initiatives de la communauté internationale face à la répression.
Sur le front humanitaire, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a annoncé poursuivre ses efforts en vue d'obtenir un cessez-le-feu immédiat pour lui permettre de venir en aide aux civils piégés par les combats et les bombardements. Le CICR est la seule organisation humanitaire internationale disposant de personnel d'aide qui livre de l'eau, des vivres et des médicaments dans tout le pays.
La Russie, un des derniers pays alliés du régime, a demandé au gouvernement syrien de garantir un accès sûr aux convois d'aide humanitaire qui tentent de prêter assistance aux civils. Moscou dit travailler sur ce dossier avec les autorités syriennes, les responsables de l'opposition et le CICR.
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Avec Reuters
Ces bombardements marquent une nouvelle escalade de la violence alors que l'armée mène une offensive depuis le 3 février pour vaincre l'insurrection lancée il y a près d'un an.
Selon des groupes d'opposants, une soixantaine de corps, incluant des combattants de l'opposition et des civils, ont été retrouvés dans les environs du quartier de Bab Amro après des bombardements durant l'après-midi. Un peu plus tôt dans la journée, 21 personnes avaient été tuées lors de tirs.
«Le président Assad veut que la situation de Homs soit réglée dimanche pour préparer le référendum constitutionnel. Ensuite, il s'occupera d'Idlib», a déclaré à Beyrouth une source libanaise proche du gouvernement syrien.
Hier matin, des obus ont visé à Homs la maison dans laquelle se trouvaient des journalistes, dans le quartier de Bab Amro, et qui servait de centre de presse.
Un témoin à Homs a dit que des obus étaient tombés sur la maison dans laquelle les deux journalistes se trouvaient. Une roquette est tombée au moment où les journalistes tentaient de s'enfuir. Plusieurs autres journalistes étrangers ont été grièvement blessés dont une journaliste française, Edith Bouvier, pigiste pour Le Figaro et Radio France Internationale, a-t-on appris auprès de Reporters sans frontières (RSF).
À la suite de la nouvelle du décès des deux reporters, le ministère syrien de l'Information a demandé aux journalistes étrangers travaillant illégalement dans le pays de se faire connaître «pour régulariser leur situation».
Ailleurs
Dans le nord de la Syrie, des soldats et des miliciens soutenant Assad ont mené une série de raids contre plusieurs villages tuant 27 jeunes gens, a dit un groupe d'opposants. Les jeunes gens, tous des civils, ont été pour la plupart abattus de balles dans la tête ou dans la poitrine alors qu'ils se trouvaient chez eux ou dans la rue dans les villages d'Idita, d'Ibline et de Balchone, dans la province d'Idlib proche de la frontière avec la Turquie, a rapporté le Réseau syrien pour les droits de la personne.
Ces attaques interviennent au moment où les États-Unis ont pour la première fois laissé entendre qu'ils pourraient armer les insurgés en lutte contre le régime d'Assad. Cette hypothèse semble correspondre à une inflexion de la position de Washington, qui a toujours dit jusqu'ici que fournir des armes à l'opposition ne faisait pas partie de sa politique.
La secrétaire d'État, Hillary Clinton, doit rencontrer demain à Tunis les représentants de 70 pays et organisations pour la première réunion des Amis de la Syrie, afin de coordonner les prochaines initiatives de la communauté internationale face à la répression.
Sur le front humanitaire, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a annoncé poursuivre ses efforts en vue d'obtenir un cessez-le-feu immédiat pour lui permettre de venir en aide aux civils piégés par les combats et les bombardements. Le CICR est la seule organisation humanitaire internationale disposant de personnel d'aide qui livre de l'eau, des vivres et des médicaments dans tout le pays.
La Russie, un des derniers pays alliés du régime, a demandé au gouvernement syrien de garantir un accès sûr aux convois d'aide humanitaire qui tentent de prêter assistance aux civils. Moscou dit travailler sur ce dossier avec les autorités syriennes, les responsables de l'opposition et le CICR.
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Avec Reuters
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