68 civils tués hier en Syrie - Appels pressants pour une aide humanitaire
Idleb et Homs subissent l'assaut féroce des troupes du président al-Assad
Les appels se sont faits très pressants hier, notamment du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), pour l'acheminement au plus vite d'une aide humanitaire en Syrie, où 68 civils ont été tués par les forces du régime.
«La situation actuelle exige qu'une décision soit prise immédiatement pour qu'une pause humanitaire puisse être instaurée dans les combats», a déclaré Jakob Kellenberger, président du CICR. «À Homs et dans d'autres zones touchées, des familles entières sont bloquées chez elles depuis des journées, sans pouvoir sortir acheter du pain, d'autres vivres, de l'eau, ou accéder à des soins médicaux», a-t-il ajouté.
Il a réclamé des autorités syriennes et des autres parties prenantes à la violence d'observer «des pauses quotidiennes d'au moins deux heures» afin de permettre l'acheminement rapide des secours humanitaires. Le chef de l'Armée syrienne libre (ASL), formée de militaires dissidents, le colonel Riad al-Assaad, a accueilli favorablement cette initiative, estimant qu'elle serait rejetée par les autorités.
La secrétaire générale adjointe de l'ONU aux affaires humanitaires Valérie Amos a aussi exhorté «toutes les parties à résister à la violence, à reconnaître l'importance de la protection des civils et à accorder un accès sans entrave aux organisations humanitaires afin que nous puissions aider ces gens qui en ont un besoin désespéré».
Pour sa part, le Conseil national syrien (CNS), principale instance de l'opposition syrienne, a appelé la communauté internationale à obtenir la levée du «siège» de Homs et acheminer une aide humanitaire.
Au moins 68 civils ont encore péri dans des violences hier. Parmi eux, 33 civils ont été tués dans une vaste opération militaire contre Abdita, une localité de la province rebelle d'Idleb, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). Dans la région de Homs, 31 civils ont été tués. Parmi eux, 21 personnes, dont une femme et trois enfants, ont péri dans le bombardement intensif du quartier rebelle de Baba Amr, pilonné depuis 18 jours. Plus de 250 obus et roquettes se seraient abattus sur le quartier en matinée.
«Nous n'avons ni électricité, ni mazout. Les gens ont très peur qu'il y ait un assaut. La situation est pire que quiconque peut imaginer. Il n'y a même plus de farine. Le blocus est total», a indiqué Omar Chaker, un militant qui se trouve dans le quartier.
Par ailleurs, un convoi de 56 chars et véhicules de transport de troupes a été vu se dirigeant vers Homs, selon l'OSDH, faisant craindre aux militants un assaut final à brève échéance.
À Alep (nord), deuxième ville du pays, les forces de sécurité ont tiré sur 2500 étudiants qui observaient un sit-in à l'université, au cours duquel ils ont déployé le «drapeau de l'indépendance». Dans la capitale, les forces de sécurité ont ouvert le feu pour disperser une manifestation dans le quartier Al-Hajar al-Aswad, selon l'OSDH.
Sur le plan diplomatique, la Russie a annoncé qu'elle boycotterait la conférence internationale à Tunis vendredi sur la crise en Syrie, et la Chine n'a pas encore donné de réponse.
La Tunisie accueille vendredi une «conférence du groupe des amis de la Syrie», une proposition de Paris et Washington. Celle-ci va chercher à dégager «un consensus et un message unifié» de la communauté internationale, selon le ministère tunisien des Affaires étrangères.
***
Avec Reuters
«La situation actuelle exige qu'une décision soit prise immédiatement pour qu'une pause humanitaire puisse être instaurée dans les combats», a déclaré Jakob Kellenberger, président du CICR. «À Homs et dans d'autres zones touchées, des familles entières sont bloquées chez elles depuis des journées, sans pouvoir sortir acheter du pain, d'autres vivres, de l'eau, ou accéder à des soins médicaux», a-t-il ajouté.
Il a réclamé des autorités syriennes et des autres parties prenantes à la violence d'observer «des pauses quotidiennes d'au moins deux heures» afin de permettre l'acheminement rapide des secours humanitaires. Le chef de l'Armée syrienne libre (ASL), formée de militaires dissidents, le colonel Riad al-Assaad, a accueilli favorablement cette initiative, estimant qu'elle serait rejetée par les autorités.
La secrétaire générale adjointe de l'ONU aux affaires humanitaires Valérie Amos a aussi exhorté «toutes les parties à résister à la violence, à reconnaître l'importance de la protection des civils et à accorder un accès sans entrave aux organisations humanitaires afin que nous puissions aider ces gens qui en ont un besoin désespéré».
Pour sa part, le Conseil national syrien (CNS), principale instance de l'opposition syrienne, a appelé la communauté internationale à obtenir la levée du «siège» de Homs et acheminer une aide humanitaire.
Au moins 68 civils ont encore péri dans des violences hier. Parmi eux, 33 civils ont été tués dans une vaste opération militaire contre Abdita, une localité de la province rebelle d'Idleb, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). Dans la région de Homs, 31 civils ont été tués. Parmi eux, 21 personnes, dont une femme et trois enfants, ont péri dans le bombardement intensif du quartier rebelle de Baba Amr, pilonné depuis 18 jours. Plus de 250 obus et roquettes se seraient abattus sur le quartier en matinée.
«Nous n'avons ni électricité, ni mazout. Les gens ont très peur qu'il y ait un assaut. La situation est pire que quiconque peut imaginer. Il n'y a même plus de farine. Le blocus est total», a indiqué Omar Chaker, un militant qui se trouve dans le quartier.
Par ailleurs, un convoi de 56 chars et véhicules de transport de troupes a été vu se dirigeant vers Homs, selon l'OSDH, faisant craindre aux militants un assaut final à brève échéance.
À Alep (nord), deuxième ville du pays, les forces de sécurité ont tiré sur 2500 étudiants qui observaient un sit-in à l'université, au cours duquel ils ont déployé le «drapeau de l'indépendance». Dans la capitale, les forces de sécurité ont ouvert le feu pour disperser une manifestation dans le quartier Al-Hajar al-Aswad, selon l'OSDH.
Sur le plan diplomatique, la Russie a annoncé qu'elle boycotterait la conférence internationale à Tunis vendredi sur la crise en Syrie, et la Chine n'a pas encore donné de réponse.
La Tunisie accueille vendredi une «conférence du groupe des amis de la Syrie», une proposition de Paris et Washington. Celle-ci va chercher à dégager «un consensus et un message unifié» de la communauté internationale, selon le ministère tunisien des Affaires étrangères.
***
Avec Reuters
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

