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    Relations avec l'Europe - L'Iran brandit l'arme pétrolière

    Téhéran — L'Iran a souhaité hier une reprise rapide des négociations nucléaires avec les grandes puissances, tout en annonçant l'arrêt de ses ventes de pétrole à la France et la Grande-Bretagne dans un geste symbolique répondant aux récentes sanctions européennes.

    Téhéran «souhaite une reprise rapide des négociations et attend la réponse» du groupe 5+1 (États-Unis, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne et Allemagne) à la lettre envoyée mercredi par le négociateur iranien Saïd Jalili à la chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, a déclaré le ministre des Affaires étrangères, Ali Akbar Salehi.

    M. Salehi a estimé qu'il fallait «trouver un mécanisme permettant une solution gagnant-gagnant pour les deux parties», afin d'éviter un nouvel échec, après celui des négociations d'Istanbul en janvier 2011.

    Les dirigeants européens et américains ont réservé un premier accueil prudent mais plutôt favorable à la lettre iranienne, qui ne comporte selon eux «aucune condition préalable» et constitue «un geste important».

    Une délégation de haut rang de l'Agence internationale de l'énergie atomique est attendue aujourd'hui à Téhéran pour une visite, la deuxième en moins d'un mois, destinée à essayer d'éclaircir les zones d'ombre du programme nucléaire iranien qui, selon l'AIEA, entretiennent le doute sur ses objectifs réels.

    «Nous espérons obtenir des résultats concrets de cette visite. La priorité reste bien sûr la possible dimension militaire du programme nucléaire iranien, mais nous voulons aborder tous les sujets importants», a déclaré à Vienne le chef des inspecteurs de l'AIEA, Herman Nackaerts.

    Pétrole coupé

    Dans le même temps, l'Iran a annoncé l'arrêt des ventes de pétrole à la France et la Grande-Bretagne, qui ont fortement milité notamment en faveur de la décision prise par l'UE en janvier d'arrêter tout achat de brut à l'Iran d'ici l'été.

    «Les ventes de pétrole aux compagnies britanniques et françaises ont cessé», a déclaré le porte-parole du ministère du Pétrole, en ajoutant que l'Iran allait «livrer [son] pétrole à d'autres clients».

    Cette mesure, plutôt symbolique, ne devrait pas affecter directement ces deux pays. La France n'a reçu en 2011 que quelque 58 000 barils de pétrole par jour de l'Iran — à peine 3 % de sa consommation —, essentiellement en paiement de reliquats de contrats anciens dus à Total, alors que la Grande-Bretagne a pratiquement cessé ses achats.

    Elle sonne en revanche comme une mise en garde à quelques gros clients européens, essentiellement l'Italie, la Grèce et l'Espagne, auxquels Téhéran a déjà menacé de cesser ses livraisons en réponse à l'embargo décidé par l'UE.

    Rencontre à Jérusalem

    Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a rencontré hier à Jérusalem le conseiller pour la sécurité nationale du président américain Barack Obama, Tom Donilon, a indiqué la radio publique israélienne.

    La radio a précisé que la rencontre avait duré deux heures et qu'elle avait porté sur les «menaces dans la région».

    Tom Donilon doit avoir «des consultations avec de hauts responsables israéliens sur de nombreux dossiers, dont l'Iran, la Syrie et d'autres questions relatives à la sécurité dans la région», selon la Maison Blanche.
     
     
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