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Crise de la zone euro - Le plan grec voté sur fond d'émeutes

Le premier ministre Papadémos lance un appel au calme

Le Devoir   13 février 2012  Actualités internationales
Hier soir, la police pourchassait les émeutiers dans les rues d’Athènes. Dans l’après-midi, 100 000 manifestants s’étaient donné rendez-vous devant le Parlement pour exprimer leur colère contre le nouveau plan d’austérité.<br />
Photo : Agence Reuters Yiorgos Karahalis
Hier soir, la police pourchassait les émeutiers dans les rues d’Athènes. Dans l’après-midi, 100 000 manifestants s’étaient donné rendez-vous devant le Parlement pour exprimer leur colère contre le nouveau plan d’austérité.
Les parlementaires de la Grèce ont adopté, tôt ce matin, le nouveau plan d'austérité exigé par ses créanciers et devant permettre au pays endetté d'éviter de sombrer dans la faillite, peu de temps après qu'une manifestation dénonçant ces mesures eut tourné à l'émeute au centre-ville d'Athènes.

Le vote historique ouvre la voie au douloureux plan d'austérité réclamé au pays en échange d'une aide supplémentaire de 130 milliards d'euros (171 milliards $) de l'Union européenne et du Fonds monétaire international (FMI). Sans ces nouveaux prêts, la Grèce pourrait être confrontée à un défaut de paiement le mois prochain et éventuellement quitter la zone euro, ce qui n'apaiserait en rien les marchés boursiers à l'international.

Les députés grecs ont voté majoritairement en faveur de ces compressions, à 199 voix contre 74, et ce, malgré l'opposition féroce de membres des deux principaux partis de la coalition gouvernementale.

Les affrontements, hier, ont éclaté après que plus de 100 000 manifestants se furent donné rendez-vous devant le Parlement pour exprimer leur colère contre le plan, qui prévoit notamment l'abolition d'un poste sur cinq de la fonction publique et un recul de plus du cinquième du salaire minimum.

Au moins 45 commerces ont été endommagés par les incendies, dont plusieurs bâtiments historiques, des salles de cinéma, des banques et une cafétéria. Cinquante policiers ont été blessés, tandis qu'au moins 70 manifestants ont dû être hospitalisés. Soixante-sept présumés émeutiers ont été arrêtés et 70 autres étaient détenus, au moment de mettre sous presse.

Le premier ministre grec, Lucas Papadémos, avait lancé un appel au calme, déclarant que le vandalisme et les destructions «n'avaient pas leur place en démocratie et ne seront pas tolérés».

Le plan entérine par ailleurs l'accord d'échange d'obligations avec les créanciers privés de la Grèce, qui doit lui permettre d'effacer au moins 100 milliards d'euros (132 milliards $) sur les 360 milliards d'euros (475 milliards $) de sa dette.

Appel des syndicats


Le débat, qui a commencé peu après 15h30 locales, devait durer au moins dix heures et ne s'achever qu'après minuit. Les adversaires du projet avaient prévu de fréquentes et bruyantes interruptions qui devaient encore ralentir l'examen du texte.

De leur côté, les syndicats avaient appelé à une grande manifestation devant le siège du Parlement, la Vouli, à partir de 17h. Près de 100 000 personnes se sont massées en milieu d'après-midi sur la place Syntagma, devant le bâtiment, et un flot continu de nouveaux arrivants venaient grossir les rangs des manifestants, qui devaient rester mobilisés jusqu'au vote.

Des heurts ont éclaté vers 18h entre les policiers antiémeutes et une centaine de manifestants anarchistes. Les protestataires ont commencé à jeter des bouteilles, des pierres, des engins incendiaires et des morceaux de marbre sur les forces de l'ordre qui ont répliqué par des tirs de grenades lacrymogènes et de grenades assourdissantes. Les manifestants pacifiques fuyaient la place devant le Parlement pour se replier vers les rues adjacentes.

Vers 19h, les affrontements s'étaient propagés au-delà de la place, des batailles se poursuivant dans les rues avoisinantes. Un café Starbucks proche du principal bâtiment de l'Université d'Athènes était en feu. Les syndicats proches des communistes, qui avaient organisé un autre rassemblement avant de défiler vers le Parlement, ont interrompu leur marche en raison des affrontements.

Les heurts se sont ensuite étendus dans le centre d'Athènes où plusieurs bâtiments étaient en flammes.

Dans la crainte de violences, quelque 6000 policiers avaient été déployés dans le centre de la capitale grecque.

Malgré un premier plan d'aide de 110 milliards d'euros, accordé en mai 2010 par l'UE et le Fonds monétaire international, la Grèce n'arrive pas à sortir d'une crise de la dette qui l'a précipitée au bord de la faillite et menace son avenir dans la zone euro. Le pays n'a pas de quoi rembourser les 14,5 milliards d'euros d'obligations arrivant à échéance le 20 mars prochain et doit sceller l'accord vital avec ses créanciers privés pour alléger sa dette d'ici là.

La veille, dans une allocution télévisée, Lucas Papadémos avait défendu un accord qui «assurera l'avenir» du pays au sein de la zone euro. «Une faillite aboutirait à un chaos économique incontrôlable et une explosion sociale», avait averti le chef du gouvernement.

Les députés grecs «vont assumer leur responsabilité» et «définir le choix le plus important» pour la Grèce: «avancer avec l'Europe et la monnaie unique», a ajouté hier le chef du gouvernement devant les députés, peu avant un vote crucial pour le pays et la zone euro. Il a rappelé que les trois objectifs du plan était l'assainissement des finances publiques, le rétablissement de la compétitivité du pays, le renforcement de son système bancaire. Conscient des «sacrifices» que ce tour de vis supplémentaire va impliquer pour la population, il a reconnu que le choix était «difficile» et représentait «une épreuve politique et morale».

Dans le journal dominical allemand Welt am Sonntag, le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schaüble, estime que «la Grèce ne peut être un puits sans fond». Et de justifier les pressions européennes en expliquant qu'Athènes n'a pas tenu ses précédents engagements. «C'est pourquoi les promesses de la Grèce ne nous suffisent plus.»

D'après l'Associated Press et l'Agence France-Presse
Hier soir, la police pourchassait les émeutiers dans les rues d’Athènes. Dans l’après-midi, 100 000 manifestants s’étaient donné rendez-vous devant le Parlement pour exprimer leur colère contre le nouveau plan d’austérité.<br />
Au moins 45 commerces ont été endommagés par les incendies déclenchés par des manifestants, hier, au centre-ville d’Athènes.<br />
 
 
 
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  • papa - Abonné
    13 février 2012 05 h 58
    Un article bien clair ...
    Cet accord permet maintenant, après signature par toutes les parties à travailler dans un cadre financier clair.
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  • Sanzalure Sanzalure - Inscrit
    13 février 2012 06 h 45
    Quelle hypocrisie !
    Les prédateurs financiers sont en train de vider la population grecque de son sang. Au lieu de taper sur la population, les policiers devraient s'occuper des banquiers qui sont en train de détruire leur pays.

    Serge Grenier
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  • Raymon Lutz - Inscrit
    13 février 2012 07 h 48
    De la nouvelle en canne, indigne du journal
    Je peste lorsque le Devoir se fait le porte-voix des pouvoirs établis.

    Les protestataires ne peuvent qu'être anarchistes, évidemment.

    J'espère que la chronique de F.Brousseau est plus éclairée et éclairante sur ce qui se passe en Grèce. Elle est le lieu d'expérimentation des néo-libéreaux pour explorer jusqu'où un peuple est capable de basculer dans l'indigence en démantelant la fonction publique, redistributrice de la richesse. La France, l'Espagne, le Portugal suivront. Nous éventuellement. Les garderies à 7$ L'éducation publique? Le bloc patrimonial d'électricité? Oubliez tout ça. Fini le wellfare state.

    Pour s'informer sur la crise humanitaire grecque:

    http://www.okeanews.fr/
    http://greekcrisisnow.blogspot.com/
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  • Denis Miron - Inscrit
    13 février 2012 08 h 16
    Plan d'austérité économique ou d'asphyxie de la démocratie?
    Pourquoi ne parlerait-on pas d’un plan d’asphyxie de la démocratie en Grèce. Après avoir condamné Socrate à boire la cigüe, c’est le peuple Grec qui se voit maintenant inviter à faire de même. On veut lui faire avaler une cigüe d’endettement concoctée par des banquiers véreux passer maître dans l’art du maquillage comptable sous la supervision de Golman Sacks. Je ne vois pas comment, on peut condamner tout un peuple à accepter de se suicider pour rembourser une dette qui appartient à des banques privés. La solution ne peut venir qu’en nationalisant ces banques tout en débarquant de la zone euro
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  • Raynald Blais - Abonné
    13 février 2012 08 h 26
    Leçon de démocratie grecque
    Lucas Papadémos, ancien vice-président de la Banque centrale européenne (BCE), nommé (?) à la tête d'un gouvernement d'union nationale en Grèce, démontre que sa démocratie est un État de droit qui exclut le peuple. Ignorant les 100,000 manifestants pacifiques, il leur fait une leçon de démocratie en dénonçant les gestes d'une centaine d'anarchistes.
    100,000 manifestants seraient venus rapidement à bout de 6,000 policiers, n'eut été leur discipline et le rejet des improvisations anarchistes.
    Le peuple grec n'a pas de leçon de démocratie à recevoir du représentant des bailleurs de fonds internationaux.
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  • Jonathan Bizier - Inscrit
    13 février 2012 08 h 29
    @Serge Grenier
    Je crois que le problème est beaucoup plus complexe que cela. En fait la Grèce accumule une dette publique et privé qui croit sans cesse depuis le début des années 80. Lorsque la Grèce a entrer dans la zone Euro en 1999 elle était déjà très précaire. Ajoutons à cela une panoplies d'impôts impayés par certaines entreprises et des gens fortunés, c'était inévitable. Le reste du système financier qui vend à découvert la nouvelle dette contracté par la Grèce n'est qu'un résultat de cette mauvaise gestion sur le long terme. La crise aux État-Unis peut être attribuer aux banquiers, mais le cas de la Grèce est bien différent.


    Jonathan
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  • Jean_Yves - Abonné
    13 février 2012 08 h 31
    Quelle hypocrisie, en effet !
    Après avoir triché et mentit pour se permettre un endettement plus qu'insupportable, après avoir développé une culture de l'opportunisme extrême ou tout le monde exige de généreux programmes sociaux tout en fraudant systématiquement l'état, autant par fiscalité qu'en surfacturant a souhait tout service vendu a l'état. Voilà que certain ne trouve mieux de plaindre des créanciers alors ceux-ci dans les faits se sont fait escroqué...

    C'est pour le moins hypocrite en effet !
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  • Oues81 - Abonné
    13 février 2012 08 h 33
    Oui, quelle hypocrisie !!!
    À quand on expliquera clairement comment dans les 30 dernières années, le privé a pris un tel pouvoir, a réalisé un tel gâchis et maintenant, ils sont en train de transférer cette dette au public partout dans le monde; c'est la population qui va éponger et payer à prix fort...

    J'ai espoir et en même temps, je regarde ce qui se passe et je me dis que rien ne changera sinon très lentement, à petit feu, au prix d'efforts incommensurables...
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  • Carole Dionne - Inscrite
    13 février 2012 08 h 35
    Quand on emprunte,
    On doit rembourser. Il me semble que c'est clair. Si on ne veut pas être à la merci des banquiers, on a qu'à ne pas emprunter. Facile à dire la compassion,.. Le peuple grec doit compter sur lui-même pour s'en sortir. Un peu moins de corruptions, les riches payant de l'impôt, etc. D'ailleurs, ils en ont profiter, non? ce n'est pas un autre pays qui en a profité. Malheureusement, " la cigale ayant chanté tout l'été se trouva fort dépourvue quand la bise fût venue ".
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  • Pierre Heroux - Inscrit
    13 février 2012 08 h 36
    Démocratie
    Ce n'est pas de la démocratie de passé des lois contre la volonté du'un peuple c'est de la DICTATURE. Oui de la dictature économique du FMI et de l'Union Européenne. Les Grecs aujourd'hui et vous tous demain !
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  • Bernard Gadoua - Inscrit
    13 février 2012 08 h 37
    «Plan d'austérité»? Opération de dépeçage du peuple grec
    Le Moyen-Âge fut rempli de ces émeutes populaires contre les seigneurs qui abusaient des paysans ou artisans des villes, et qui par-dessus le marché s'autorisaient le «droit de cuissage», comme on l'a vu pour un des patrons du FMI l'année dernière. Les émeutes se sont multipliées à un point tel qu'ils finirent en révolutions dans lesquelles on a pu voir des têtes défiler sur des pieux au creux de la liesse populaire. Espérons que le peuple grec, et tout près de lui, les peuples espagnols, portugais, italiens, passeront des émeutes à la liesse, qui ne pourra venir que lorsque cette classe de prédateurs aura été mise hors d'état de nuire.

    @BGadoua
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  • Jean_Yves - Abonné
    13 février 2012 09 h 08
    La dictature des «pas contents»
    La démocratie joue parfaitement son rôle dans ce pays.

    Les députés élus ont voté majoritairement pour les actions entreprises. Ils avaient tout a fait l'opportunité de refuser ses actions et revenir a leur propre monnaie. Ils pont juger la première option préférable a la deuxième. Ou est le problème?

    A moins que les députés élus aient menti à leur électeur au sujet de leurs intentions et de l'importance qu'ils accordaient à rester dans la zone euro en quoi la démocratie n'est-elle pas respectée?
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  • Gilbert Talbot Gilbert Talbot - Abonné
    13 février 2012 09 h 27
    Une manifestation populaire clairement opposée au vote de son parlement.
    «Des heurts ont éclaté vers 18h entre les policiers antiémeutes et une centaine de manifestants anarchistes. Les protestataires ont commencé à jeter des bouteilles, des pierres, des engins incendiaires et des morceaux de marbre sur les forces de l'ordre qui ont répliqué par des tirs de grenades lacrymogènes et de grenades assourdissantes. Les manifestants pacifiques fuyaient la place devant le Parlement pour se replier vers les rues adjacentes.»

    OK, il y a eu des casseurs comme d'habitude, mais l'important c'est que le peuple dans son entier se révolte contre son parlement, contre ce vote qui vient les voler davantage. Mikis Theodorakis lui-même âgé de 85 ans a appelé à cette manifestation. Des familles entières, papa, maman, enfants, se sont mêlés aux manifestants, même sous les gaz lacrymogènes.

    Croyez-moi ce gouvernement là ne pourra pas résister longtemps à la pression populaire : il n'est pas le représentant de son peuple, mais du FMI, de la BCE et de Merkel.
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  • Roland Berger - Abonné
    13 février 2012 09 h 35
    Aucune trahison
    Les banquiers grecs ne trahissent pas leur pays. Comme les banquiers des autres pays européens, ils n'ont pas de pays. Ils sont chez eux là où ils peuvent mettre au pouvoir les dirigeants qui les soutiendront dans l'exploitation. Les riches ne se sentent pas liés par le nationalisme. Pas étonnant qu'ils le combattent. Mille sagards de sagards !
    Roland Berger
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  • Marco - Inscrit
    13 février 2012 09 h 40
    Rectifications nécessaires...
    À M. Bizier et M. Jean-Yves

    Il était important de rectifier les faits et de nuancer les causes ayant conduit à cette crise sans précédent...

    Vous l'avez fait simplement, sans enter dans tous les détails, certes, mais ce que vous avancez s'avère tout à fait juste et laisse supposer bien des abus et bien des fraudes de toute nature chez le commun des mortels, eux-mêmes en grande partie responsables des problèmes présents lorsque devenus profiteurs à l'extrême quand l’occsasion se présentait!! C’est malheureusement toute la population qui en pâtit aujourd’hui…

    Merci pour ces précisions!!
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  • Francois - Inscrit
    13 février 2012 09 h 45
    On s'en prend au plus pauvre
    Ce n'est pas stimuler une reprise de l'économie en baissant le salaire minimum et ça manque de courage de s'en prendre au plus démunies.
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  • Leys - Inscrit
    13 février 2012 09 h 52
    En attendant le prochain plan d'austérité
    Encore une fois, les rapaces néo-libéraux profitent de la situation de détresse de la Grèce pour imposer un programme de démantèlement de l'État. On vous prête de l'argent, mais à condition que... la même chose qu'ils ont fait en Afrique, en Amérique du Sud et en Asie à la suite de la crise asiatique... Profondément dégoûtant !!
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  • Jacques Patenaude - Abonné
    13 février 2012 09 h 56
    L'avenir du capitalisme: Être son propre fossoyeur
    Le plan Européen, du FMI et ses prédateurs financiers serait plus crédible s'ils avaient commencé par s'attaquer à la plaie béante que constitue l'évasion et l'évitement fiscal, la fraude, la spéculation outrancière etc. fait par les grands armateurs et autres membres de la classe capitaliste en Grèce, en Europe et dans le monde. Les Grecs ont effectivement une part de responsabilité dans la situation actuelle. Mais l'égoisme des riches étant considéré comme une vertu par les défenseurs du système actuel, ils ne semblent pas voir les conséquences de leurs gestes. S'il est vrai que la situation américaine est différente de celle de la Grèce, d'ailleurs elle est aussi différente de celle de l'Espagne ou de tout autre pays, une chose est commune et elle va au-delà des règles comptables qui servent de justificatifs dans la situation actuelle. Dans le systême capitaliste ceux qui sont au sommet de la pyramide, (financier et politiciens) devraient se faire un devoir de respecter des règles du jeu minimalement acceptable pour la population. Lorsque ceux qui définissent les règles du jeu trichent, ils n'ont pas beaucoup de crédibilité pour imposer des sacrifices à ceux qui n'ont pas ce pouvoir. C'est ce qui ce qui se passe présentement en Grèce et ce qui mène le capitalisme à sa perte. Les capitalistes ne semblent pas eux-mêmes à s'en rendre compte.
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  • grace - Inscrit
    13 février 2012 09 h 59
    Austerité
    Baisse du salaire minimum parmi la liste des mesures, faut-il faire payer les pauvres travailleurs ? Il est interessant de noter que l'essentiel de ces plans ne ciblent jamais ceux et celles qui ont été à la source de ce cauchemar financier.
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  • Kris13104 - Inscrit
    13 février 2012 10 h 05
    Les faits son têtus
    Que les grecs protestent , c'est leur affaire et ils ont raison compte tenu la situation cahotique dans laquelle des politiciens irresponsables les ont conduit. En revanche, ils auraient du manifester plus fort et plus tôt contre le système mafieux imposé par une ploutocratie qui s'exonérait de toute fiscalisation, laissant à la «plèbe» l'usage de quelques magouilles, de quelques trafics, un système commercial qui percevait des taxes au seul profit des commercants, une corruption généralisés : un système réellement sous-développé d'irresponsabilité... Leur pays n'en serait pas là.
    Leur problème est que la zone Euro ne veut plus tenir le rôle d'une vache à lait face à des gouvernemnents qui ne respectent pas leurs engagements et qui n'ont rien fait, jusqu'à présent pour réformer réellement ce système suicidaire. Le temps de se payer des «danseuses» est terminé.
    Les citoyens européens acceptent sans doute d'aider d'autres européens dans la difficulté qui veulent s'en sortir, mais cela ne semble pas être le cas des grecs. Malheureusement, « les faits sont têtus ».
    Cependant, à la décharge des grecs occupés longuement par les turcs au cours de leur histoire, la fraude fiscale faisait prenait la forme d'une résistance passive contre un pouvoir central oppresseur. Le malheur est que, retrouvant son indépendance, les grecs n'ont pas su se doter d'un système politique répondant à sa réalité et ont transposé un mode de gouvernance extèrieur qui s'avère inopérant et qui a fait le lit à des pouvoirs oppressifs par le passé et par le clientèlisme.
    Pourtant, ce n'est pas en s'enferrant dans une situation sans issue que le pays émergera et les remise en question sont effectivement très douloureuses, à moins, à moins, ....
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  • Pierre Kiroule - Inscrit
    13 février 2012 10 h 13
    À vomir
    Quand on pense que les députés grecs sont parmi les mieux payés d'Europe et qu'ils refusent toute baisse de salaire (http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/201, alors qu'ils sont en train de brader le pays et de faire des Grecs un peuple d'indigents...ça donne envie de vomir.

    Quand on pense que l'Église orthodoxe, riche à craquer, ne paie pas d'impôt et ne lève même pas le petit doigt pour soulager son peuple, alors qu'elle a déjà aidé financièrement le régime fasciste des colonels... ça donne envie de vomir.

    Mais je ne vomirai pas. Je vais plutôt garder mon énergie pour quand les salopards de financiers voudront faire la même chose ici avec la complicité de nos idiots de dretteux.

    Par contre, je vais faire comme dans le titre d'un roman de Boris Vian :« J'irai cracher sur leurs tombes. »
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  • MaximeV - Inscrit
    13 février 2012 10 h 14
    Échec du néolibéralisme
    La situation en Grèce est l'exemple flagrant de l'échec du néolibéralisme à créer une économie croissante et stable. La mise en place d'une économie financière non productive remplaçant peu à peu l'économie réelle a eu pour effet de rendre cette dernière si instable qu'il suffit maintenant d'un peu de spéculation pour détruire la vie de millions de gens.

    S'il est vrai que la mauvaise gestion du gouvernement grec est l'élément déclencheur de la situation actuelle, c'est plutôt la spéculation financière à propos du spectre d'un éventuel défaut de paiement qui est à l'origine de l'ampleur de la crise. Les créanciers qui ont spéculé sur la dette grecque se sont enrichi de manière spectaculaire en exigeant des taux d'intérêts faramineux que le peuple doit payer avec ses impôts.

    Aussi, les multiples plans d'austérité exigés par le FMI et les créanciers ne font qu'enliser davantage l'économie du pays, réduisant à néant ses possibilités de reprise économique, mais augmentant les opportunités de spéculation. Il est probablement trop tard pour éviter une faillite de la Grèce, mais les prochains plans d'austérité constituent tout de même une dernière occasion pour les investisseur de s'enrichir sur le dos du peuple.

    Il est grand temps de changer de système économique.
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  • ROGERBONTEMPS - Inscrit
    13 février 2012 10 h 29
    VIVRE AU DESSUS DE SES MOYENS..........
    Un état c' est comme un couple, un ménage.......Quand cela fait des années que l'on vit au dessus de ses moyens (Pour pouvoir être élus), que nous ne faisons pas d'épargne, et que l'on reporte toujours au lendemain.....un jour ça finit par casser.......et c'est cela qui se produit présentement en Grèce.......ensuite, l'Espagne, le Portugal, peut être l'Italie, allouette, j'espère que cela n'arrivera pas ici.....ils devraient retenir la leçon......Salut
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  • Bernard Gervais - Abonné
    13 février 2012 10 h 31
    Ceux qui doivent payer pour ça
    On parle ici beaucoup de la dureté des créanciers de la Grèce.

    Mais il faut aussi parler de l'irresponsabilité de l'ancien gouvernement de ce pays qui, avec l'aide d'experts, a falsifié ses états financiers afin de pouvoir emprunter et ainsi offrir des programmes sociaux (notamment celui des retraites) fort généreux à ses concitoyens travaillant dans plusieurs secteurs, également de son laisser-aller fiscal.

    Ce qui est désolant est que maintenant ce sont surtout les petits travailleurs - ceux qui n'ont pas du tout tiré profit de ça - qui doivent payer !
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  • Denis Miron - Inscrit
    13 février 2012 10 h 33
    Pourquoi ne parlerait-on pas d'un plan d'asphyxie de la démocratie?
    Pourquoi ne parlerait-on pas d’un plan d’asphyxie de la démocratie en Grèce. Après avoir condamné Socrate à boire la cigüe, c’est le peuple Grec qui se voit maintenant inviter à faire de même. On veut lui faire avaler une cigüe d’endettement concoctée par des banquiers véreux passer maître dans l’art du maquillage comptable sous la supervision de Golman Sacks. Je ne vois pas comment, on peut condamner tout un peuple à accepter de se suicider pour rembourser une dette qui appartient à des banques privés. La solution ne peut venir qu’en nationalisant ces banques tout en débarquant de la zone euro
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  • Sanzalure Sanzalure - Inscrit
    13 février 2012 11 h 14
    @Jonathan Bizier
    C'est plus simple que ça : tout ce système financier, dettes publiques ou privées, impôts et paradis fiscaux, bourses et spéculateurs, je n'y crois plus. C'est de la foutaise, du vent. Ça ne tient pas de bout. Ça n'a aucun sens.

    Je pense que les gens qui continuent d'y croire feraient bien de se renseigner ailleurs que dans les grands médias. La force d'inertie donne l'illusion que tout fonctionne comme avant. Mais c'est faux. Nous sommes dans une période sans précédent historique.

    Les personnes qui continuent d'interpréter le réel à partir de grilles désuètes ne peuvent comprendre ce qui est en train de se passer.

    Pour ce qui est des dettes publiques, c'est l'Islande qui a raison.

    On devrait faire avec les pays comme on fait avec les individus qui font faillite : on efface la dette, puis on recommence. Pour la personne, comme pour le pays, la vie peut reprendre son cours.

    La différence entre les faillites personnelles et la faillite d'un pays, c'est que dans le cas des personnes, il y a des fournisseurs qui vont perdre quelque chose dans l'économie réelle tandis que dans le cas des pays, l'argent virtuel avancé par les banques n'a aucune contrepartie dans l'économie réelle. Et en effaçant la dette d'un pays, on affecte l'égo de quelques banquiers, mais pas grand chose d'autre.

    L'argent, c'est une sorte de jeu, c'est nous qui fixons les règles. Si certaines règles ne conviennent plus, on peut les changer.

    Serge Grenier
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  • loupic - Inscrit
    13 février 2012 11 h 37
    Que les grecs se prennent en main.
    Il est plus que temps que les Grecs prennent le taureau par les corne et cessent de se laisser manger la laine sur le dos. Dehors les laquais du capital. Exit la zone euro. Quant à la dette, que ceux qui la détienne patientent, encaissent leur pertes ou aillent se pendre.
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  • Leys - Inscrit
    13 février 2012 11 h 41
    @roger bon temps
    "Un état c' est comme un couple, un ménage"

    C'est totalement faux. La gestion d'un État n'a rien à voir avec l'économie domestique. Vous devriez lire un livre d'introduction à la macro-économie...
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  • Pierre Kiroule - Inscrit
    13 février 2012 11 h 53
    Lien coupé
    Le lien indiqué dans mon intervention de 10h13 a été coupé :

    Le revoici :

    http://www.google.com/search?q=coulisses 2012 heureux qui comme député grec touché site:bruxelles.blogs.liberation.fr
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  • Jean_Yves - Abonné
    13 février 2012 13 h 05
    @ tout ceux qui s'en prennent aux financiers,
    Estes vous prêt vous a mettre 30% de votre argent personnel, genre vos fond de pension ou leur valeur liquidative, en prêt d'obligation grèque pour un 3 ou 4% d'intérêt sur 10 ou 15 ans???

    Et d'en subir les conséquences, entre autre sur vos rentes ?
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  • Claude Kamps - Inscrit
    13 février 2012 14 h 14
    Pensez-vous sérieusement que le peuple Grec vas avaler ces couleuvres?
    En avril il y aura des élections et je ne veux pas penser ce que sera les motivations et les excuses des politiciens qui ont mis ce peuple dans la rue, pour essayer de leur faire comprendre qu'ils ont une poignée en or dans le dos....

    On est pas au Québec ou tout doit se faire sous la couverture, on attend ce que l'autre dit, pour dire son opinion sur un sujet surtout si il est politique ou religieux..

    En Grèce il a du sang chaud dans les veines, la dispute militaire entre eux et la Turquie est encore de mise, on entretient une culture qui permet d'exprimer son opinion et pas de suivre des partis comme des petits moutons.

    Le Québec et la Grèce partage le même défaut d'avoir bien trop de profiteurs dans les administrations et dans les compagnies de constructions, trop de financiers qui font de l'argent facile sur le dos du peuple en graissant des partis politiques...
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  • christinel - Inscrit
    13 février 2012 14 h 24
    PRÉDATEURS FINANCIERS
    "Donnez-moi le droit d'émettre et de contrôler l'argent d'une nation, et alors peu m'importe qui fait ses lois".
    De Mayer Amschel Rothschild,(1744-1812) fondateur du clan familial bancaire Rothschild

    La force de ces esprits néoprédateurs, c'est qu'ils sont d'une efficacité pragmatique, synthétique, analytique et mathématique, et qu'entre le moment ou ils pensent et le moment ou ils se mettent en action, le délai est très court. Et ce, avec des ressources humaines, financières et matérielles colossales...

    Et plus récemment, voyez ce magnifique modèle de prédation, la banque d'affaires Goldman Sachs...

    La banque : comment Goldman Sachs dirige le monde et la Grèce.

    http://www.dailymotion.com/video/xm5qah_comment-go
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  • Nelson - Inscrit
    13 février 2012 15 h 19
    Moins des depenses publiques, moins d'argent et consommation, plus de récesion et dettes.


    Des économistes connus croient ça, plus des coupures, pire pour l'économie et la consommation, pire pour les dettes et les récessions.

    Même un Prix Nobel en économie à dit ça, et Jacques Parizeau à dit ça aussi quand Bouchard-Landry ont coupé 4 milliards des dépenses publiques (départs volontaires des employés de l'État).

    Localiser (récupérer) les industries rélocalisés ailleurs, stimuler avec argents publiques l'économie et l'emploi, et payer progressivement dettes et déficits, semblent des chemins à suivre.
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  • Paul Lafrance - Inscrit
    13 février 2012 16 h 08
    La Grêce
    Seriez vous capable de vivre avec une dette qui dépasse cent fois votre revenu annuel? C'est ce que la Grêce a fait pendant des décennies et maintenant,personne ne veut lui octroyer des prêts à moins qu'elle se serre la ceinture, et pas à peu près.
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  • Maxdevoir - Inscrit
    13 février 2012 16 h 42
    @Christinel
    Je suis heureux de voir que tu as fait bon usage de mon texte et de ma référence publiés dans le passé sans pour autant me citer. Tant mieux si ça peut servir et à mieux comprendre ce qui se passe! ;-)

    Et parlant de mieux comprendre ce qui se passe spécifiquement en Grèce et globalement dans le monde, une lecture...

    Pour les rébarbatifs et les allergiques de la politique qui veulent quand même comprendre, sans trop de maux de tête, ce qu'est la sophistication de la prédation et de la mise en esclavage globalisée et alambiquée des États et des peuples et du jargon qui s'y retrouve accolé.

    Le Dictionnaire critique de la globalisation
    (Les mots du pouvoir, le pouvoir des mots) par Jacques B. Gélinas, Sociologue

    "Délocalisation, financiarisation, flexibilité du travail, partenariat public-privé, réingénierie… Tous ces mots font partie d’un discours banalisé et largement utilisé par les médias qui façonne nos esprits et brouille notre compréhension du monde si nous ne questionnons pas leur véritable sens."...

    http://www.ecosociete.org/t115.php
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  • ROGERBONTEMPS - Inscrit
    13 février 2012 16 h 50
    A LEYS / SUITE
    Je le sais autant que vous monsieur , que la gestion d'un État et d'un foyer ne se fait pas de la même manière......c'était seulement pour que les gens comprennent......admettez que depuiis beaucoup d'années ils ont vécu au dessus de leur moyens, c'est tout ce que jevoulais dire. Salut
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  • Jean-Philippe Baillargeon - Abonné
    13 février 2012 20 h 06
    Le temps de se payer des «danseuses» est terminé???
    Après toute cette suite de commentaires, j'ai franchement honte...

    Quand Médecin sans frontières dispense des soins de santé dans la capitale d'un pays, c'est que ça va mal, mais vraiment mal.

    «Ils ont juste à travailler! Ils n'avaient qu'à ne pas voter pour des gens corrompus! Ils n'ont qu'à mettre leurs représentants dehors! Ils avaient qu'à pas voter pour eux!»

    Mais relisez vous!

    «La malnutrition fait des ravages parmi les enfants de l’école primaire, la faim fait son apparition surtout dans les grandes villes du pays dont le centre est désormais occupé par des dizaines des milliers des SDF misérables, affamés et en haillons. Le chômage atteint désormais 20% de la population et 45% des jeunes (49,5% pour les jeunes femmes). Les services publics sont liquidés ou privatisés avec comme conséquence que les lits d’hôpitaux sont réduits (par décision gouvernementale) de 40%, qu’il faut payer très cher même pour accoucher, qu’il n’y a plus dans les hôpitaux publics des pansements ou des médicaments de base comme des aspirines. L’Etat grec n’est toujours pas capable, en janvier 2012 !, de fournir aux élèves les livres de l’année scolaire commencée en septembre passé. Des dizaines de milliers de citoyens grecs handicapés, infirmes ou souffrants des maladies rares se voient condamnés à une mort certaine et à brève échéance après que l’Etat grec leur a coupé les subsides et les médicaments.

    Comme le souligne la Commission du droit international de l’ONU à propos de l’état de nécessité : « On ne peut attendre d’un État qu’il ferme ses écoles et ses universités et ses tribunaux, qu’il abandonne les services publics de telle sorte qu’il livre sa communauté au chaos et à l’anarchie simplement pour ainsi disposer de l’argent pour rembourser ses créanciers étrangers ou nationaux. Il y a des limites à ce qu’on peut raisonnablement attendre d’un État, de la même façon que pour un
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  • Jean-Philippe Baillargeon - Abonné
    13 février 2012 21 h 11
    suite du commentaire précédent
    Il y a des limites à ce qu’on peut raisonnablement attendre d’un État, de la même façon que pour un individu. »
    source http://www.cadtm.org/Crise-humanitaire-sans-preced

    Mais connait-on l'histoire de la Grèce aussi peu que ça pour dire qu'il méritent tout ça?
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