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Désintégration en Grèce

Athènes brûle tandis que le pays inventeur de la démocratie la voit aujourd'hui se dissoudre dans la dépression économique et l'humiliation nationale.
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  • François Ricard - Abonné
    13 février 2012 06 h 02
    La mondialisation est temporaire
    Avec la rareté du pétrole et son prix toujours croissant et aussi la taxe sur le carbone, le phénomène de la mondialisation va aller en régressant. de plus en plus. il faudra revenir à une production locale pour éviter les frais accrus causés par les coûts de transport et les coûts de la pollution. C'est d'ailleurs un mouvement déjà amorcé aux USA avec l'industrie de la sidérurgie qui délaisse la Chine pour revenir en Pennsylvanie et états limitrophes.
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  • Georges Paquet - Abonné
    13 février 2012 06 h 18
    Faillite et démocratie
    Quand vous n'avez plus les ressources pour payer vos dettes, il ne se présentent que trois solutions. 1-Dé.clarer faillite; 2-trouver quelqu'un qui vous fera confiance et vous prêtera malgré tout, et vous enfocera davantage dans les dettes; 3-Corriger lea conditions qui vous ont amenés à vous endetter de la sorte.

    La solution imaginée par les partenaires de la Grèce, dans la zone euro, combine les solutions 2 et 3. Prêter des sommes énormes en contrepartie de mesures qui empêcheront la Grèce de s'enfoncer dans les dettes, et peut-être de les rembourser, un jour.

    Ce sont les représentant légitimement élus qui ont pris ces décisions.
    En quoi la démocratie est-elle oubliée?.

    Dites-moi, avez-vous une autre alternative à proposer?
    Dites-mois aussi, qui a mené la Grèce dans cette situation?
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  • Gabriel RACLE - Inscrit
    13 février 2012 09 h 05
    Le tonneau des Danaïdes
    Ce n’est pas la démocratie qui se désintègre en Grèce. C’est la société grecque qui est désintégrée après 40 années de gabegie financière, de corruption, de passe-droits, de fusses déclarations de revenus, d’impôts non payés, de salaires gonflés pour des postes officiels, etc. En voici un exemple dans L’Observateur de ce jour :
    «Les députés grecs sont encore parmi les mieux payés de l'Union européenne. Bien qu'ils aient adopté dimanche 12 février un programme actant notamment l'abaissement de 22% du salaire minimum – de 32% pour les moins de 25 ans-, des coupes dans les retraites et le licenciement de 15.000 fonctionnaires, ils ont refusé toute baisse de salaire jusqu'à maintenant, explique sur son blog Jean Quatremer, spécialiste de l'Europe.
    Un député grec touche chaque mois 8.500 euros nets, auxquels s'ajoutent 8 900 euros d'indemnités pour ses frais, ses participations aux commissions parlementaires, son logement et son bureau.
    Et ce n'est pas tout. En décembre, 121 députés ont réclamé 250 000 euros chacun. La raison ? En Grèce, la Constitution stipule que le salaire des députés ne peut être inférieur à celui des présidents des cours suprêmes. Or, ces derniers ont obtenu que leur salaire soit aligné sur celui du président de la commission nationale des postes et communication, qui bénéficiait d'un traitement de faveur, selon Jean Quatremer.»
    Alors ce nouveau plan d’austérité ne servira à rien, car il faudrait changer les mœurs, les habitudes, es manières de faire, etc. Bel exemple que celui de ces députés en pleine crise.
    La Grèce est devenue une réalité du mythologique tonneau des Danaïdes. On peut y verser des milliards et des milliards, c’est un gouffre sans fond.
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  • François Ricard - Abonné
    13 février 2012 09 h 35
    Une situation difficile
    La crise financière de la Grèce résulte de la crise mondiale et de la mise en place d'instrume­nts financiers fautifs mis en place par la firme Goldman-Sa­chs.
    De plus, des problèmes structurel­s importants demandent résolution­, dont sa difficulté à prélever l'impôt et les paiements dûs au gouverneme­nt.
    Par exemple,At­hènes s'est dotée du plus beau métro au monde mais le système de perception ne fonctionne pas. Alors les usagers ne paient pas.
    Par exemple, la retraite à cinquante ans.
    Par exemple, les plus riches sont exemptés de l’impôt parce qu’ils aident à la prospérité du pays.
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  • Robert Dufresne - Abonné
    13 février 2012 09 h 56
    Démocratie
    Ce n'est plus le gouvernement, par le fait même le peuple, qui prend les décisions mais plutôt le FMI, la banque mondiale, les usurier de la dette et la nouvelle Tatcher Allemande. Tous bien intentionnés qui les ont mis à genoux pour les faire entrer dans le moule triste et sinistre du néolibéralisme.
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  • christinel - Inscrit
    13 février 2012 10 h 34
    PRÉDATEURS FINANCIERS
    "Donnez-moi le droit d'émettre et de contrôler l'argent d'une nation, et alors peu m'importe qui fait ses lois".
    De Mayer Amschel Rothschild,(1744-1812) fondateur du clan familial bancaire Rothschild

    La force de ces esprits néoprédateurs, c'est qu'ils sont d'une efficacité pragmatique, synthétique, analytique et mathématique, et qu'entre le moment ou ils pensent et le moment ou ils se mettent en action, le délai est très court. Et ce, avec des ressources humaines, financières et matérielles colossales...

    Voyez ce magnifique modèle de prédation, la banque d'affaires Goldman Sachs...

    Comment Goldman Sachs dirige le monde et la Grèce.

    http://dai.ly/vqJuM
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  • Alain Lavallée - Abonné
    13 février 2012 11 h 20
    Le Plan Nord de Charest nous mène directement à cette situation d'endettement et de crise financière
    À un moment où les libertariens tracent des parallèles entre l'endettement de pays européens comme la Grèce et celle de l'endettement du Québec,

    il faut souligner que le projet de Plan Nord du ministre Charest par ses investissments publics massifs ( des dizaines de milliards $$ en investissements pour des routes et autres infrastuctures ne rapportant pas de revenus) et des redevances minières ridiculement basses... (seules les entreprises privées minières y trouveront leur profit... les pertes d'infrastructures étant supportés par l'état et la population taxée) nous mène directement au scénario grec...

    Le Plan Nord est le plan C du dépendantisme canadien défendu par Charest...
    surendetter le Québec par ces investissements massifs et improductifs, pendant que le fédéral refilent les factures au gouv des provinces (coût des prisons, coût des régimes de retraites, coût des régimes de santé, etc.)

    En bout de ligne dans un premier temps le QUébec sera surendetté, mis au ban du dépendantisme canadien car le fédéral retrouvera sa santé financière (coûts étant refilés aux provinces)
    puis dans un second temps il sera soumis aux règles du dépendantisme financier comme la Grèce...
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  • Patrick Bougrelle - Inscrit
    13 février 2012 14 h 00
    Aboutissement du socialisme
    La déconfiture de la Grèce ressemble furieusement à celle des pays communistes...
    Par ses largesses, l'État grec n'a pas fait de la Grèce un pays de cocagne. Mais son écroulement plonge dans la misère et le désarroi une énorme partie de la population. Voilà un beau résumé du socialisme.

    Bien plus grave, il y a en Grèce 42 petits-enfants pour 100 grands-parents, conséquence universellement observée de la prise en charge collective du grand âge. Avec des arbres généalogiques inversés, la Grèce est en train de succomber sous nos yeux, après des millénaires d'histoire. Encore un exploit à porter au crédit du socialisme...
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  • christinel - Inscrit
    13 février 2012 14 h 20
    RE PRÉDATEURS FINANCIERS
    Voici le bon site,
    Comment Goldman Sachs dirige le monde et la Grèce.

    http://www.dailymotion.com/video/xm5qah_comment-go
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  • Réal Rodrigue - Abonné
    13 février 2012 14 h 58
    C'est « angoisseux » tout ça
    Suivant un mot affectionné par Marie de l'Incarnation, je dirais que l'avenir est « angoisseux » pour tous les pays qui dépassent un certain seuil d'endettement. Un seuil fatidique comme c'est le cas présentement pour la Grèce. Quand un pays est privé de sa souveraineté comme c'est le cas pour ce pays qui a inventé la démocratie au siècle de Périclès, que reste-t-il sinon la révolte ?

    Il est intéressant de se rappeler, comme le fait Noam Chomsky, que le néolibéralisme détruit le développement et la démocratie ( cf Futurs proches, chap. 3). Les Québécois devraient comprendre, avant qu'il ne soit trop tard, sur quelle voie nous amènent les libéraux avec en particulier le fumeux Plan Nord. N'est-ce pas, clairement exprimée, la voie que nous invitent à prendre les ténors de la droite simpliste ?!

    Réal Rodrigue
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  • Nelson - Inscrit
    13 février 2012 15 h 09
    La Grèce et plusieurs autres pays ne semblent plus viables.

    Couper des dépenses pour supposément diminuer les dettes prive l'économie de la consommation qu'a besoin pour sortir des récessions.....

    Plus ils coupent, plus ils rendent leurs économies incapables de fonctionner et payer les dettes.

    La Grèce ira en faillite, ne payera pas les banques et sera expulsé de la Zone Euro.

    Avec sa propre monnaie, et le contrôle de son économie en base à leur réalité, elle devrais normalement se récupérer.

    Qu'ils commencent pour consommer juste des produits locaux, ce que développera une industrie locale.
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  • André Chevalier - Abonné
    13 février 2012 16 h 02
    Le socialisme a le dos large
    @ Patrick Bougrelle
    La déconfiture de la Grèce est reliée avant tout à la corruption, la mauvaise gestion et à l'indifférence de la population face à ces phénomènes.
    Affirmer que ces problèmes sont reliés au modèle socialiste, c'est dire n'importe quoi.
    Le modèle socialiste est appliqué en Suède et dans d'autres pays d'Europe et se porte très bien.
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  • Leproff - Inscrit
    13 février 2012 16 h 21
    Piller le peuple
    Voilà ce qui arrive quand un gouvernement dilapide le bien public.

    Personne n'est à l'abri.
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  • Pierre Bellefeuille - Inscrit
    13 février 2012 17 h 13
    Crise en partie provoquée!
    Je propose l’écoute attentive de cette entrevue d’une durée de deux heures portant sur le livre « La fin du dollar », écrit par Myret Zaki : http://www.youtube.com/watch?v=4sYcmt7wxAs

    La Grèce est systématiquement démantelée par des intérêts privés, dont la grande banque d’affaires Goldman Sachs. Goldman Sachs a consenti à la Grèce environ 80 milliards d’actifs toxiques vers 2007, si je ne m’abuse. On a aussi réussi à vendre 200 milliards d’armements dont la Grèce n’avait pas besoin.

    La stratégie des grandes banques d’affaires privées et de leurs spéculateurs fonctionne de la manière suivante : on déstabilise l’économie d’un pays en faisant fuir massivement les capitaux privés à l’aide des maisons de notations de crédits bien connues, Moody's, Standars and Poors et Fitch, situées dans le quartier de Wall Street. Par la suite on force l’acceptation de prêts du FMI accompagnés des mesures d’austérité néolibérales friedmaniennes : réduction des dépenses publiques, privatisations et dérégulations. Lorsqu’ils ont achevé de mettre les économies à plat, les grandes banques privées rachètent les entreprises et les banques au rabais, ainsi ils maximisent leurs profits sur la misère créée de toutes pièces. Les grandes banques d’affaires privées remettent donc les compteurs à zéro et par la suite profitent largement de la situation. Ça s’inscrit parfaitement dans le prolongement de la « stratégie du choc » décrite par Naomi Klein.

    Les partisans du dollar cherchent aussi tous les moyens pour déstabiliser la devise de l’Euro par fractionnement de l’unité politique autour de cette devise. On veut conserver le dollar comme valeur de référence utilisée par de nombreux pays.
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  • Patrick Bougrelle - Inscrit
    13 février 2012 17 h 27
    @André Chevalier
    La Suède fait les délices des libéraux (au sens classique, européen de ce terme) depuis les réformes drastiques qu'elle a accompli autour de 1993.
    La socialisme l'avait conduite à une impasse semblable à celle de la Grèce, le carcan de l'Euro en moins. La Suède a été contrainte à des réformes qui font passer les ex-ADQ pour des collectivistes forcenés.
    http://www.objectifliberte.fr/2005/01/le-modle-sud
    Le Québec a fort à faire pour rattraper la Suède en matière de libéralisme économique !

    Mais il est vrais que l'État suédois reste imposant et, comme l'indique cet article, les suédois en paient le prix.
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  • MJ - Inscrite
    13 février 2012 21 h 35
    @ Christinel 14h20
    Voici le docu-vidéo sur la Goldman Sachs, directement accessible dans Internet et sa chaîne de docus-vidéos reliés:

    http://www.youtube.com/watch?v=u_ua6hj29LY
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  • Christian PHILIPPE - Inscrit
    15 février 2012 05 h 31
    FAUTE DE L ALLEMAGNE
    Aux premières loges internationales du système je suis effaré depuis bien longtemps des détournements des fonds de Bruxelles pour des intérêts totalement privés. Je peux donc confirmer que la plupart de vos commentaires portent sur des faits parfaitement exacts.
    La faute en revient aux 2 "voix prépondérantes" il y a 30 ans, l' Allemagne et la France. Elles ont laissé Bruxelles fournir des aides à des pays DE NOTORIETE CONNUE aux Institutions occultes et pourries pour y associer leurs entreprises privées. Elles ont bâti du solide financier international certes mais de court terme et volatile au détriment du long terme européen des peuples sur place. Soit totalement l'inverse de ce que les fondateurs de l'Europe désiraient. Tout tient a ce que ces 2 pays (et autres) aux Banques et lobbies internationaux prédateurs ont encore une fois favorisé les malins. Pire sans même les faire investir eux mêmes! Pas même donc du vrai Capitalisme mais des détournements de fonds publics à des fins privées! On a injecté les fonds fournis par les impôts des peuples et entreprises saines européens dans des circuits volontairement laissés sans règles et sans contrôle pour plus facilement financièrement s'associer avec eux. Sans retour en dividendes pour les vrais investisseurs, les peuples, on a eu toute latitude pour transférer ensuite les profits où on a refait la même opération sur d'autres peuples. C'est la base morale fondamentale de la crise aujourd'hui!
    Pour s'en persuader il suffirait de prendre les quelques entreprises européennes qui depuis l'adhésion de leur pays à l'Europe ont fait des fortunes colossales, voir comment et avec qui? Grèce révoltée, croyez moi toute l'Europe devrait l'être!
    Socialisme, capitalisme etc..c'est de l'histoire ancienne, des mafieux se classent mafieux c'est tout. Plus grave est, que cela continue, les peuples ne le savent pas et nos Institutions pourrissent elles-mêmes!
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