Égypte - Vers une élection présidentielle devancée
Le Caire — À la cinquième journée consécutive d'affrontements entre policiers et manifestants au Caire, la date de dépôt des candidatures pour l'élection présidentielle en Égypte a été avancée du 15 avril au 10 mars, a-t-on appris hier de source autorisée, ce qui ouvre la voie à un transfert accéléré du pouvoir des militaires aux civils réclamé par l'opposition.
Aucune date n'a encore été fixée pour le scrutin présidentiel lui-même, jusqu'alors programmé en juin et qui doit marquer la fin de la période de transition. Mais, selon Abdel Moez Ibrahim, un membre de la commission électorale, les candidatures seront acceptées dès la fin des élections à la Choura, la chambre haute du Parlement, qui s'achèveront à la fin du mois.
Cette décision a été prise en raison de pressions politiques, a-t-il précisé au site Internet du journal Al Ahram.
Le maréchal Mohamed Hussein Tantaoui, chef du Conseil suprême des forces armées (CSFA), au pouvoir depuis la chute d'Hosni Moubarak le 11 février 2011, avait souligné un peu plus tôt la nécessité d'achever rapidement les procédures préalables au dépôt des candidatures, a rapporté l'agence Mena.
Le transfert rapide du pouvoir à un gouvernement élu est une des principales revendications des opposants, qui manifestent depuis plusieurs jours au Caire. Ils se sont rassemblés jeudi, au lendemain du drame de Port-Saïd, où 74 personnes ont été tuées à l'issue d'un match de football.
Un conseil consultatif mis sur pied par les militaires s'était prononcé samedi pour l'avancement des préparatifs du scrutin. Cet organe formé de personnalités politiques avait demandé que l'inscription des candidats débute le 23 février. Cette suggestion, présentée dans un document adressé aux généraux, était motivée par les violences de Port-Saïd.
Aucune date n'a encore été fixée pour le scrutin présidentiel lui-même, jusqu'alors programmé en juin et qui doit marquer la fin de la période de transition. Mais, selon Abdel Moez Ibrahim, un membre de la commission électorale, les candidatures seront acceptées dès la fin des élections à la Choura, la chambre haute du Parlement, qui s'achèveront à la fin du mois.
Cette décision a été prise en raison de pressions politiques, a-t-il précisé au site Internet du journal Al Ahram.
Le maréchal Mohamed Hussein Tantaoui, chef du Conseil suprême des forces armées (CSFA), au pouvoir depuis la chute d'Hosni Moubarak le 11 février 2011, avait souligné un peu plus tôt la nécessité d'achever rapidement les procédures préalables au dépôt des candidatures, a rapporté l'agence Mena.
Le transfert rapide du pouvoir à un gouvernement élu est une des principales revendications des opposants, qui manifestent depuis plusieurs jours au Caire. Ils se sont rassemblés jeudi, au lendemain du drame de Port-Saïd, où 74 personnes ont été tuées à l'issue d'un match de football.
Un conseil consultatif mis sur pied par les militaires s'était prononcé samedi pour l'avancement des préparatifs du scrutin. Cet organe formé de personnalités politiques avait demandé que l'inscription des candidats débute le 23 février. Cette suggestion, présentée dans un document adressé aux généraux, était motivée par les violences de Port-Saïd.
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