Roumanie - Les manifestants ont raison du premier ministre
Le chef des services de renseignement extérieurs le remplace
Bucarest — Emil Boc a démissionné hier de ses fonctions de premier ministre en Roumanie, ajoutant ainsi son nom à la liste des nombreux dirigeants européens victimes de leur politique d'austérité.
Après plusieurs semaines de manifestations nationales contre les réformes économiques entreprises par Emil Boc, le président Traian Basescu a demandé au chef des services de renseignement extérieurs, Mihai-Razvan Ungureanu, de former un nouveau gouvernement et de solliciter un vote de confiance au parlement.
Ce dernier a d'ores et déjà prévenu qu'il poursuivrait la politique d'austérité au mépris des manifestants protestant depuis des semaines contre les baisses de salaires, les licenciements et les hausses d'impôts.
«Les réformes vont continuer. L'amélioration que j'apporte, c'est que je suis un bon administrateur, qui, avant toute chose, dispose d'une efficacité logique», a déclaré cet ancien ministre des Affaires étrangères de 43 ans, historien de formation, dans une courte allocution au palais présidentiel.
Mihai-Razvan Ungureanu dispose désormais de 10 jours pour former un gouvernement, préparer un programme de politique générale et demander la confiance au Parlement, où la coalition centriste au pouvoir dispose d'une majorité courte, mais normalement suffisante.
Malgré le froid piquant et la neige, des manifestants se sont de nouveau rassemblés hier sur la place de l'Université à Bucarest, symbole d'espoir depuis la révolution de 1989 contre le régime communiste de Nicolae Ceausescu.
«Le premier obstacle a été franchi», pouvait-on lire sur une banderole, signe que les manifestants n'entendent pas baisser la garde à neuf mois d'élections législatives que l'opposition sociale libérale (USL), grande favorite du scrutin, souhaiterait voir avancées.
Les mesures d'austérité draconiennes adoptées par Emil Boc, dont la réduction d'un quart des salaires dans la fonction publique, ont été prises dans le cadre d'un accord conclu avec le FMI en 2009.
Selon des enquêtes d'opinion, les centristes du Parti démocrate-libéral (PDL) de Boc sont crédités de seulement 20 % des intentions de vote pour les prochaines législatives.
Ce changement à la tête du gouvernement ne devrait pas affecter le programme d'aide du Fonds monétaire international (FMI) à la Roumanie, ont estimé hier le FMI, la Banque mondiale et la Commission européenne dans un communiqué.
«Je ne vois pas pourquoi cette décision aurait un effet sur l'accord d'aide. Nous avons toutes les raisons de penser qu'il va continuer à être appliqué», a déclaré le chef de la mission du FMI à Bucarest, Jeffrey Franks.
Après plusieurs semaines de manifestations nationales contre les réformes économiques entreprises par Emil Boc, le président Traian Basescu a demandé au chef des services de renseignement extérieurs, Mihai-Razvan Ungureanu, de former un nouveau gouvernement et de solliciter un vote de confiance au parlement.
Ce dernier a d'ores et déjà prévenu qu'il poursuivrait la politique d'austérité au mépris des manifestants protestant depuis des semaines contre les baisses de salaires, les licenciements et les hausses d'impôts.
«Les réformes vont continuer. L'amélioration que j'apporte, c'est que je suis un bon administrateur, qui, avant toute chose, dispose d'une efficacité logique», a déclaré cet ancien ministre des Affaires étrangères de 43 ans, historien de formation, dans une courte allocution au palais présidentiel.
Mihai-Razvan Ungureanu dispose désormais de 10 jours pour former un gouvernement, préparer un programme de politique générale et demander la confiance au Parlement, où la coalition centriste au pouvoir dispose d'une majorité courte, mais normalement suffisante.
Malgré le froid piquant et la neige, des manifestants se sont de nouveau rassemblés hier sur la place de l'Université à Bucarest, symbole d'espoir depuis la révolution de 1989 contre le régime communiste de Nicolae Ceausescu.
«Le premier obstacle a été franchi», pouvait-on lire sur une banderole, signe que les manifestants n'entendent pas baisser la garde à neuf mois d'élections législatives que l'opposition sociale libérale (USL), grande favorite du scrutin, souhaiterait voir avancées.
Les mesures d'austérité draconiennes adoptées par Emil Boc, dont la réduction d'un quart des salaires dans la fonction publique, ont été prises dans le cadre d'un accord conclu avec le FMI en 2009.
Selon des enquêtes d'opinion, les centristes du Parti démocrate-libéral (PDL) de Boc sont crédités de seulement 20 % des intentions de vote pour les prochaines législatives.
Ce changement à la tête du gouvernement ne devrait pas affecter le programme d'aide du Fonds monétaire international (FMI) à la Roumanie, ont estimé hier le FMI, la Banque mondiale et la Commission européenne dans un communiqué.
«Je ne vois pas pourquoi cette décision aurait un effet sur l'accord d'aide. Nous avons toutes les raisons de penser qu'il va continuer à être appliqué», a déclaré le chef de la mission du FMI à Bucarest, Jeffrey Franks.
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