Réconciliation palestinienne - Abbas dirigera le gouvernement de transition
Photo : Agence Reuters
Mahmoud Abbas (à gauche) en compagnie de Khaled Mechaal (à droite) et de l’émir qatari Sheikh Hamad, hier à Doha.
Doha — Les mouvements palestiniens rivaux Fatah et Hamas se sont entendus hier pour confier au président Mahmoud Abbas la direction d'un gouvernement transitoire d'indépendants chargé d'organiser des élections, levant un important obstacle à l'application de leur accord de réconciliation.
Cet accord a été signé par M. Abbas, également chef de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) et du Fatah, et par Khaled Mechaal, chef du Hamas islamiste, au Qatar, impliqué dans la réconciliation interpalestinienne, en présence de l'émir, cheikh Hamad ben Khalifa Al-Thani.
La déclaration de Doha prévoit la formation d'un gouvernement d'entente nationale dirigé par le président Mahmoud Abbas et formé de technocrates indépendants pour faciliter la tenue d'élections présidentielle et législatives et entamer la reconstruction de la bande de Gaza.
La formation du gouvernement provisoire sera annoncée lors d'une réunion de l'OLP le 18 février au Caire, a indiqué Azzam al-Ahmad, responsable du dossier de la réconciliation au sein du Fatah. La «déclaration de Doha» ne précise pas de date pour la tenue des élections, initialement prévues le 4 mai 2012. M. Ahmad a indiqué que la date de ces premières élections depuis la victoire du Hamas aux législatives de 2006 serait fixée ultérieurement, confirmant leur probable report.
De son côté, le chef du gouvernement du Hamas à Gaza, Ismaïl Haniyeh, en tournée dans la région, a «confirmé que son gouvernement était prêt à appliquer l'accord».
La réconciliation piétinait depuis des mois, en raison notamment d'un désaccord sur le choix du chef du gouvernement, pour lequel M. Abbas soutenait M. Fayyad, très apprécié par la communauté internationale, mais récusé par le Hamas.
Les deux parties sont également convenues de «poursuivre le processus de restructuration de l'OLP», représentant des Palestiniens sur la scène internationale, afin d'y intégrer le Hamas et le djihad islamique.
Dans ce contexte, et en même temps que les élections présidentielle et législatives dans les territoires palestiniens, le Conseil national palestinien (CNP, Parlement de l'OLP), dont la dernière réunion remonte à 1998, devrait désormais inclure notamment des représentants du Hamas.
Le premier ministre israélien, Benjamin Nétanyahou, a réaffirmé hier que M. Abbas devait choisir entre la réconciliation avec le Hamas et la paix avec Israël. «Si Abou Mazen [Mahmoud Abbas] applique ce qui a été signé à Doha, il choisit d'abandonner le chemin de la paix pour se joindre au Hamas», a-t-il déclaré lors d'une réunion avec les ministres de son parti, le Likoud.
«Nous avons signé cet accord pour qu'il soit appliqué, qu'il s'agisse des élections, du gouvernement ou de la réconciliation», a assuré M. Abbas au moment de la cérémonie. «Nous sommes extrêmement sérieux», a insisté M. Mechaal.
Sur le dossier des détenus des deux camps, le président Abbas a annoncé la libération de 64 prisonniers du Hamas.
La communauté internationale a réagi sans hostilité à l'accord signé entre le Fatah et le Hamas, les États-Unis, alliés d'Israël, estimant qu'il s'agissait d'abord d'«une affaire interne aux Palestiniens». De son côté, l'Union européenne a salué l'accord de Doha tout en soulignant que l'aide financière européenne aux Palestiniens était liée au respect des principes de non-violence.
Cet accord a été signé par M. Abbas, également chef de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) et du Fatah, et par Khaled Mechaal, chef du Hamas islamiste, au Qatar, impliqué dans la réconciliation interpalestinienne, en présence de l'émir, cheikh Hamad ben Khalifa Al-Thani.
La déclaration de Doha prévoit la formation d'un gouvernement d'entente nationale dirigé par le président Mahmoud Abbas et formé de technocrates indépendants pour faciliter la tenue d'élections présidentielle et législatives et entamer la reconstruction de la bande de Gaza.
La formation du gouvernement provisoire sera annoncée lors d'une réunion de l'OLP le 18 février au Caire, a indiqué Azzam al-Ahmad, responsable du dossier de la réconciliation au sein du Fatah. La «déclaration de Doha» ne précise pas de date pour la tenue des élections, initialement prévues le 4 mai 2012. M. Ahmad a indiqué que la date de ces premières élections depuis la victoire du Hamas aux législatives de 2006 serait fixée ultérieurement, confirmant leur probable report.
De son côté, le chef du gouvernement du Hamas à Gaza, Ismaïl Haniyeh, en tournée dans la région, a «confirmé que son gouvernement était prêt à appliquer l'accord».
La réconciliation piétinait depuis des mois, en raison notamment d'un désaccord sur le choix du chef du gouvernement, pour lequel M. Abbas soutenait M. Fayyad, très apprécié par la communauté internationale, mais récusé par le Hamas.
Les deux parties sont également convenues de «poursuivre le processus de restructuration de l'OLP», représentant des Palestiniens sur la scène internationale, afin d'y intégrer le Hamas et le djihad islamique.
Dans ce contexte, et en même temps que les élections présidentielle et législatives dans les territoires palestiniens, le Conseil national palestinien (CNP, Parlement de l'OLP), dont la dernière réunion remonte à 1998, devrait désormais inclure notamment des représentants du Hamas.
Le premier ministre israélien, Benjamin Nétanyahou, a réaffirmé hier que M. Abbas devait choisir entre la réconciliation avec le Hamas et la paix avec Israël. «Si Abou Mazen [Mahmoud Abbas] applique ce qui a été signé à Doha, il choisit d'abandonner le chemin de la paix pour se joindre au Hamas», a-t-il déclaré lors d'une réunion avec les ministres de son parti, le Likoud.
«Nous avons signé cet accord pour qu'il soit appliqué, qu'il s'agisse des élections, du gouvernement ou de la réconciliation», a assuré M. Abbas au moment de la cérémonie. «Nous sommes extrêmement sérieux», a insisté M. Mechaal.
Sur le dossier des détenus des deux camps, le président Abbas a annoncé la libération de 64 prisonniers du Hamas.
La communauté internationale a réagi sans hostilité à l'accord signé entre le Fatah et le Hamas, les États-Unis, alliés d'Israël, estimant qu'il s'agissait d'abord d'«une affaire interne aux Palestiniens». De son côté, l'Union européenne a salué l'accord de Doha tout en soulignant que l'aide financière européenne aux Palestiniens était liée au respect des principes de non-violence.
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