Le conflit syrien - Le défi russe
La Chine et la Russie auraient souhaité accorder un permis de tuer au dictateur syrien Bachar al-Assad qu'elles n'auraient pas fait autre chose que ce qu'elles ont fait dans l'enceinte des Nations unies, soit brandir leur droit de veto contre la résolution, au demeurant très molle, très douce, du Conseil de sécurité. À peine la nouvelle selon laquelle les tenants d'une timide remontrance avaient perdu était-elle rendue publique qu'Assad redoublait d'ardeur sur le front de la répression. Des tanks ont tiré, des avions ont bombardé. Résultat: en deux jours, 270 personnes ont péri, dont 70 pour la seule journée d'hier. Quoi d'autre? En signe de protestation, les États-Unis ont fermé leur ambassade, le Royaume-Uni et la Belgique ont rappelé leurs ambassadeurs et, surtout, surtout, la Tunisie a coupé ses liens avec le gouvernement, le Qatar, en pointe sur ce dossier, a indiqué qu'il continuerait son combat en usant notamment d'outils financiers, etc. Bref, la réprobation est quasi générale. Mais...
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