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Syrie: les États-Unis et le Royaume-Uni font de nouvelles pressions

Des militants contre le régime syriens dans la province d’Idlib, frontalière avec la Turquie.
Photo : La Presse canadienne (photo)
Des militants contre le régime syriens dans la province d’Idlib, frontalière avec la Turquie.
Beyrouth — Les États-Unis ont fermé leur ambassade syrienne et le Royaume-Uni a rappelé son ambassadeur à Damas, aujourd'hui, dans une dramatique tentative de forcer le président Bachar al-Assad à céder le pouvoir, après que les efforts diplomatiques pour résoudre l’un des conflits les plus meurtriers du Printemps arabe eurent échoué.

Les décisions des gouvernements américain et britannique se veulent un message sans équivoque voulant que les puissances occidentales ne voient plus l’utilité de maintenir le dialogue avec le leader syrien, et qu’elles se concentreront à aider l’opposition, hétéroclite et fortement désorganisée, à former une alternative crédible au gouvernement actuel.

S’adressant à ses collègues parlementaires, le ministre britannique des Affaires étrangères, William Hague, a affirmé que le régime syrien était «meurtrier et voué à l’échec» et qu’il lui était dorénavant impossible de restaurer sa crédibilité sur la scène internationale.

De son côté, le président américain Barack Obama a déclaré que le départ du leader syrien n’était plus qu’une question de temps, et ce malgré le fait que le régime de Damas ait accentué ses attaques pour venir à bout de manifestations qui durent depuis bientôt 11 mois.

L’ambassadeur Robert Ford et 17 autres officiels américains ont quitté la Syrie et devaient rentrer aux États-Unis. Selon des responsables du département d’État, M. Ford a informé, plus tôt aujourd'hui, les autorités syriennes de son intention de quitter le pays.

Malgré la décision américaine d’accentuer la pression pour forcer Bachar al-Assad à remettre sa démission, M. Obama a affirmé qu’il était encore possible d’en arriver à une solution négociée en Syrie et qu’il était préférable de ne pas faire appel aux forces militaires étrangères.

«Nous n’avons eu de cesse d’envoyer le message qu’il est temps pour Assad de partir», a déclaré le président américain lors d’un entretien à la chaîne NBC. «La question n’est pas de savoir si, mais de savoir quand.»

40 morts à Homs

Pour une troisième journée consécutive, aujourd'hui, l’armée syrienne a poursuivi son offensive à Homs, bastion de la contestation contre le régime de Bachar al-Assad, faisant environ 40 morts, selon l’opposition, alors que dix autres tués étaient également recensés dans le reste du pays.

Ces nouvelles attaques sont survenues deux jours après le veto chinois et russe à un projet de résolution de l’ONU condamnant la répression en Syrie.

À Homs, les tirs d’artillerie ont notamment frappé un hôpital de campagne dans le quartier de Baba Amr, faisant des victimes, selon les Comités locaux de coordination. Au moins 17 personnes ont été tuées aujourd'hui dans la ville, d’après ces Comités et l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), basé à Londres.

Lors du bombardement de l’hôpital, un membre du personnel de santé a été blessé et deux personnes à l’extérieur du bâtiment tuées sur le coup, a affirmé Omar Shaker, un militant de Baba Amr. De nombreux bénévoles et des malades ont également été blessés, a-t-il ajouté.

Majd Amer, un autre militant de Homs, a précisé lors d’un entretien téléphonique que les tirs d’artillerie sur son quartier de Khaldiyeh avaient commencé à 3h du matin. Il a indiqué que la plupart des habitants vivant dans des étages élevés avaient fui leur logement pour gagner des abris ou des étages inférieurs, et que l’électricité était coupée.

Une explosion a par ailleurs endommagé un gazoduc aujourd'hui à Homs, a de son côté rapporté l’agence de presse officielle syrienne SANA, attribuant l’incident à des «terroristes». SANA a également rapporté que des hommes armés ont tué trois soldats et ont capturé d’autres à un barrage dans la région de Jabal al-Zawiyah, située dans la province d’Idlib, au nord, frontalière avec la Turquie.

Le régime alaouite a nié tout bombardement sur Homs, réaffirmant que des «groupes terroristes armés» attaquaient des civils et la police dans plusieurs quartiers. Les forces gouvernementales ont lancé leur offensive ce week-end contre ce bastion du soulèvement, où plusieurs quartiers sont sous le contrôle de rebelles.

La répression aurait fait jusqu’à 200 morts samedi à Homs. Ce bilan ne pouvait être confirmé de source indépendante, mais c’est la première fois qu’un nombre de tués aussi élevé est évoqué pour une seule journée depuis le début de la répression du soulèvement, qui a fait en 11 mois plus de 5400 morts, selon l’ONU.
 
 
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  • Bernard Gadoua - Inscrit
    6 février 2012 17 h 34
    Que de propagande on nous sert; et le NPD nous la ressert!
    Comme si on n'avait rien appris depuis la première Guerre du Golfe, et comme le chantait Jean Leloup dans 1990, «devrait nous laisser tous gagas». Il semble bien que dans le cas de gent journalistique, cela soit tout aussi vrai qu'à l'époque. Voici une traduction française du Rapport des observateurs de la Ligue arabe qui a été tenu à l'écart tant par les gouvernements arabes et occidentaux que par leurs sbires de la grande presse à son service.

    http://www.infosyrie.fr/re-information/au-fait-voi

    Je cite, comme l'a fait Georges LeBel sous la chronique de François Brousseau d'aujourd'hui:
    Pourrais-je attirer votre attention sur les paragraphes 26 à 30.
    « « 26 – La Mission a observé dans les deux secteurs de Homs et Hama des actes de violence du fait des groupes armés contre les forces gouvernementales, qui ont fait des tués et des blessés parmi les troupes gouvernementales. Dans certaines situations, les forces gouvernementales ont recours à la violence comme réaction aux attaques perpétrées contre ses membres. Les observateurs de la mission ont noté que les groupes armés ont recours aux bombes thermiques et aux missiles anti-blindage.
    28 – La mission a noté l’émission de faux rapports émanant de plusieurs parties faisant état de plusieurs attentats à la bombe et de violence dans certaines régions.(...)
    29 – La mission a noté également, (...) qu’il y a des exagérations médiatiques sur la nature et l’ampleur des accidents et des personnes tuées ou blessées à la suite des événements et des manifestations qui ont eu lieu dans certaines villes. »
    Il s'agit d'un texte de droit international!
    Le NPD, qui est censé être l'opposition officielle, s'est aligné sur la position du gouvernement Harper dans ce dossier. Quelle faiblesse consternante de son équipe aux affaires étrangères.

    @BGadoua
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  • Jean Francois - Inscrit
    6 février 2012 18 h 33
    Le contole du Golan, c'est ce que veulent les manifestants de Homs.
    Il est intéressant de lire dans l'article que les Alaouites ni tout bombardement du gouvernement sur Homs car se sont eux qui ont commencer les manifestations contre M. Assad, non pas comme une majorité d'occidentaux le croient pour instaurer plus de droit et liberté aux individus mais bien parce qu'ils voient m. Assad comme faible vis-a-vis Israël et la position qu'a prix la Syrie sur le Golan.

    La population de Homs aimeraient voir m. Assad reprendre le territoire occuper par Israël qui était il y a pas si longtemps encore sous le contrôle de la Syrie. (Il le trouve donc trop diplomate et pas asser fort)

    Il est drole de voir comment les médias non jamais mentioner les revendications de ces manifestants.

    En juin 2007, le président syrien Bachar el-Assad déclare pouvoir accepter une présence juive sur le Golan. Cette déclaration est interprétée par les opposants à un éventuel désengagement du Golan comme une acceptation du fait que cette région a été dans son histoire deux fois plus longtemps israélienne que syrienne et que de ce fait, Israël ne devrait pas s’en retirer.

    Le gouvernement Olmert se heurte, dans l’optique d’un éventuel échange du Golan contre la paix avec la Syrie, à la volonté du peuple israélien de ne pas rendre le plateau. En mai 2008, ceux-ci étaient environ 70 %.

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Golan

    Il y a toujours deux face a une médaille ;)
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  • Marc Ayoub - Inscrit
    6 février 2012 21 h 19
    Honte aux syriens pro-Assad, ces moutons du népotisme.
    J'ai suis Syrien de Alep.
    J'ai 57 ans.
    J'ai quitté le pays il y'a 25 ans et y retourne à chaque année.
    J'ai quitté par dégoût de voir qu'une de mes étudiantes, qui est kurde, n'a pu accéder à un poste de professeure puisqu'elle refuse d'adhérer au parti BAAS et d'espionner les troupes rebelles de sa région au profit de l'organisation.

    De toutes les tyrannies modernes, celle de Bashar est la plus contrôlante et paranoïaque de l'Histoire. En Syrie, les cours d'histoires portent sur les menaces des minorités arméniennes, assyriennes et kurdes sur le nationalisme. La Syrie a totalement effacé ces minorités en renommant le pays : La République ARABE Syrienne.

    Toutes les fautes, tous les maux et toutes les anomlies sont également, selon Dr Bashar, à Israël. Parce qu'Israël contrôle tout, voit tout et est responsable de tout.

    Savez-vous ce qu'il y'a de plus frappant? Les défenseurs de Bashar sont les chien de gardes de l'hypocrisie d'une simili-élite sans valeurs qui ne fait que dans le népotisme et l'admiration de sa propre image.

    AUCUNE agence de presse non-gouvernementale n'existe en syrie.
    AUCUN parti politique n'a le droit d'exister.
    Les AL-ASSAD remporte les élection à 99% depuis 40 ans.

    Foutez-moi la paix avec vos théories conspirationistes. Ces défenseurs de Bashar s'en prennent même aux valeurs canadiennes en prenant d'assault les forums de discussion comme celui-ci, dans un bêlement de mouton.
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  • Labelle Michel - Inscrit
    6 février 2012 22 h 07
    Au-delà de la désinformation

    Voici un résumé de la situation pour ceux qui veulent y voir clair.

    Durant cette crise, et encore aujourd’hui, les dirigeants occidentaux et les monarques arabes ont réussi à intoxiquer non seulement leurs propres peuples, mais une large partie de l’opinion publique internationale. Ils sont parvenus à faire accroire que la population syrienne s’était soulevée contre son gouvernement et que celui-ci réprimait cette contestation politique dans le sang. Leurs chaînes satelitaires ont non seulement réalisé des montages fallacieux pour induire le public en erreur, mais elles ont aussi tourné des images de fiction en studio pour les besoins de leur propagande. En définitive, le Conseil de Coopération du Golfe (CCG) et de l’Organisation du Traité de l’Atlantique-Nord (OTAN) ont inventé et fait vivre médiatiquement durant dix mois une révolution qui n’existait qu’en images, tandis que sur le terrain la Syrie devait affronter seule une guerre de basse intensité menée par la Légion wahhabite appuyée par l’OTAN.

    L’échec des États du CCG et de l’OTAN est aussi celui de leurs valeurs. Ils se sont présentés en défenseurs des droits humains et de la démocratie, alors qu’ils ont établi la torture en système de gouvernement et que la plupart d’entre eux sont opposés au principe de souveraineté populaire.

    Même si l’opinion publique en Occident et dans le Golfe est sous-informée sur ce sujet, les États-Unis et leurs vassaux ont mis en place depuis 2001 un vaste réseau de prisons secrètes et de centre de tortures, y compris sur le territoire de l’Union européenne.

    Sous prétexte de guerre contre le terrorisme, les États-Unis et leurs vassaux ont semé la terreur, enlevant et torturant plus de 80 000 personnes. Durant la même période, ils ont créé des unités d’opérations spéciales dotées d’un budget de près de 10 milliards de dollars annuel qui revendiquent des assassinats politiques dans au moins 75 p
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