Obama dénonce la Syrie, mais le Conseil de sécurité de l'ONU ne s'entend pas
Le président américain Barack Obama a exhorté aujourd'hui le Conseil de sécurité de l'ONU à s'opposer à la «brutalité sans répit» du régime syrien, jugeant que Bachar el-Assad n'avait «pas le droit de diriger la Syrie» et l'appelant à quitter le pouvoir.
Mais la Russie et la Chine ont usé de leur droit de veto de membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU pour bloquer l'adoption d'une résolution sur la Syrie, soutenant le plan de paix de la Ligue arabe qui prévoit le départ du président Bachar el-Assad.
Les 13 autres membres du Conseil, se sont tous prononcés en faveur de ce texte, qui avait pour objectif de mettre fin à la répression en cours en Syrie.
Le vote s'est déroulé alors que la ville de Homs (centre de la Syrie) vient d'être le théâtre d'un des épisodes les plus sanglants depuis le début du soulèvement il y a 11 mois. Selon l'opposition au régime, plus de 200 personnes y ont en effet été tuées dans la nuit de vendredi à samedi.
Dans un communiqué extrêmement ferme, Barack Obama a évoqué le «mépris pour la vie et la dignité humaines» du maître de Damas, après le choc des derniers bombardements sur la ville de Homs, bastion de l'insurrection dans le centre du pays.
«Assad doit arrêter tout de suite sa campagne de massacres et de crimes contre son propre peuple. Il doit quitter le pouvoir et permettre qu'une transition démocratique se mette immédiatement en place», a jugé Barack Obama.
«La politique du régime syrien, qui est de se maintenir au pouvoir en terrorisant sa population, ne fait que signaler sa faiblesse inhérente et son effondrement inévitable», a ajouté Obama: «Assad n'a pas le droit de diriger la Syrie, il a perdu toute légitimité auprès de son peuple et de la communauté internationale».
Cette dernière «doit travailler pour protéger la population syrienne contre cette brutalité odieuse», a-t-il ajouté alors que le Conseil de sécurité était réuni en urgence, fait inhabituel pour un week-end.
Manifestations devant les ambassades de Syrie de cinq pays
Par ailleurs, des manifestants ont tenté de pénétrer par la force à l'intérieur des ambassades de Syrie dans cinq pays en Europe et au Proche-Orient, après les accusations de l'opposition syrienne selon laquelle l'armée syrienne a tué plus de 200 personnes dans la nuit de vendredi à samedi à Homs.
La police britannique a utilisé des matraques pour repousser des manifestants qui essayaient d'entrer dans l'ambassade de Syrie à Londres pour la deuxième fois, après y avoir pénétré avec succès en début de journée. Plusieurs vitres de l'ambassade ont été brisées.
Selon la police, six personnes ont été arrêtées lors du premier assaut contre le bâtiment, et six autres quelques heures plus tard, quand des manifestants criant «nous voulons fermer l'ambassade» se sont à nouveau précipités vers le bâtiment.
Une scène similaire s'est déroulée à Athènes avant l'aube. La police grecque a annoncé l'arrestation de 13 personnes — 12 Syriens et un Irakien — qui étaient entrées dans l'ambassade avant l'aube.
En Allemagne, 20 personnes sont entrées à l'intérieur de l'ambassade de Syrie à Berlin et ont fait des dégâts dans les bureaux, selon la police.
Au Caire, des manifestants syriens ont incendié une partie de l'ambassade de Syrie.
Enfin, au Koweït, des protestataires ont brisé les vitres de l'ambassade syrienne et hissé le drapeau de l'opposition.
Mais la Russie et la Chine ont usé de leur droit de veto de membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU pour bloquer l'adoption d'une résolution sur la Syrie, soutenant le plan de paix de la Ligue arabe qui prévoit le départ du président Bachar el-Assad.
Les 13 autres membres du Conseil, se sont tous prononcés en faveur de ce texte, qui avait pour objectif de mettre fin à la répression en cours en Syrie.
Le vote s'est déroulé alors que la ville de Homs (centre de la Syrie) vient d'être le théâtre d'un des épisodes les plus sanglants depuis le début du soulèvement il y a 11 mois. Selon l'opposition au régime, plus de 200 personnes y ont en effet été tuées dans la nuit de vendredi à samedi.
Dans un communiqué extrêmement ferme, Barack Obama a évoqué le «mépris pour la vie et la dignité humaines» du maître de Damas, après le choc des derniers bombardements sur la ville de Homs, bastion de l'insurrection dans le centre du pays.
«Assad doit arrêter tout de suite sa campagne de massacres et de crimes contre son propre peuple. Il doit quitter le pouvoir et permettre qu'une transition démocratique se mette immédiatement en place», a jugé Barack Obama.
«La politique du régime syrien, qui est de se maintenir au pouvoir en terrorisant sa population, ne fait que signaler sa faiblesse inhérente et son effondrement inévitable», a ajouté Obama: «Assad n'a pas le droit de diriger la Syrie, il a perdu toute légitimité auprès de son peuple et de la communauté internationale».
Cette dernière «doit travailler pour protéger la population syrienne contre cette brutalité odieuse», a-t-il ajouté alors que le Conseil de sécurité était réuni en urgence, fait inhabituel pour un week-end.
Manifestations devant les ambassades de Syrie de cinq pays
Par ailleurs, des manifestants ont tenté de pénétrer par la force à l'intérieur des ambassades de Syrie dans cinq pays en Europe et au Proche-Orient, après les accusations de l'opposition syrienne selon laquelle l'armée syrienne a tué plus de 200 personnes dans la nuit de vendredi à samedi à Homs.
La police britannique a utilisé des matraques pour repousser des manifestants qui essayaient d'entrer dans l'ambassade de Syrie à Londres pour la deuxième fois, après y avoir pénétré avec succès en début de journée. Plusieurs vitres de l'ambassade ont été brisées.
Selon la police, six personnes ont été arrêtées lors du premier assaut contre le bâtiment, et six autres quelques heures plus tard, quand des manifestants criant «nous voulons fermer l'ambassade» se sont à nouveau précipités vers le bâtiment.
Une scène similaire s'est déroulée à Athènes avant l'aube. La police grecque a annoncé l'arrestation de 13 personnes — 12 Syriens et un Irakien — qui étaient entrées dans l'ambassade avant l'aube.
En Allemagne, 20 personnes sont entrées à l'intérieur de l'ambassade de Syrie à Berlin et ont fait des dégâts dans les bureaux, selon la police.
Au Caire, des manifestants syriens ont incendié une partie de l'ambassade de Syrie.
Enfin, au Koweït, des protestataires ont brisé les vitres de l'ambassade syrienne et hissé le drapeau de l'opposition.
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