Les FARC auraient recommencé à frapper
Bogotá — La Colombie a renoué avec la violence après un double attentat meurtrier attribué aux FARC sur un territoire stratégique pour le contrôle de la cocaïne, une offensive qui démontre la persistance de la capacité d'action de la guérilla, malgré d'importants revers militaires.
En l'espace de 48 heures, mercredi et jeudi, deux explosions de véhicules piégés devant des commissariats de police ont fait au moins 15 morts, dont 11 civils, et une centaine de blessés dans les localités de Tumaco et de Villa Rica dans le sud-ouest du pays, au bord de l'océan Pacifique.
Ces attentats ont été aussitôt attribués par le gouvernement à la guérilla marxiste des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), en rébellion depuis près d'un demi-siècle.
Ils interviennent dans une des régions les plus dangereuses du pays, où les FARC sont encore bien implantées, un territoire clé pour le transit de la cocaïne, où sévissent des groupes criminels composés en partie d'ex-paramilitaires.
Le ministre de la Défense Juan Carlos Pinzon a assuré que ces actes avaient pour but de «défendre la route du trafic de drogue vers le Pacifique», soulignant que la guérilla s'était alliée à la bande criminelle des Rastrojos, considérée comme l'une des plus actives.
Ces attaques surviennent quelques jours après que les FARC ont annoncé le report de la libération de plusieurs membres des forces de l'ordre, invoquant des opérations militaires dans la zone où les otages devaient être remis, un argument qualifié de «mensonger» par les autorités.
Le président colombien Juan Manuel Santos a dénoncé le «double jeu» et la «double morale» de guérilleros «hypocrites» qui «parlent de paix d'un côté et commettent des actes terroristes de l'autre».
Des renforts de près de 3000 militaires ont été dépêchés dans la région pour pourchasser les FARC, qui ont déjà subi au cours des derniers mois de lourds revers, dont celui qu'a constitué la mort de son leader Alfonso Cano, tué dans une opération de l'armée en novembre dernier.
Toutefois, «l'activité des FARC en 2011 a été l'une des plus intenses depuis 10 ans, a indiqué León Valencia, directeur de l'institut d'études Nuevo Arco Iris, spécialiste du conflit colombien. L'État consacre 6 % de son PIB à la défense, compte quelque 250 000 militaires et policiers et n'arrive pas à écraser la guérilla.»
En l'espace de 48 heures, mercredi et jeudi, deux explosions de véhicules piégés devant des commissariats de police ont fait au moins 15 morts, dont 11 civils, et une centaine de blessés dans les localités de Tumaco et de Villa Rica dans le sud-ouest du pays, au bord de l'océan Pacifique.
Ces attentats ont été aussitôt attribués par le gouvernement à la guérilla marxiste des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), en rébellion depuis près d'un demi-siècle.
Ils interviennent dans une des régions les plus dangereuses du pays, où les FARC sont encore bien implantées, un territoire clé pour le transit de la cocaïne, où sévissent des groupes criminels composés en partie d'ex-paramilitaires.
Le ministre de la Défense Juan Carlos Pinzon a assuré que ces actes avaient pour but de «défendre la route du trafic de drogue vers le Pacifique», soulignant que la guérilla s'était alliée à la bande criminelle des Rastrojos, considérée comme l'une des plus actives.
Ces attaques surviennent quelques jours après que les FARC ont annoncé le report de la libération de plusieurs membres des forces de l'ordre, invoquant des opérations militaires dans la zone où les otages devaient être remis, un argument qualifié de «mensonger» par les autorités.
Le président colombien Juan Manuel Santos a dénoncé le «double jeu» et la «double morale» de guérilleros «hypocrites» qui «parlent de paix d'un côté et commettent des actes terroristes de l'autre».
Des renforts de près de 3000 militaires ont été dépêchés dans la région pour pourchasser les FARC, qui ont déjà subi au cours des derniers mois de lourds revers, dont celui qu'a constitué la mort de son leader Alfonso Cano, tué dans une opération de l'armée en novembre dernier.
Toutefois, «l'activité des FARC en 2011 a été l'une des plus intenses depuis 10 ans, a indiqué León Valencia, directeur de l'institut d'études Nuevo Arco Iris, spécialiste du conflit colombien. L'État consacre 6 % de son PIB à la défense, compte quelque 250 000 militaires et policiers et n'arrive pas à écraser la guérilla.»
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