Nouvelles difficultés pour la «feuille de route» - Retrait israélien reporté
18 août 2003
Actualités internationales
Ramallah (Cisjordanie) — Le transfert par Israël du contrôle sécuritaire des villes de Jéricho et Kalkiliya (Cisjordanie) à l'Autorité palestinienne, prévu en début de semaine, a été reporté hier à la suite de l'échec d'une réunion entre les deux parties.
«La réunion s'est terminée sans résultat et sans calendrier [de retrait]. Il n'y aura pas de retrait demain ni après-demain», a déclaré à l'AFP Elias Zananiri, porte-parole du ministre palestinien chargé des Affaires de sécurité Mohammad Dahlane.
Le ministre de l'Information Nabil Amr avait annoncé auparavant que le transfert du contrôle de ces deux villes autonomes aux Palestiniens commencerait dès aujourd'hui, ainsi qu'une levée de barrages en Cisjordanie, alors que celui de Tulkarem et Ramallah se ferait plus tard.
Selon M. Zananiri, Israël a refusé de démanteler un barrage de l'armée à l'entrée de Kalkiliya.
«Israël a créé ce problème. Il a dit qu'il se retirerait de Kalkiliya mais il veut maintenir la barrage à l'entrée de la ville», a-t-il précisé, ajoutant: «Nous rejetons cela totalement, car c'est contraire à l'accord entre Dahlane et [le ministre israélien de la Défense Shaoul] Mofaz.»
Une source militaire israélienne a confirmé que la réunion entre des officiers et des responsables locaux «n'avait pas abouti», sans préciser la raison, et qu'il n'y aurait pas de retrait aujourd'hui. Mais elle a annoncé une nouvelle réunion «dans les prochains jours».
M. Mofaz avait confirmé auparavant un retrait prévu de Kalkiliya et Jéricho et, dans une phase ultérieure de Ramallah et Tulkarem, mais avait assorti cette mesure à une série de conditions.
Il a indiqué qu'Israël et l'Autorité palestinienne étaient parvenus à un «accord de principe» sur le retrait de ces villes.
Il a souligné que ces retraits dépendraient d'un «règlement de la question des Palestiniens recherchés par Israël» pour implication dans des attentats et qu'il s'agissait d'un «processus réversible, qui se ferait pas par pas» et qui sera stoppé en cas d'attentat palestinien.
De son côté, le président de l'Autorité palestinienne Yasser Arafat a dénoncé les retraits prévus comme une manoeuvre.
«Il s'agit d'une tentative évidente de la part d'Israël de gagner du temps et d'échapper aux obligations de la "feuille de route"», a déclaré M. Arafat en référence au plan international de paix.
«Un retrait d'une petite portion de notre territoire ne veut rien dire si le siège continue et si les barrages ne sont pas levés», a poursuivi M. Arafat assiégé dans son QG par l'armée israélienne depuis près de 20 mois.
Le transfert du contrôle sécuritaire des quatre villes à l'Autorité palestinienne avait été décidé lors d'une rencontre entre MM. Mofaz et Dahlane. Jéricho est la seule ville de Cisjordanie à n'avoir pas été réoccupée par l'armée israélienne depuis juin 2002, mais l'armée y a procédé à des incursions.
Kalkiliya, au voisinage immédiat de la «ligne verte» qui sépare Israël de la Cisjordanie, est quant à elle complètement encerclée, à l'ouest par la ligne de sécurité construite par Israël et à l'est par une clôture.
Une rencontre sécuritaire s'est en outre tenue dans le sud de la bande de Gaza pour discuter de la levée des barrages militaires israéliens sur l'axe routier entre Khan Younès et Rafah, près de la frontière avec l'Égypte, mais n'a pas abouti à des résultats, selon des sources sécuritaires palestiniennes. Par ailleurs, la menace d'un attentat plane sur Israël après la mort d'un chef local du Jihad islamique, tué jeudi dans un raid israélien à Hébron (Cisjordanie), que le mouvement radical a juré de venger en dépit de la trêve dans les attaques contre Israël proclamée fin juin par les groupes armés palestiniens.
Selon la radio militaire israélienne, l'armée et la police ont reçu 32 alertes à l'attaque à la bombe dimanche.
L'armée a commencé en outre la construction de deux bases dans le secteur autonome palestinien de Hébron, réoccupé depuis plus d'un an.
«La réunion s'est terminée sans résultat et sans calendrier [de retrait]. Il n'y aura pas de retrait demain ni après-demain», a déclaré à l'AFP Elias Zananiri, porte-parole du ministre palestinien chargé des Affaires de sécurité Mohammad Dahlane.
Le ministre de l'Information Nabil Amr avait annoncé auparavant que le transfert du contrôle de ces deux villes autonomes aux Palestiniens commencerait dès aujourd'hui, ainsi qu'une levée de barrages en Cisjordanie, alors que celui de Tulkarem et Ramallah se ferait plus tard.
Selon M. Zananiri, Israël a refusé de démanteler un barrage de l'armée à l'entrée de Kalkiliya.
«Israël a créé ce problème. Il a dit qu'il se retirerait de Kalkiliya mais il veut maintenir la barrage à l'entrée de la ville», a-t-il précisé, ajoutant: «Nous rejetons cela totalement, car c'est contraire à l'accord entre Dahlane et [le ministre israélien de la Défense Shaoul] Mofaz.»
Une source militaire israélienne a confirmé que la réunion entre des officiers et des responsables locaux «n'avait pas abouti», sans préciser la raison, et qu'il n'y aurait pas de retrait aujourd'hui. Mais elle a annoncé une nouvelle réunion «dans les prochains jours».
M. Mofaz avait confirmé auparavant un retrait prévu de Kalkiliya et Jéricho et, dans une phase ultérieure de Ramallah et Tulkarem, mais avait assorti cette mesure à une série de conditions.
Il a indiqué qu'Israël et l'Autorité palestinienne étaient parvenus à un «accord de principe» sur le retrait de ces villes.
Il a souligné que ces retraits dépendraient d'un «règlement de la question des Palestiniens recherchés par Israël» pour implication dans des attentats et qu'il s'agissait d'un «processus réversible, qui se ferait pas par pas» et qui sera stoppé en cas d'attentat palestinien.
De son côté, le président de l'Autorité palestinienne Yasser Arafat a dénoncé les retraits prévus comme une manoeuvre.
«Il s'agit d'une tentative évidente de la part d'Israël de gagner du temps et d'échapper aux obligations de la "feuille de route"», a déclaré M. Arafat en référence au plan international de paix.
«Un retrait d'une petite portion de notre territoire ne veut rien dire si le siège continue et si les barrages ne sont pas levés», a poursuivi M. Arafat assiégé dans son QG par l'armée israélienne depuis près de 20 mois.
Le transfert du contrôle sécuritaire des quatre villes à l'Autorité palestinienne avait été décidé lors d'une rencontre entre MM. Mofaz et Dahlane. Jéricho est la seule ville de Cisjordanie à n'avoir pas été réoccupée par l'armée israélienne depuis juin 2002, mais l'armée y a procédé à des incursions.
Kalkiliya, au voisinage immédiat de la «ligne verte» qui sépare Israël de la Cisjordanie, est quant à elle complètement encerclée, à l'ouest par la ligne de sécurité construite par Israël et à l'est par une clôture.
Une rencontre sécuritaire s'est en outre tenue dans le sud de la bande de Gaza pour discuter de la levée des barrages militaires israéliens sur l'axe routier entre Khan Younès et Rafah, près de la frontière avec l'Égypte, mais n'a pas abouti à des résultats, selon des sources sécuritaires palestiniennes. Par ailleurs, la menace d'un attentat plane sur Israël après la mort d'un chef local du Jihad islamique, tué jeudi dans un raid israélien à Hébron (Cisjordanie), que le mouvement radical a juré de venger en dépit de la trêve dans les attaques contre Israël proclamée fin juin par les groupes armés palestiniens.
Selon la radio militaire israélienne, l'armée et la police ont reçu 32 alertes à l'attaque à la bombe dimanche.
L'armée a commencé en outre la construction de deux bases dans le secteur autonome palestinien de Hébron, réoccupé depuis plus d'un an.
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