Haïti: Duvalier subirait un procès pour corruption
Port-au-Prince, Haïti — Un juge haïtien a dit aujourd'hui recommander que Jean-Claude Duvalier subisse un procès pour des actes de corruption, mais pas à l’égard d’accusations plus graves de violations des droits de la personne durant son règne brutal de 15 ans.
Le juge d’instruction Carves Jean a affirmé que le délai de prescription s’est écoulé concernant les violations des droits de la personne survenues alors que l’ancien dirigeant connu sous le nom de «Baby Doc» présidait aux destinées du pays dans les années 1970 et 1980.
Le magistrat a indiqué qu’il recommanderait que le procès pour corruption soit mené par un tribunal spécial qui s’occupe d’infractions relativement mineures.
L’ancien dictateur haïtien, qui était libre de ses mouvements dans la capitale depuis son retour surprise d’exil l’année dernière, ne risquerait pas plus que cinq ans d’emprisonnement.
Le juge n’a pas explicité sa décision, mais selon plusieurs, «Baby Doc» aurait utilisé des fonds publics haïtiens pour financer sa vie en exil.
Carves Jean n’a pas publié le verdict, établi après une enquête d’un an, affirmant qu’il devait d’abord être consulté par le procureur général, de même par Duvalier et les victimes de son régime ayant déposé des poursuites contre l’ex-dictateur.
L’avocat de Duvalier, Reynolds Georges, qui avait argué que la cause devait être rejetée complètement étant donné le délai de prescription expiré sous toutes les accusations, a dit avoir l’intention de déposer un appel dès la réception des documents.
«Nous allons porter la décision en appel... et la jeter aux ordures», a affirmé Me Georges à l’Associated Press.
Jean-Claude Duvalier avait été 25 ans en exil, la plupart de ce temps ayant été passé en France.
Haïti compte un système judiciaire chancelant, avec peu de causes menées à terme même dans des cas simples de criminalité, et le gouvernement est surtout préoccupé par la reconstruction du pays ravagé par un séisme en janvier 2010.
Une majorité d’Haïtiens sont trop jeunes pour avoir vécu sous le régime Duvalier, mais plusieurs se souviennent très bien de ces conditions de détention horribles et de la milice spéciale violente, connue sous le nom de Tonton Macoute, ayant tué et torturé des opposants politiques en toute impunité.
Le juge d’instruction Carves Jean a affirmé que le délai de prescription s’est écoulé concernant les violations des droits de la personne survenues alors que l’ancien dirigeant connu sous le nom de «Baby Doc» présidait aux destinées du pays dans les années 1970 et 1980.
Le magistrat a indiqué qu’il recommanderait que le procès pour corruption soit mené par un tribunal spécial qui s’occupe d’infractions relativement mineures.
L’ancien dictateur haïtien, qui était libre de ses mouvements dans la capitale depuis son retour surprise d’exil l’année dernière, ne risquerait pas plus que cinq ans d’emprisonnement.
Le juge n’a pas explicité sa décision, mais selon plusieurs, «Baby Doc» aurait utilisé des fonds publics haïtiens pour financer sa vie en exil.
Carves Jean n’a pas publié le verdict, établi après une enquête d’un an, affirmant qu’il devait d’abord être consulté par le procureur général, de même par Duvalier et les victimes de son régime ayant déposé des poursuites contre l’ex-dictateur.
L’avocat de Duvalier, Reynolds Georges, qui avait argué que la cause devait être rejetée complètement étant donné le délai de prescription expiré sous toutes les accusations, a dit avoir l’intention de déposer un appel dès la réception des documents.
«Nous allons porter la décision en appel... et la jeter aux ordures», a affirmé Me Georges à l’Associated Press.
Jean-Claude Duvalier avait été 25 ans en exil, la plupart de ce temps ayant été passé en France.
Haïti compte un système judiciaire chancelant, avec peu de causes menées à terme même dans des cas simples de criminalité, et le gouvernement est surtout préoccupé par la reconstruction du pays ravagé par un séisme en janvier 2010.
Une majorité d’Haïtiens sont trop jeunes pour avoir vécu sous le régime Duvalier, mais plusieurs se souviennent très bien de ces conditions de détention horribles et de la milice spéciale violente, connue sous le nom de Tonton Macoute, ayant tué et torturé des opposants politiques en toute impunité.
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