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    Uranium iranien - Une délégation de l'AIEA arrive à Téhéran

    Manifestation contre l’AIEA hier à Téhéran<br />
    Photo : Agence Reuters Manifestation contre l’AIEA hier à Téhéran
    Téhéran — Une délégation de l'AIEA a entamé hier une visite «test» de trois jours en Iran pour tenter d'éclaircir les zones d'ombre du programme nucléaire iranien, sur fond de fortes tensions provoquées par des sanctions pétrolières adoptées par l'Union européenne.

    L'AIEA espère que cette visite permettra de «résoudre toutes les questions en suspens avec l'Iran», et que Téhéran acceptera de répondre aux questions sur une «possible dimension militaire» de son programme nucléaire, a déclaré le chef des inspecteurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique, le Belge Herman Nackaerts, avant son départ.

    L'Iran, qui dénonce systématiquement depuis des années les rapports selon lui «biaisés» et «politisés» de l'agence onusienne à son propos, a prévenu de son côté dimanche que cette visite constituait un «test pour l'AIEA».

    «Nous attendons que l'Agence corrige son attitude et fasse un travail technique, ce qui pourra ouvrir la voie à plus de coopération», a déclaré le président du Parlement, Ali Larijani.

    «Mais si elle dévie et se transforme en instrument (NDLR: politique des Occidentaux) alors l'Iran devra réfléchir» à ses relations avec l'AIEA, qui supervise la plupart des sites nucléaires iraniens dans le cadre du Traité de non prolifération, a-t-il prévenu.

    Le chef de la diplomatie iranienne Ali Akbar Salehi, en déplacement à Addis Abeba, a assuré qu'il n'y avait rien de suspect dans les activités nucléaires de Téhéran.

    «Je suis plein d'espoir et très optimiste pour ce déplacement d'une haute délégation de l'AIEA en Iran», a-t-il déclaré niant catégoriquement que l'Iran soit en train de développer un arsenal nucléaire et ajoutant que son pays n'a «rien à cacher».

    «Depuis le tout début nous avons indiqué explicitement, énoncé explicitement, que l'Iran n'est pas et n'a jamais été à la recherche d'armes nucléaires», a-t-il avancé.

    L'agence officielle IRNA a indiqué que les inspecteurs visiteraient «probablement le site de Fordo» (sud-ouest), où se trouve la deuxième usine d'enrichissement d'uranium du pays.

    L'entrée en service de Fordo début janvier a provoqué une avalanche de critiques dans les pays occidentaux mais aussi en Russie, où les autorités ont exprimé leur «inquiétude».

    Le dernier rapport de l'AIEA sur l'Iran en novembre 2011 a souligné une «possible dimension militaire» du programme nucléaire iranien, entraînant en janvier de nouvelles sanctions occidentales contre Téhéran.
     
     
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