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L'Écosse en plein débat préréférendaire - Les Écossais seront-ils indépendants avant les Québécois?

Couronné homme politique de l’année 2011 par le Times de Londres, le premier ministre écossais, Alex Salmond (à droite), est considéré comme le politicien le plus habile de Grande-Bretagne.<br />
Photo : Agence France-Presse Jonathan Mitchell
Couronné homme politique de l’année 2011 par le Times de Londres, le premier ministre écossais, Alex Salmond (à droite), est considéré comme le politicien le plus habile de Grande-Bretagne.
Edimbourg — Il souffle un vent référendaire ces jours-ci sur les côtes écossaises. Vu de la colline du château qui domine la ville, on sent une grande fébrilité et le climat politique ressemble à s'y méprendre aux années qui ont précédé le référendum québécois de 1995.

C'est dans le grand hall de cette forteresse du XVIe siècle que le premier ministre écossais, l'indépendantiste Alex Salmond, a choisi de répondre aux questions de la presse internationale, le jour même de l'anniversaire du poète national Robert Burns. Étrangement, parmi la cinquantaine de journalistes venus du monde entier, on comptait des Catalans, des Basques, des Chinois, des Allemands, des Français, mais pratiquement aucun Canadien. Peu avant, Salmond avait prononcé devant le parlement écossais son discours le plus attendu depuis la victoire éclatante, l'an dernier, du Scottish National Party (SNP) à la législature écossaise.

Comme les Québécois l'ont fait en 1980 et en 1995, les Écossais seront invités à l'automne 2014 à se prononcer sur l'indépendance de leur pays et à mettre fin au traité d'Union qui les unit à l'Angleterre depuis 1707. La question sera claire, a dit le premier ministre, et on ne peut plus simple: «Acceptez-vous que l'Écosse devienne un pays indépendant?» Certes, les plus radicaux parmi ceux que l'on appelle ici les unionistes souhaiteraient une question du genre «Voulez-vous que l'Écosse se sépare totalement et définitivement de la mère patrie britannique adorée?», ironise le politologue Michael Keating de l'Université d'Édimbourg. Il y aura évidemment un débat sur la question qui sera soumise à la Commission électorale britannique et sur la légalité d'un référendum qui ne serait pas approuvé par une loi de Westminster. Mais, sauf pour les unionistes les plus extrémistes, la formulation de la question révélée cette semaine ne devrait guère poser problème. À Édimbourg, on voit mal comment, avec seulement 12 députés écossais, la coalition libérale-conservatrice au pouvoir à Westminster pourrait avoir la légitimité de contester la légalité de la démarche du Parlement écossais.

Dès le lendemain du discours d'Alex Salmond, un nouveau sondage réalisé pour le New Statesman semblait favoriser le SNP. Pour une des premières fois, le Oui à l'indépendance atteignait 44 % (contre 45 % pour le Non et 11 % d'indécis). Mais les experts demeurent sceptiques devant ces chiffres. Contrairement au Québec où les souverainistes ont souvent dépassé les 50 %, les partisans de l'indépendance de l'Écosse ont rarement rassemblé plus du tiers de l'électorat, explique George Kerevan, chroniqueur au quotidien The Scotsman.

Attablé au café Elephant House, où J. K. Rowling aurait écrit de longs chapitres d'Harry Potter, dit-on, Kerevan demeure perplexe. «La bataille de l'indépendance est gagnable, mais c'est un pari énorme, dit-il. Deux ans en politique, c'est une éternité. La population risque de se lasser. Mais il y aura des élections britanniques en 2015 et la perspective de voir les conservateurs réélus pour cinq ans de plus pourrait inciter les Écossais à dire oui à la séparation.»

Un sondage récent du politologue John Curtis de l'Université Strathclyde a montré que s'ils étaient convaincus que l'indépendance améliorerait leurs revenus de 500 livres sterling par année, la plupart des indécis opteraient pour le Oui. «Cela laisse penser que les arguments économiques seront très importants, dit Kerevan. Si Salmond peut faire cette démonstration, en faisant par exemple miroiter les profits que l'Écosse peut tirer du pétrole de la mer du Nord, il peut gagner.»

Une deuxième question?

Couronné homme politique de l'année 2011 par le Times de Londres, Salmond est considéré comme le politicien le plus habile de Grande-Bretagne. Difficile, pour l'instant, de trouver mieux à Westminster. Cet ancien banquier est aussi connu pour être un spécialiste des courses de chevaux sur lesquelles il a déjà signé une chronique hebdomadaire dans le Scotsman. «Salmond est un joueur, dit le sociologue de l'Université d'Édimbourg David McCrone. Il a toutes les cartes en main et il ne veut en laisser échapper aucune. En cas de défaite, il tient absolument à se ménager une position de repli.»

Voilà pourquoi, dans la consultation qu'il a lancée mercredi et qui durera jusqu'en mai prochain, le premier ministre écossais n'a pas écarté la possibilité de poser une seconde question proposant une solution mitoyenne qui permettrait à l'Écosse de percevoir tous ses impôts et d'en redistribuer une petite partie à Londres, notamment pour les affaires étrangères et la défense. Une formule proche du défunt rapport Allaire québécois baptisée Devo Max (pour «maximum devolution»). Ce n'est pas mon choix, a déclaré Salmond, «mais il ne serait pas juste d'exclure a priori une option soutenue par une large partie de la population». Le premier ministre dit aussi vouloir éviter de «présenter une plus grande dévolution et l'indépendance comme des projets opposés». Car, selon lui, ils vont dans la même direction.

Si cette seconde question n'est défendue par aucun parti, elle l'est par plusieurs organisations de la société civile comme les syndicats, dit Michael Keating. L'ancien chef travailliste écossais Henry McLeash, aujourd'hui marginal, s'en était fait le défenseur. L'un des architectes de la dévolution, Canon Kenyon Wright, a annoncé qu'il allait lancer une campagne en faveur cette seconde question.

Le chef du SNP veut éviter de se «peinturer dans le coin» comme le furent les souverainistes québécois au lendemain des référendums de 1980 et 1995, explique David McCrone. Alors que le soutien à l'indépendance dépasse rarement les 40 %, cette solution mitoyenne pourrait facilement rallier plus de 70 % des Écossais.

La présence d'un second choix sur le bulletin risque d'inciter certains électeurs à se détourner de l'indépendance, craignent pourtant de nombreux partisans du SNP. Mais cette solution a surtout le don d'irriter Londres, qui ne veut absolument pas en entendre parler et qui s'opposera de toutes ses forces à un référendum avec deux questions.

«Il est facile de comprendre pourquoi les conservateurs, qui ont pratiquement été rayés de la carte électorale écossaise, s'opposent à cette seconde question», dit McCrone. Mais cette opposition est plus difficile à comprendre de la part des travaillistes.

«Les Anglais préféreraient voir l'Écosse partir plutôt que de lui offrir de nouveaux pouvoirs, dit le politologue Michael Keating qui a vécu 11 ans au Canada. Contrairement au Canada anglais, pour qui il n'était pas question de laisser le Québec se séparer, une large partie des Anglais et des unionistes seraient parfaitement indifférents à l'indépendance de l'Écosse. De plus en plus de députés conservateurs à Westminster ne supportent pas de voir leurs collègues écossais voter des lois sur la santé et l'éducation alors qu'elles ne s'appliquent pas à l'Écosse. La moitié des députés conservateurs verraient l'Écosse partir sans le moindre état d'âme.» Keating a même déjà écrit que, si les Écossais ne se séparent pas de l'Angleterre, les Anglais pourraient décider de se séparer de l'Écosse.

Ce qui se passe en Écosse est suivi de près par le pays de Galles et l'Irlande du Nord, dit Georges Kerevan. «Contrairement aux Québécois qui sont seuls face à neuf provinces anglophones, l'Écosse n'est pas seule à revendiquer son autonomie dans le Royaume-Uni. Il y a l'Irlande du Nord et le pays de Galles.» Comme pour la dévolution, ce dernier a souvent tendance à suivre, avec quelques années de retard, ce que fait le grand frère écossais. En Irlande du Nord, l'idée d'un rattachement au voisin du sud semble en perte de vitesse chez les nationalistes, ce qui pourrait les amener à explorer de nouvelles perspectives, dit Kerevan.

Le fossé identitaire

Au-delà des hauts et des bas des sondages référendaires, depuis 20 ans, toutes les enquêtes prouvent que, à l'exemple des Québécois qui se sentent de plus en plus québécois, les Écossais se sentent de plus en plus écossais. Aujourd'hui, près de 70 % d'entre eux se considèrent comme uniquement ou principalement écossais. Seuls 24 % se disent également britanniques et écossais. Et à peine 3 % principalement britanniques. Mais il serait très hasardeux d'en déduire les résultats du référendum, précise McCrone.

«La construction d'une identité britannique, comme Trudeau a fait avec l'identité canadienne, n'est pas dans la tradition du Royaume-Uni», dit Michael Keating. Avant de quitter le pouvoir, l'ancien premier ministre Gordon Brown avait lancé une commission itinérante sur l'identité britannique. Parodiant le multiculturalisme à la Trudeau, il avait même évoqué un multiculturalisme à la britannique avec les Écossais, les Gallois, les musulmans et même les Pakistanais. Le projet n'a pas eu de suite, mais une commission étudie la possibilité que le Royaume-Uni adopte sa propre charte des droits. «Cela risque d'irriter passablement les Écossais. Les anciens unionistes n'auraient jamais fait ça!», dit Keating.

Quelle influence pourrait avoir sur le référendum la récession dans laquelle la Grande-Bretagne vient d'entrer? «C'est le facteur inconnu, dit McCrone. La crise rend les électeurs plus inquiets et moins enclins à prendre des risques. Mais la destruction systématique de l'État-providence par les conservateurs peut aussi les inciter à faire le saut vers l'indépendance pour se protéger.»

Les bus à deux étages qui circulent dans Princess Street, la grande avenue commerciale d'Édimbourg, annoncent le film The Iron Lady dans lequel Meryl Streep interprète Margareth Thatcher. Vingt ans plus tard, l'ancienne première ministre demeure toujours la personnalité la plus détestée des Écossais.

Les Écossais auront donc deux ans pour se faire une idée de leur avenir constitutionnel. La plupart des analystes se demandent comment il sera possible de maintenir un débat soutenu pendant tout ce temps. «Une semaine en politique est une éternité», rappelle David McCrone, qui n'exclut pas un scénario à la québécoise où, après avoir perdu le référendum, Alex Salmond serait réélu en 2016. Exactement comme René Lévesque en 1981 et son «beau risque» qui mena aux négociations des accords du lac Meech.

En attendant l'automne 2014, les Écossais pourraient bien donner quelques leçons de politique aux Québécois.

***

Correspondant du Devoir à Paris
 
 
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  • Gilles Bousquet - Inscrit
    28 janvier 2012 02 h 48
    Si c'est si bon, pourquoi attendre ?
    Les séparatistes Écossais veulent reporter leur référendum de 3 ans, vers la fin de 1994. S'ils sont si confiants de gagner ce fameux référendum, pourquoi attendre si longtemps avant de le tenir ?

    Vous concluez que "les Écossais pourraient bien donner quelques leçons de politique aux Québécois.»

    Ils ont perdu leur langue, le gaélique et ils adorent la Reine d'Angleterre, pays qui les a conquis. Ils ne peuvent pas trop donner de leçon de patriotisme aux Québécois...me semble, en basant leur désir de voter OUI à la séparation, sur les produits du pétrole de la mer du Nord, qui pourraient ou non, rapporter plus dans leurs poches..
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  • Richard Desrochers - Inscrit
    28 janvier 2012 04 h 52
    différence majeure avec nous
    Les Écossais qui veulent l'Indépendance, le font sur des bases principalement économiques et identitaires. Contrairement à nous, ils ne nourrissent pas une haine profonde contre l'autre partie. Ici, la base de notre problème est la rancoeur, la haine, le mépris. Sans oublier bien sûr, le désir de vengeance. Des sentiments négatifs qui n'apporteront que confusion et pagaille dans l'éventualité où le peuple disait oui. Aussi, je constate la direction honnête de la démarche référendaire, alors que la question semble si claire et limpide, aucunement empreinte de cachotterie. Bref, les Écossais feront un référendum constructif.
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  • Alexandre Dionne - Abonné
    28 janvier 2012 05 h 04
    Grand merci à Christian Rioux, un comte-rendu intelligent et percutant !
    Un certain beaume sur les plaies du devenir sans Gilles Duceppe, ou en attendant Bernard Drainville.

    Voir mes remarques caustiques (si parues !) sous Michel David en fin de semaine !
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  • Patro - Inscrit
    28 janvier 2012 05 h 14
    Enfin !
    Des nouvelles rafraîchissantes. Les similitudes sont là. Mme Marois a bien caché son jeu et le plaisir que les québécois ont à vivre sous un gouvernement conservateur pourrait sans doute la porter sur la vague. Intéressant, non ?
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  • Georges Paquet - Abonné
    28 janvier 2012 06 h 26
    Deux situations totalement différentes.
    L'indépendance de l'Écosse n'a plus rien de comparable avec l'indépendance du Québec.
    L'appartenance de l'Écosse et de la Grande-Bretagne à l'Union européenne place l'Écosse dans une situation toute différente de celle du Québec.
    Ainsi, se donnant éventuellement une indépendance, l'Écosse continuerait d'appliquer les mêmes lois et règlements édictés et gérés par L'Union européenne. Il siègeraient dans le même Parlement européen; ils seraient représentés, tous les deux, par le même Service extérieur de l'Union européenne, à l'OMC, éventuellement à l'ONU, aux négociations de libre échange avec le Canada et avec les autres pays, ils seraient soumis aux mêmes décisions de la Cour européenne de Justice, ils auraient le même passeport européen; ils appliqueaient la même politique d'immigration. Sans compter que les Allemands poussent très fort, avec plusieursd autres pays, pour que l'Union européenne devienne rapidement la vraie fédération politique souhaitée par les fondateurs et que nécessitent d'ailleurs sa gestion économique et financière, en plus de son rôle dans le monde et dans les Institution internationale
    J'arrête, ici. Mais vous voyez bien qu'on ne parle pas du tout de la même chose, ici et en Europe.
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  • Shekina - Inscrite
    28 janvier 2012 06 h 54
    Un petit mot.
    Si l'Écosse veulent de tout leur coeur,
    Faites.Et soite!

    Les Écosssais doivent savoir ce qui explique leur motivation...voilà.

    Je pense au film "Coeur Vaillant" étrange,loufoque,je ne sais pas.
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  • J. Maurice Arbour - Abonné
    28 janvier 2012 07 h 51
    Il faut préférer la dépendance.
    L'Écosse, Gibraltar, les Îles Turques et Caïques, les Îles Vierges britanniques et les 50 habitants de l'île Pitcairn dans le Pacifique se décoloniseront tous avant le Québec.Colonisés,nous? Jamais! Nous ne sommes pas des colonisés, nous, Monsieur!Pauvres Écossais!
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  • phamose - Abonné
    28 janvier 2012 08 h 13
    ouais...
    la planète entière sera indépendante avant nous parce qu'on est trop peureux!
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  • France Marcotte - Abonnée
    28 janvier 2012 08 h 14
    "L'homme politique de l'année 2011..."
    Je n'en doute pas une seconde, le monsieur a l'air super gentil mais s'il y a pour le Times une catégorie "homme politique de l'année", cela signifie qu'il y a une catégorie différente pour "la femme politique de l'année", sinon on dirait simplement "le personnage politique de l'année", n'est-ce pas? Quoi, ce n'est pas le cas?
    C'est vrai que "personnage politique", cela fait moins...

    Donc, on nous dit M.Alex Salmond est considéré comme le politicien le plus habile de Grande-Bretagne.
    Mais pour le démontrer, le journaliste dit: "Difficile, pour l'instant, de trouver mieux à Westminster. Cet ancien banquier est aussi connu pour être un spécialiste des courses de chevaux sur lesquelles il a déjà signé une chronique hebdomadaire dans le Scotsman. Salmond est un joueur."
    Ah bon...c'est tout ce qu'il faut?
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  • nb165 - Inscrit
    28 janvier 2012 08 h 15
    Oui sans aucun doute
    J'espère pour eux. Ce serait une excellente démonstration d'intelligence. Nous, nous sommes pris avec nos dépendantistes frileux...On aura jamais notre pays donc à votre question, réponse simple, oui ils seront indépendants avant le Québec et pire, nous seons assimilés dans 20 ans et Trois-Rivières sera un gros Moose Jaw avec des noms rues francophones...Voilà.
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  • Jean Lapointe - Abonné
    28 janvier 2012 08 h 15
    Pourquoi ne pas dire NOUS?

    Excellente idée que de nous instruire sur l' Ecosse et de nous faire voir les différences qui semblent y avoir entre les Ecossais et nous.

    Mais je trouve curieux que vous parliez de nous au Québec comme si vous parliez d'un autre peuple étranger comme le sont les Ecossais.

    Pourquoi ne pas avoir titré votre article ainsi: Les Ecossais seront-ils indépendants avant nous?

    A ce que je sache vous vous considérez vous-même comme un Québécois et non pas comme un Canadien et je pense même que vous êtes en faveur de la souveraineté du Québec.

    Si j'insiste là-dessus c'est parce que je considère que c'est là l'un de nos problèmes.

    Trop de Québécois à mon goût parle d'eux et du Québec comme s'ils n'en faisaient pas partie, comme s'ils n'étaient pas eux-mêmes concernés par le problème, comme le font malheureusement trop de journaux quand il est question de souveraineté ou d'indépendance.


    Au Québec, il nous faut plus d'acteurs et moins de gérants d'estrades.

    Nous sommes tous concernés et, par conséquent, nous pouvons tous et nous devrions tous, il me semble, nous impliquer.

    Et que ceux qui sont contre disent pourquoi au lieu de dire tout simplement qu'ils n'en veulent pas de l'indépendance parce que ce serait dépassé.

    Pourquoi ce serait dépassé? Depuis quand que la liberté n'est plus souhaitable pour elle-même?

    Nous ne sommes pas les seuls à être confrontés à ce problème. Il doit donc bien y avoir quelque chose de fondamental là-dedans quoi qu'en dise François Legault pour qui le mouvement souverainiste n'est là que pour nous diviser.
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  • Jean Lapointe - Abonné
    28 janvier 2012 08 h 27
    Acceptez-vous ou voulez-vous

    «La question sera claire, a dit le premier ministre, et on ne peut plus simple: «Acceptez-vous que l'Écosse devienne un pays indépendant?»

    Moi je trouve que ce serait préférable que le premier ministre demande aux Ecossais s'ils veulent ou pas que l'Écosse devienne un pays indépendant au lieu de leur demander s' ils acceptent ou non qu'il le devienne.

    Répondre: OUI je le veux , je trouve que c'est un engagement plus fort que de répondre : OUI j'accepte.

    Accepter c'est passif. Ça veut dire : Oui j' accepte et alors débrouillez-vous pour que ça se fasse. Alors que dire : Oui je le veux, ça veut dire qu'on est prêt à faire sa part à sa façon pour que ça se fasse.
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  • André Doré - Abonné
    28 janvier 2012 08 h 49
    Besoin de leçons...
    "En attendant l'automne 2014, les Écossais pourraient bien donner quelques leçons de politique aux Québécois." Ils en ont en effet grandement besoin...!!!
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  • André Doré - Abonné
    28 janvier 2012 09 h 00
    Nous sommes vraiment différents...
    Dans un autre article de ce journal, on dit que "Jean Laponce, un universitaire de l'Université d'Ottawa a compilé les résultats de tous les référendums d'autodétermination tenus dans le monde depuis celui de la Norvège en 1905."
    On y lit que "sur 46, 4 seulement n'ont pas entraîné de sécession immédiate. (...) au Monténégro et à Malte, la décision a finalement été infirmée. Les seuls dont les décisions ne l'ont toujours pas été se sont tenus au Québec en 1980 et 1995..."
    À preuve que les Québécois sont vraiment différents: ils se sont habitués à leur cage, et... même si la porte est ouverte, ils préfèrent leur cage à la liberté...!!!
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  • Rodrigue Tremblay - Inscrit
    28 janvier 2012 09 h 18
    Et le vote ethnique?
    Avez-vous des données sur le vote ethnique? De quel coté sont les Indiens et Pakistanais de Glasgow?
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  • Jean Peupu - Inscrit
    28 janvier 2012 09 h 21
    combien de pourcentage pour gagner ?
    peut etre leur envoyer l honorable dion et chretien pour compliquer leurs questionnement d ailleurs si j ai une suggestion a faire pour la prochaine question référendaire du Québec serait Voulez vous rester dans ce canada le non ne pouvant dépasser les 60 pourcent le oui gagnerais donc selon la méthode dion et nous serions enfin libéré de cette royauté renouvelé a la harper
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  •  
  • André Michaud - Inscrit
    28 janvier 2012 09 h 34
    Question CLAIRE, Bravo!
    Il semble que l'on sera moins manipulateur et hypocrite que le PQ et on posera la seule question pertinente:

    Voulez-vous que l'Écosse devienne un pays?

    Voila donc la première leçon donnée...
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  • Airdutemps - Inscrite
    28 janvier 2012 09 h 57
    Je me méfierais
    Il faut lire l'Histoire de l'Écosse pour bien les comprendre. Souventes fois, en une nuit, ils changeaient d'idées.

    D'ailleurs, que reste-t-il des authentiques Écossais ?

    Ils me rappellent une autre nation...
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  • Gilbert Talbot Gilbert Talbot - Abonné
    28 janvier 2012 09 h 58
    Belle analyse comparative entre l'Écosse et le Québec
    M. Rioux fait ressortir plusieurs points communs entre le Québec et l'Écosse et aussi quelques différences importantes : l'Écosse n'est pas seule dans le Royaume Uni : le Pays de Galles et l'Irlande du Nord, suivent de près l'évolution du débat référendaire: ces trois minorités ont en commun, leurs origines celtes, ont subi la Conquête anglo saxonne et ont des gouvernements plus ou moins autonomes de Londres. M.Rioux ne le mentionne pas, mais l'Écosse peut espérer aussi entrer dans la Communauté économique européenne, advenant la séparation de l'Angleterre

    Contrairement au Québec aussi, leur question référendaire est plus simple et marque clairement l'option indépendantiste. Par contre, y ajouter une seconde question, rejoindrait la partie partenariat que le PQ y ajoutait en 1980 et 1995, alors que le Canada anglais, tout comme l'Angleterre, ne voulait rien savoir d'un tel partenariat.

    Le débat référendaire écossais est suivi bien sûr par la Catalogne le pays Basque, peut-être la Corse et la Bretagne française, mais aussi par le Québec il va sans dire. Les questions économiques seront au centre du débat, comme elles l'avaient été au Québec et probablement que le résultat s'il est serré soulèvera le même débat sur «la clarté référendaire». Est-ce qu'un résultat de 50% 1 sera accepté par la mère-patrie ? Il faudra que M. Salmond y prenne garde et se prononce sur la légitimité d'un résultat serré, comme ce fut le cas ici et qui divise encore les québécois.

    On n'a pas parlé de partition en cas de victoire du SNP, mais en Irlande comme au Québec et peut-être ailleurs, la partition du territoire a souvent été la réponse anglaise à la négociation de la souveraineté d'une de ses composantes.
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  • Gilles Théberge - Abonné
    28 janvier 2012 10 h 05
    Si
    Je souhaite évidemment aux Écossais de faire ce que nous n'avons pas pu encore réaliser. Et il faut peut-être regarder tout ça avec une certaine perspexctive.

    Les Irlandais ont essayé d'enlever la graine (anglaise) de leur oeil pendant quelques centaines d'années. Les Écossais n'ont jamais oublié et semblent en bonne voie de réaliser leur indépendance.

    Je ne sais pas si un mouvement sécessionniste existe et s'anime aussi avec certaines chances de succès dans d'autres parties de la Grande Bretagne, mais néanmoins on voit bien que sous le couvert de langage socialement acceptables comme Traité d'Union et autres vocables lénifiants, les peuples conquis qui sont sains, en général tentent sans relâche de reprendre leur liberté. Jusqu'à y parvenir.

    J'espère que cela pourra nous inspirer. Et bonne chance aux Écossais!
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  • L'ex-Canard - Inscrit
    28 janvier 2012 10 h 15
    Tiens un autre banquier
    Le pouvoir, l'argent et le vote ethnique décideront-ils une autre fois, peu importe la question?
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  • Gilles Bousquet - Inscrit
    28 janvier 2012 10 h 26
    @ Messieurs Paquet et Phamose
    M. Georges Paquet a bien raison de démontrer les différences importantes entre la situation éventuelle de l’Écosse et celle du Québec séparé du Canada.

    Phamose écrit : « La planète entière sera indépendante avant nous parce qu'on est trop peureux!

    Bien oui, pour faire plus de pays, le Saguenay francophone pourrait aussi se séparer du Québec trop devenu multiethnique pour faire un autre pays nordique et Westmount et le West Island aussi. Plus il y a de pays indépendant et séparé, plus le monde devrait être heureux. Même Haïti est full séparé et ils y sont full heureux, même pauvres, avant et après les ouragans et tremblements, pendant que nous, Québécois, assis devant nos télés, sommes colonisés et malheureux, Bouh, bouh, bouh, gang de peureux.
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  • Sylvain Racine - Abonné
    28 janvier 2012 10 h 35
    @ Gilles Bousquet
    Personnellement, je vous lis régulièrement ici dans la section commentaire, et vous commencez à me déranger par votre façon de tout éteindre.

    Moi j'ai vécu en Écosse pendant environ un an, une partie à Édimbourg et l'autre perdu dans les Highlands.

    Personne en Écosse aime la Reine. Les Anglais sont appelés des "fuckin Germans" dans les Highlands, et il y a une fierté qui pour ma part dépasse celle des Québécois. Enfin, certainement la vôtre. Pour venir écrire sur le Devoir au sujet de l'Écosse, quelle est votre expérience sur le terrain M. Bousquet?

    Les Écossais, sur leurs billets de banques sterlings, de la Royal Bank of Scotland, n'ont pas la Reine d'Angleterre ou des nègres blancs.

    Dans les Highlands encore beaucoup de monde peut s'exprimer en gaelic. De plus, il y a une renaissance, un désir pour enseigner cette langue dans les écoles. Ma conjointe est allée en Écosse pour étudier ce fait.

    Je le répète, quelles sont vos connaissances de l'Écosse, sur le terrain?

    M Bousquet, vous commencez à ressemblez à l'éteignoir nationale sur les médias sociaux.
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  • Gilles Bousquet - Inscrit
    28 janvier 2012 10 h 41
    Le choix probable des Écossais
    Une Écosse souveraine dans un Royaume uni européen avec la Reine d'Angleterre et du Canada comme représentante de Dieu sur terre. Amen. Vive l'Écosse libre et anglophone !

    Ici, au Québec, le choix constitutionnel probable : Un Québec souverasin dans le Canada.
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  • Réal Rodrigue - Abonné
    28 janvier 2012 10 h 48
    Acceptez-vous que le Québec devienne un pays indépendant ?
    Voilà, clairement exprimée, la question que plusieurs Québécois ne veulent plus se poser ou supposent résolus depuis le référendum de 1995. Si le dernier référendum fut entaché d'irrégularités, volé comme certains le prétendent, il y a matière à s'interroger sur la valeur du résultat obtenu.

    Quoiqu'il en soit, posée en ces termes, la question brille par sa clarté. Que signifie pour nous devenir un pays indépendant ? À l'évidence, c'est se donner un État qui dispose de tous les pouvoirs pour nous représenter sur la scène internationale, et faire les lois susceptibles de promouvoir ce qu'on appelle le bien commun. C'est donc se donner un moyen pour contrebalancer la puissance envahissante des cosmocrates, lesquels réduisent à la misère les populations les plus pauvres par les armes de destruction massive que sont l'endettement et la faim ( cf Jean Ziegler, L'Empire de la honte ). Nous ne pouvons plus ignorer les nouvelles féodalités, comment elles s'y prennent pour contourner les droits de l'homme et la souveraineté des États. Militer aujoud'hui en faveur de l'indépendance, cela signifie beaucoup plus que se donner les moyens de protéger notre langue et notre culture, cela veut dire lutter contre les facteurs de déshumanisation et de destruction de la planète.

    Réal Rodrigue
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  • Rodrigue Guimont - Abonné
    28 janvier 2012 10 h 54
    Politique coloniale et indépendance des nations
    Intéressant votre article M. Rioux!
    Après la perte du dernier référendum au Québec en 1995, plusieurs universitaires québécois et canadiens, dont Michael Keating, aujourd’hui politologue à l’université d’Édimbourg, pressentirent un durcissement envers le Québec et signèrent une «Déclaration commune» (1997) en dix points où il était dit que la nation québécoise a le droit de décider de manière démocratique de son avenir (5) et que la souveraineté du Québec est principalement une question politique et non juridique. C'est au peuple du Québec et non la Cour Suprême de prendre la décision ultime à cet égard (6).

    En préambule de la Déclaration commune, et comme pressentant un durcissement de la politique canadienne envers le Québec après l’échec du référendum, les signataires ajoutaient craindre «… une multiplication d'attaques malicieuses et empreintes d'ignorance contre le Québec. Nous ne croyons pas que le recours à la ligne dure constitue une solution viable à long terme… ».

    Eh bien! Nous y sommes dans la ligne dure… et ce n’est que le début d’un long règne conservateur de cinq ans qui favorisera, à mon avis, la nécessaire reconduction du mouvement souverainiste au Québec.

    Comme pour les Écossais « .. s'ils étaient convaincus que l'indépendance améliorerait leurs revenus de 500 livres sterling par année, la plupart des indécis opteraient pour le Oui », le prochain référendum québécois serait gagnant.
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  • André Michaud - Inscrit
    28 janvier 2012 11 h 02
    Une nation= un pays?
    Si chaque nation devenait un pays, seulement en Inde il faudrait séparer le pays en presque 1,000 pays, tous en compétition économique..!! Même chose pour L'Afrique avec ses milliers d'ethnies....

    Y aurait-il une meilleure qualité de vie économique dans chacun de ces mini pays qui devraient avoir sa propre police, armée, système postal, système de justice...??? Les pays africains actuels sont-ils devenus riches avec leur indépendance? Non!

    L'indépendance n'est pas la panacée présentée par certains comme La solution miracle..la réalité est bien plus complexe. Se séparer sur le principe de la race me semble complètement dépassé et réactionnaire à l'os!
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  • Gilles Bousquet - Inscrit
    28 janvier 2012 11 h 35
    @ M. Michaud a raison, d'accord avec votre intervention
    En plus, il y a 23 langues reconnues en Inde même s'il n'y en a que 2, l'hindi et l'anglais d'officielles.
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  • Gilles Bousquet - Inscrit
    28 janvier 2012 11 h 48
    @ M. Real Rodrigue
    M. Real Rodrigue écrit la question de ses rêves : « Acceptez-vous que le Québec devienne un pays indépendant ? »

    Bonne question mais les adversaires fédéralistes vont se dépêcher d’ajouter, dans leurs discours, pendant la compagne sur le référendum…mais, SÉPARÉ du Canada.
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  • Roland Berger - Abonné
    28 janvier 2012 12 h 18
    Tout de même surprenant
    « Les Écossais seront-ils indépendants avant les Québécois ? » Peut-être. Mais ce qui surprendra, c'est que les Écossais ont aussi été marqués par la culture catholique. Leurs efforts et leur réussite seront d'autant plus remarquable.
    Roland Berger
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  • Roland Berger - Abonné
    28 janvier 2012 12 h 26
    Question claire, marge suffisante
    René Lévesque nous a embarqué dans un processus démocratique alors que la création du Bas-Canada et du Haut-Canada, puis de l'Acte d'Union, ont été tout sauf démocratique, comme ne l'a pas été la cession du Labrador à Terre-Neuve par la Couronne britannique.

    Depuis ce temps, on débat de la clarté de la question à poser au prochain référendum et de la marge démocratique requise pour qu'un référendum positif soit reconnu par les descendants des conquérants. C'est de la merde !

    Les Québécois francophones n'ont qu'à élire un gouvernement indépendantiste, et ce gouvernement n'aura qu'à déclarer l'indépendance, comme nombre d'autres peuples l'ont fait sur la planète. C'est le temps comme jamais. Les Américains seront occupés pendant des années à avaler leur défaite en Iraq et en Afghanistan. Ainsi que les Canadians à la Harper.

    Roland Berger
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  • Roland Berger - Abonné
    28 janvier 2012 12 h 29
    À André Michaud
    Vous avez raison : L'indépendance n'est ni une panacée ni une solution miracle. C'est seulement la décision d'un peuple de mener ses affaires politiques et économiques sans dépendre d'un gouvernement central qui a tout intérêt à mettre les bois dans les roues. Bien sûr, pour les dépendantistes, il s'agit d'un détail.
    Roland Berger
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  • FERNAND - Inscrit
    28 janvier 2012 12 h 33
    La question.
    La question à être posée aux Québécois est la suivante:
    Voulez-vous que le Québec se sépare totalement et définitivement de la mère patrie canadienne adorée?
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  • cocolaboy123 - Inscrit
    28 janvier 2012 13 h 23
    Question claire...
    @André Michaud
    Non seulement la question est on ne peut plus claire mais Alex Salmond et son parti ont l`intention de tenir ce référendum le 30 novembre 2014 jour de la fête nationale de l'écosse, la St-Andrew. Imaginez si Parizeau avait tenu son référendum le 24 juin 1995...Entendez vous les gémissements des Chrétien et cie?
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  • France Marcotte - Abonnée
    28 janvier 2012 13 h 58
    Question
    L'Écosse reçoit-elle 50 000 immigrants par année qui deviennent presque unanimement unionistes?
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  • ziverer - Inscrit
    28 janvier 2012 13 h 58
    coeur vaillant
    Les Écossais ont été indépendants pendant des siècles non les québécois et il n'y a jamais eu de William Wallace au Québec;que des perdants comme le disait si bien Pierre Bourgault...pour parler on est fort mais par en arrière on prend son trou comme le chantait si bien J.P. Ferland...
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  • Jean-Pierre Audet - Abonné
    28 janvier 2012 14 h 20
    Question de s'amuser un peu
    Tout va très bien, madame la Marquise. L'étable brûle, le château aussi, mais tout va très bien au royaume du PQ. La paix semblait revenue, les relents du mal de Bloc semblaient éloignés. Le calme si nouveau était trop inquiétant : il fallait bien secouer la braise et ranimer la flamme destructrice de l'intérieur même du parti. Que voilà réunis les ingrédients pour le nouveau pays : celui des chicanes de clochers. Débarrassés d'abord du BLOC, ensuite du ROC, rien de mieux pour garder l'esprit en alerte qu'une virile (comme aimait dire Claude Ryan) rivalité Québec/Montréal, comme au bon vieux temps des Nordiques.
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  • Michelle Bergeron - Abonné
    28 janvier 2012 15 h 01
    Dire que l'ONU dénonce le colonialiste
    Je vous souhaite une indépendance pour votre peuple qui est normal et légitime.
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  • Rodrigue Tremblay - Inscrit
    28 janvier 2012 15 h 54
    Parlons question
    Ecosse: «Acceptez-vous que l'Écosse devienne un pays indépendant?»

    Québec 95: « Acceptez-vous que le Québec devienne souverain, après avoir offert formellement au Canada un nouveau partenariat économique et politique, dans le cadre du projet de loi sur l'avenir du Québec et de l'entente signée le 12 juin 1995 ? »

    Les 7 premiers mots des 2 questions sont pratiquement identiques. La seule différence c'est que le Québec offrait en boni une association au Canada. Le Canada avait un an pour répondre. Tout Non du Canada entrainait une déclaration d'indépendance du Québec. Tout ca était très clair. Ce sont des illuminés comme le Rat qui ont inventé le mythe de la question compliquée
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  • michel lebel - Inscrit
    28 janvier 2012 15 h 57
    La voie du fédéralisme
    Je doute fort qu'au bout du compte les Écossais quittent le Royaume-Uni. Ce serait, je crois, une grave erreur. Pour des raisons historiques, culturelles, économiques et politiques, rester dans l'Union me semble le meilleur choix. Le repli identitaire ne me semble pas la voie de l'avenir. Mieux vaut une fédération des peuples et penser à des horizons plus larges. Ce n'est pas la voie la plus facile, mais elle me semble plus porteuse de développement, de solidarité, et de paix.
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  • Djemy Djemy - Inscrit
    28 janvier 2012 16 h 11
    @ George Paquet et Gilles Bousquet
    Je me demande si c'est pas la meme personne bref...

    @ Gilles: La lecon que les Ecossais veulent vous donner n'est pas culturelle. relisez encore le text

    @George: bien que nous sommes pas en Europe, rien n'empeche a unQuebec souverain de signer des accord entre pays comme le Canada ou els USA. l'independance du Quebec sera toujours a plus pour vous. vous pouriez toujours vous installer au Canada au cas ou
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  • Djemy Djemy - Inscrit
    28 janvier 2012 16 h 17
    @ Michaud Andrre'
    Je pourais dire oui d'une maniere
    les guerrre en afrique c'est simplement parceque c;est des tributs differente qui partage le meme pays d'un cote se separer pour avoir de meilleur relation : oui c 'est mieux

    mais on faite on fait l'independance pour ne pas se faire diriger par un autre gouvernement surtout si il ne parle pas ma langue. c'est affreux
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  • tohi1938 - Inscrit
    28 janvier 2012 16 h 57
    La seule explication valable du refus de la majorité des résidents du Québec.
    Cette explication du désir de séparation se trouve dans le commentaire de M.Berger:
    " C'est seulement la décision d'un peuple de mener ses affaires politiques et économiques sans dépendre d'un gouvernement central"...
    Ce dont on rêve, ou ce dont on a besoin, c'est par exemple l'électricité, et qui la contrôle? Hydro-Québec!
    Ce dont on rêve d'abolir, c'est la taxe de vente de 9.5%, et qui la contrôle? le gouvernement du Québec!
    Ce dont on rêve, c'est de baisser les taxes sur l'essence (dont la taxe ascenseur) et qui les contrôle? le gouvernement du Québec!
    Ce dont on rêve, c'est le remplissage des nids de poule, mais qui les contrôle? les municipalités du Québec!
    Ce sont des emplois stables dont on rêve, mais qui les contrôle en cédant aux syndicats québécois? le gouvernement du Québec.
    Ce dont on rêve, ce sont des métros ou des autobus qui arrivent à l'heure et qui soient confortables, mais qui les contrôle? les municipalités du Québec!
    Ce dont on rêve, ce sont des écoles et des soins de première catégorie, et qui les contrôle? le gouvernement du Québec!
    On veut du pétrole et du gaz naturel, et qui les refuse? les Québécois!!!
    Je ne vois pas là beaucoup de traces du gouvernement central qu'il faudrait absolument faire disparaître, pour remédier à la situation et encore moins de perspectives de changement avec un Québec indépendant...dont les gestionnaires ne seraient autres que les sempiternels péquistes qui à part la loi 101 n'ont jamais fait la preuve de leur souci du "peuple".
    Les décrets, ça vous appelle quelque chose?
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  • Rodrigue Guimont - Abonné
    28 janvier 2012 17 h 07
    Au pays des éteignoirs
    @Richard Desrochers
    Qui ça «nous»? Vous peut-être, mais sûrement pas la plupart des Québécois. Vous attisez les malveillances et donnez aux politiquement désinformés des sujets de dissension. Est-ce de la «haine» de vouloir vivre selon nos propensions identitaires et nos aspirations politiques? Absolument pas.

    @phamose et bousquet. Vous avez partiellement raison au sujet des «peureux» que la moindre brise de liberté effraient. Ils sont d’ailleurs ici donnant leurs frileux commentaires. Ce sont souvent d’anciens fonctionnaires qui craignent de perdre leur pension fédérale de servitude ou encore de pauvres hères sans véritables discours articulés. Mais bon, il faut faire avec et espérez que leur anxiété quasi maladive fera place un jour au courage.
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  • Nelson - Inscrit
    28 janvier 2012 19 h 17
    Avec passeport et monnaies communes, frontières et duanes ouvertes, le quotidien ne change pas.

    Jacques Parizeau l'ai dit dans une entrevue à la télévision, il y a rien de vraiment d'inquiétant pour le commun de mortels.

    Rien ne change dans le quotidien des gens, sauf que LE QUÉBEC POURRAIT PROTÉGER VÉRITABLEMENT SA LANGUE ET SA CULTURE, ET SE PRÉSERVER COMME LE FAIT FRANÇAIS FRANÇAIS EN AMÉRIQUE.

    Et contrôler notre immigration, la séparation église-État, nos valeurs égalitaires, progressistes, pacifistes, écologiques, et préserver nos programmes sociaux.
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  • Jacques Saint-Cyr - Inscrit
    28 janvier 2012 20 h 29
    Grosse différence
    En Écosse, la question sera claire et limpide:voulez vous l'indépendance, oui ou non.
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  • Jean-Pierre Grisé - Abonné
    28 janvier 2012 21 h 23
    Etegnoirs
    Certains non seulement heureux d eteindre les aspirations de leur freres,pretendre donner des lecons aux Ecossais sur leur legetime desir de liberte .d etre maitres chez eux et de signer des ententes avec les pays de leur choix et ne pas s isoler derriere lAngleterre retrograde .
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  • Bayaban - Inscrit
    29 janvier 2012 01 h 16
    C'est votre opinion, M. André Michaud
    J'aimerais vous dire, avec tout le respect que je vous dois,que l'indépendance n'est pas une question d'argent ni de richesse quelconque. C'est une question de respect et de dignité avant tout. Saviez-vous qu'au Burundi, un petit pays d'Afrique, ex-colonie belge, il y avait des parcs interdits aux chiens et aux nègres? Les Burundais, Monsieur! Dans leur propre pays!!! On comprend alors pourquoi les Québécois se collent au Canada, le petit chèque de 100 $ par mois, mais portant la feuille d'érable!
    C'est votre droit. Faites ce que vous voulez de votre dignité, la vôtre dépend du montant d'argent dont vous disposez, je comprends; celle des autres n'en dépend nullement.
    Alors, Monsieur Michaud, parlez de vous et pas des autres, svp!
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  •  
  • Georges Paquet - Abonné
    29 janvier 2012 05 h 44
    Deux fédérations assez semblables.
    Sans y mettre toutes les nuances, faute d'espace, je soutiens ue l'Écosse, même devenue indépendante, se retrouverait dans une situation semblable à celle du Québec d'aujourd'hui, avec probablement moins de marge de manoeuvre que le Québec.

    Comme le Québec, l'Écosse ferait partie d'une fédération, la même que la Grande-Bretagne, dans laquelle son poids serait très relatif. Elle serait soumise à la même Cour suprême et aux aux mêmes lois et règlements que les autres membres de la fédération; Elle serait représentée dans les Organisations internationales par un délégué de la fédération. Son autonomie serait balisée par le partage des pouvoirs, déjà établi par les traités qui favorise nettement les institutions de la fédération.

    Voyez mon teste, plus bas, pour une courte explication sur l'évolution de cette fédération qu'est l'Union européenne.
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  • Georges Paquet - Abonné
    29 janvier 2012 06 h 08
    La fédération européenne, aujourd'hui et demain...
    Les analystes rigoureux nous décrivent l'Union européenne comme une fédération qui possède tous les fondements légaux, toutes les institutions soutenus par une orientation politique qui se maintient depuis plus de 60 ans. L'histoire révèle que le projet politique, économique et social auquel les grands partenaires européens, anciens ennemis acharnés, consacrent tant d'énergie, d'imagination et de ressources, depuis tant d'années, n'est pas un quelconque partenariat occasionnel. Churchill, après Vicrot Hugo, a souhaité et prédit que les anciens ennemis construiraient ensemble les "État-Unis d'Europe". Depuis 1952 ce travail est commencé, et il n'a jamais cessé. Les échos qui nous viennent de l'Allemange laissent entrevoir que la marche vers une fédération européenne encore plus affirmée reprend à une cadence plus rapide. Quand on sait l'importance que prennent désormais les orientations économiques, fiscales et politiques proposées par l'Allemagne, on ne peut pas ignorer les toutes récentes propositions de la chancelière, Angela Merkel, en faveur d'un plus grande coordination politique entre les pays membres de l'Union, et surtout ceux de la zone euro. Le Guardian de Londres rapporte que, devant les journalistes de cinq grands journaux allemands et européens, publiés mercredi 25 janvier, elle a déclaré: "Nous allons transférer de plus en plus de pouvoirs à la Commission européenne, qui deviendra le gouvernement de l'Europe. Et ceci exigera un parlement européen plus fort. Le Conseil de chefs d'État et de gouvernement fonctionnera comme une deuzième Chambre, où sera débattu l'élaboration de politiques communes. Et la Cour européenne de Justice sera notre Cour suprême".
    Bien sûr, certains pays résisteront un peu, un certain temps, surtout la France, mais même les analystes et les économistes, les plus nationalistes et les plus rigoureux, ne voient pas que puisse se maintenir une zone euro et une Union européenne puissa
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  •  
  • f.georges - Inscrit
    29 janvier 2012 07 h 39
    Merci Christian Rioux pour cet excellent papier.
    André Doré(Les Québécois sont vraiment différents.Ils préfèrent leur
    cage à la liberté,même si la porte est ouverte)Comment expliquer qu'ils puissent nommer, comme gardien-chef, le valeureux capitaine de Non,Charest,et ce depuis trois mandats??
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  •  
  • Celine A. Massicotte - Abonnée
    29 janvier 2012 09 h 25
    Réponse... à f.georges:
    Comment expliquer? Parce que le P. Q. a les deux pieds dans la même bottine. Entre autres, lors des élections de 2008 il a laissé délibérément tomber la couronne nord de Montréal qu'il croyait acquise à l'ADQ (faut jamais trop se fatiguer, quoi... ); mais il s'est planté et les Libéraux en ont profiter. Et ce n'est qu'un exemple, en général une mauvaise campagne. Mais continuons d'adorer Mme Marois... qui maintenant nous promet 4 ou 5 ans de chicanes stériles avec Ottawa.

    Et puis, certains pays ont mis des siècles à devenir indépendants. alors pas vraiment de quoi se frapper la coulpe... mais trouver la voie, celle qu'indique O. N.
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  • Celine A. Massicotte - Abonnée
    29 janvier 2012 09 h 32
    André Michaud nage en pleine confusion...
    Vous confondez nations et éthnies.

    Les ethnies dont vous parlez n'ont pas d'état, de stuctures, d'institutions, ils font partie intégrante d'un autre état et ne voient pas leur avenir autrement. On parle d'état-nation, mais le concept d'état ethnies est votre invention... en désespoir d'arguments?
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  • Martin-QC-Lefebvre - Abonné
    29 janvier 2012 11 h 40
    Leçon?
    Et bien, dans toute ma naĩveté, je ne croyais pas que le Québec avait besoin de recevoir des leçons sur comment faire un pays...
    Cependant, je constate en effet que nous avons besoin de couille et ça... je pense qu'on en a, mais elles sont très bien travesties!!!

    Je vous invite à revisiter un film comme 15 février 1839, date à laquelle nous approchons rapidement, afin de vous remémorer votre histoire de soumis et de colonisée! Par plus d'une génération nous avons été soumis... d'abord par les français pour ceux qui ont de la descendance autochtone (et devrais-je dire ''génocidé'' plutôt que soumis, même si le terme n'existe pas en tant que verbe!!) et ensuite par les loyalistes qui sont venus prendre nos terres de conquis, violer nos femmes et brûler nos maisons!

    Le québécois de souche... il a rudement besoin de retrouver ses couilles et sa mémoire! Vivement Harper pour ce faire!!! Et s.v.p., si prochaine fois il y a, n'oublions pas d'intégrer les autres nations du Québec et les immigrants du Québec dans ce beau projet de pays.
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  • Monsieur Brodeur - Inscrit
    29 janvier 2012 12 h 54
    les éteignoires..
    Je suis également épuisé de subir votre douche pour chaque éléments constructif que peut prendre la nation québécoise. Vous êtes les fils d'Yvette, ça se voit. Et c'est détestable.

    Si l'Écosse peut prendre notre exemple et ne pas répéter les même erreurs(commencer par avoir des observateurs de l'O.N.U.), je crois qu'ils pourront y arriver.

    Peut-être qu'au même moment, alors qu'ils voteront pour leur indépendance, que nous aurons nous aussi un gouvernement indépendantiste au québec. Tout est encore possible. Si tel est le cas, j'espère qu'ils iront soutenir politiquement le parti nationale écossais, et leur dire quoi faire ou ne pas faire pour perdre...

    Mais une chose est certaine et fondamentale: Tout peuple a le droit à l'autodétermination, et c'est pas des petits commentateurs fédéraliste-unionistes au ton méprisant qui y changeront quoique ce soit. Si un peuple veut son indépendance, en 2012, en occident, il ne devrait pas avoir peur ni être menacer, on est des gens civilisés..

    Les écossais méritent leur indépendance, autant que tout les autres nations du monde.. Reste à savoir s'ils ont la force qu'il faut pour sortir de leur cage entrouverte, chose qu'à nous il nous a manquer la dernière fois, avant qu'elle se referme pour un autre 20 ans...

    Stéphane Brodeur, montréal.
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  • Celine A. Massicotte - Abonnée
    29 janvier 2012 19 h 33
    Lecon...
    Eh ben, moi qui dans ma grande naïveté croyais que l'idée de faire l'indépendance du Québec était une affaire de coeur, une histoire de vécu et de mémoire, de langue et de culture, de transmission de cette culture ou... de son absence, et que peut-être le fait qu'avant les Canadiens c'était nous, y jouait aussi pour quelque chose; que nos hésitations sont affaires de démissions, de trahisons, que c'est complexe, quoi. Voilà que j'apprends que c'est très simple: c'est une affaire de couilles! Les neuronnes, la matière grise n'interveviennent en rien, il s'agit d'un manque de testostérone.

    Pourtant, les jeunes, principalement, qui sont peu intéressés par la chose poliitique en général et québécoise en particulier, en semblent bourrés: on n'a qu'à songer à l'intimidation dans les écoles, même entre filles, aux nombreux accidents d'automobiles dont ils sont responsables, et j'en passe. Il y aurait donc deux types de cette précieuse subtance? L'une politique et l'autre... Je m'y perds.

    Rassurons nous, une quelconque formule magique, plus sans doute que le visionnement du film de Falardeau sur les Patriotes, devrait regaillairdir la fibre indépendantiste; je ne crois pas que nulle part on fasse l'indépendance ou de quelconques révolutions pour l'histoire. Et le monsieur au discours étonnant en rajoute: si jamais nous récidivons avec un troisième référendum il nous faudra nous réveiller et tenir compte tout à coup des immigrants et des Amériendiens, d'ici là on continue, que dalle, quoi.

    Ouf, une chance qu'il y a Option Nationale...
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  • Larocque 68 - Inscrit
    29 janvier 2012 21 h 24
    CHANGEMENT D'ÉTAT NATIONAL/CONDITIONS STRATÉGIQUES EN QUESTIONS
    Cette situation de pays en Écosse présente des circonstances différentes telles que en ne faisant plus membre du Royaume Britanique serait-il temps que le nom de la province Canadienne de Nouvelle Écosse change. Une désignation plus Nord Américaine peut-être.
    N'oubliona comme Nord Américain deux variables semblent manquer à la lucidité étatique. Un Québec indépendant doit avant quoi que soit garantir la sécurité du continent en déclarant publiquement et formellement que cet État national appuis sans réserve les pactes de Défense de l'Amérique du Nord avec les États Unis. Aussi, comme ce pays l'a indiqué avant le dernier référendum du Québec un changement nationale exigera le rénégociation du pacte de Libre Échange entre pays Nord Américains ce que pourrait sérieusement compremettre les contrats de compagnies Québecoises telles que Hydro Québec.
    Les adhérents au drapeu royale du Roi Louis ont des différences considérables avec ceux du bleu,blanc,rouge du voisin du sud et grâce aux liens Canadiens
    les contradictions sont moindres.
    Une République n'est pas en elle-même un paradis garantie; simplement examiner Haitie un de nos pays frère Américain.
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  • Sylvio Le Blanc - Abonné
    29 janvier 2012 22 h 06
    Georges Paquet est contre l'indépendance de l'Écosse
    Je l'aurais gagé.
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  • Sylvio Le Blanc - Abonné
    29 janvier 2012 22 h 07
    Excellente série d'articles
    Bravo M. Rioux !
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  • Claire-Emilie De Castellane - Inscrite
    29 janvier 2012 22 h 11
    @GILBERT TALBOT
    Si je puis me permettre, vous évoquez plus haut diverses contrées françaises dans lesquelles les velléités indépendantistes sont assez insignifiantes en proportion du corp eléctoral concerné, celles-ci ne représentant jamais plus de 10-12% (du moins du coté français pour la Catalogne et le Pays basque, en Espagne c'est différent).

    Je mettrai cela sur le fait du centralisme unificateur royal puis républicain sous l'égide de la langue française ou encore du catholicisme...

    Une Française... aux origines corses... Longtemps résidente en Catalogne... Et aujourd'hui dans la belle Province !
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  • Claire-Emilie De Castellane - Inscrite
    29 janvier 2012 22 h 17
    @ANDRE MICHAUD
    // Les pays africains actuels sont-ils devenus riches avec leur indépendance? Non! //

    Les indépendances africaines n'ont jamais été que de façade.

    Les nations africaines ont des frontières artificielles dessinées par les colons européens (niant le fait éthnique, essentiel en Afrique) et disposent d'élites toutes plus corrompues et indifférentes aux sorts de leurs populations les unes que les autres !

    L'exemple africain est donc assez fallacieux, ne croyez-vous pas ?
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  • Claire-Emilie De Castellane - Inscrite
    29 janvier 2012 22 h 40
    @ROLAND BERGER
    // C'est le temps comme jamais. Les Américains seront occupés pendant des années à avaler leur défaite en Iraq et en Afghanistan. Ainsi que les Canadians à la Harper. //

    Rien n'est moins sûr... L'Empire états-unien est en déliquescence... Celle-ci sera consommée selon toute probabilité dans 20 ans... Au moment précis où un vieille Empire européen renaîtra de ses cendres : l'Empire russe.

    Ces deux réalités parallèles encourageront nombre de nations européennes à renverser leurs alliances au profit de la "Sainte Russie".

    Les Etats-Unis, déliquescents et mal préparés à un monde multipolaire, seront contraints de restreindre leur "espace de sécurité et d'influence" au super-continent américain (Nord, Centre et Sud)... et ne prendra pas le risque de soutenir les aspirations indépendantistes du Québec contre le pouvoir fédéral d'Ottawa.

    Le seul appui solide sur lequel le Québec pourrait alors compter serait celui de la France (dont le déclin démarre avec la perte* de ses possessions américaines et qui ne s'en est jamais remise)...

    Mais il faudrait un nouveau Général De Gaulle !

    Or la France n'a plus enfanté d'homme (au singulier) de cette stature depuis 1968!

    Et ce n'est pas demain qu'il aura un successeur digne de ce nom!

    *ok, ok, ok, les Cousins! "Abandon" est plus exacte... La Française que je suis s'en excuse...
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  • Claire-Emilie De Castellane - Inscrite
    29 janvier 2012 22 h 52
    @RODRIGUE TREMBLAY
    Les 2 référendums de 1980 et 1995 envisageaient-ils la "souveraineté-association" avec la France ?

    Quelle était la question précise du référendum de 80 ?

    Pour quels résultats précis ?

    Merci de vos réponses.
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  • Claire-Emilie De Castellane - Inscrite
    29 janvier 2012 23 h 11
    @MICHEL LEBEL
    // Le repli identitaire ne me semble pas la voie de l'avenir. //

    En quoi le fait qu'un Peuple souhaite prendre son destin en main signifie-t-il le "repli identitaire" et nuirait à son "avenir" ???

    Vous "parlez" comme Sarkozy !

    En France, les mêmes termes ont été employés (en plus de "raciste" et "xénophobe"!!!) pendant près de 10 ans pour disqualifier celles et ceux qui étaient défavorables à l'entrée en vigueur de l'euro...

    On connait le résultat et les européens vont le payer cher pendant 10 à 15 ans! Et l'euro ne survivra probablement pas !

    Souverain, le Québec gagnerait en ouverture au contraire !

    Il pourrait LUI-MÊME gérer ses relations diplomatiques, ses échanges commerciaux, la diffusion extérieure de sa culture (etc...) avec toutes les nations du monde !
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  • alain Fabre - Inscrit
    30 janvier 2012 14 h 23
    l'europe au carrefour
    Bonjour,
    l'analyse quebecquoise de la situation ecossaise m'interesse au plus haut degré.
    Chaque fois qu'un cousin quebecquois parle de France , il oublie d'intégrer le fait que plusieurs langues et cultures meurrent lentement sur le territoire français , sans que le pays des droits de l'homme éprouve une segonde le besoin le moindre respect.
    Au moins devons reconnaître aux angalis la volonté (sous surveillance) de jouer le jeu de la démocratie. Cher ami canadien souviens toi que la France qui est une création du pape Innocent III en l'an 1200, est composée d'occitans , de bretons , de basques , de catalans, d'alsaciens, de flamands, de corses , de créoles....
    Qu'il n'ya pas de radios de teles de journaux nationaux, que les langues régionales qui sont évoquées, à présent, dans la cosntitution ne sont pas reconnues, mais qu'on peut les parler en "famille" comme dirait un flamand à un wallon . Qu'elles sont interdites d'espaces public et de toute vie professionnelle ....
    Je pense que l'Europe se trouve à la croisée des chemins , le Canada aussi, et que les massifications linguistiques des siècles passés, qui ont pris appuis sur le colonialisme intérieur et extérieur, sont en voie de resolution.
    Ce phénomène de "retour" aux origines résultent me semble t-il de l'écroulement du mur , et que la notion d' état providence à l'ouest notamment l'Allemangne, ou Japon, n'est plus d'aucune utilité. Elle servait de miroir aux alouettes pour les pays du "rideau de fer."
    Aujourd'hui nous sommes en train de redécouvrir le point zéro des conquêtes sociales , malgré les capitaux gigantesques qui orbitent autour de la planète.
    Le Quebec sera bien indépendant un jour , tout comme l'Ecosse ou l'Occitanie ( le tiers sud de la France. Mais tous ont intérêt à se magner le c...
    Merci de vous souvenir. ami Quebecquois de la "diversité survivante" française ...
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  • Michaël Lessard (micles.biz) - Abonné
    30 janvier 2012 21 h 56
    Ce qui a peut-être changé, c'est le respect du droit et de la volonté des gens

    En Irlande, les gens avaient élu des gouvernements clairement indépendantistes et avaient appuyé majoritairement une déclaration de souveraineté. Face à la brutalité de certains militaires britanniques, une révolution éclate (1916 - 1921). Un compromis fut signé vu que l'armée britannique était trop massive et organisée [1].

    Pour l'Écosse, je ne suis pas un expert et l'histoire me semble très longue, mais nous savons que le peuple a revendiqué sa souveraineté depuis longtemps.

    Autrement dit, les propos dans cet article donnent l'impression qu'il serait nouveau que le peuple écossais se prononce sur la question... Cela peut sembler nouveau si on s'assure d'oublier les nombreuses personnes qui ont donné leur vie ces derniers siècles.

    *** Il me semble plutôt que la différence aujourd'hui et que peut-être la volonté des gens, exprimé par leur vote, sera respectée cette fois.***

    --

    Film: Le Vent se lève
    La Révolution Irlandaise : De la guerre d'indépendance à la guerre civile (1916 - 1921)
    http://www.cinemotions.com/article/6043
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  • stephane dupras - Inscrit
    1 février 2012 17 h 54
    Plus de clarté...
    J'ai toujours trouvé intéressant de voir autant de gens supposer qu'une population remplis d'analphabète (30% ?) pouvait simultanément être largement lettrée politiquement... C'est bien beau la démocratie sur papier mais... Ni l'Écosse ni le Québec ne peuvent aspirer à la Liberté avec autant d'ignorance... La solution n'est pas évidente quand la majorité des acteurs mentent comme ils respirent. Plus de clarté ferait le plus grand bien à tous.
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  • stephane dupras - Inscrit
    1 février 2012 17 h 59
    L'accord de 1707...
    Un accord signé au «moyen âge» a-t-il encore une quelconque valeur juridique ?
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  • Marc Pihiff - Inscrit
    2 février 2012 02 h 37
    Comparaison boiteuse
    On ne peut pas faire la comparaison !

    Une Ecosse indépendante, ne dépendra plus de Londres, certe, mais dépendra toujours de Bruxelles. L'Ecosse sera toujours soumise aux lois européennes. C'est un peu comme si le Labrador réclamait son indépendance vis à vis de Terreneuve. Le Labrador serai toujours malgré tout rattaché au Canada !

    L'indépendance pour le Québec serai autrement plus aventureuse que celle de L'Ecosse !
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  • Georges Paquet - Abonné
    3 février 2012 06 h 50
    À Sylvio Le Blanc
    Cher Monsieur,
    Je suis contre rien. Je tente d'expliquer, à qui se donne la peine de faire l'effort, que les pays membres de l'union européenne ont décidé depuis 1952 de s'organiser en forme de fédération. Avec les composantes politiques, financière, économiques et sociales que cela implique. À peu de chose près, comme toute autre fédération. Et je reconnais sans hésitation le droit à l'autodégermination des peuples. Comme le gouvernement canadien et le gouvernement Britannique le reconnaissent. Donc si l'Écosse devenait indépendante de la Grande-Bretagne, les Écossais se retrouveraient dans un fédération, comme le Québec se trouve dans une fédération. Est-ce si difficile que celà à comprendre.
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  • Malartic - Inscrit
    4 février 2012 00 h 00
    Comparer des pommes à des oranges, citrons, fraises, etc...
    L'Écosse parle surtout l'anglais, n'est pas dans le milieu du Royaume-Unis, et l'indépendance n'est pas faite. Au Québec on veut se séparer pour une question linguistique, le Québec coupe le Canada en 2 parties, et dans un cas comme dans l'autre, comment on s'arrange après l'indépendance? Ajoutez à cela, les coûts d'ajustement après avoir couper les ponts. Avec un majorité simple ou 55% ont votés pour l'indépendance, si ça vas mal, est-ce que les 45% qui étaient contre vont vous aider? Se pourrait-il que certain de vous supporteurs soient déçu et insatisfait? Certains domaines comme les mines, les forêts, les épiceries seront toujours là, mais d'autre pourraient avoir de bonnes raisons de quitter le Québec, comme la construction de bateaux pour la Marine Canadienne. Et le canal du St-Laurent?
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  • Larocque 68 - Inscrit
    4 février 2012 10 h 59
    BIENFAITS AU QUÉBEC DE SON INCLUSION DANS L'ACTE BRITANIQUE D'AMÉRIQUE DU NORD
    Depuis ses relations avec l'Acte Britanique du Nord D'Amérique, le Québec a vu son territoire augmenter énormément. De même pour ses richesses et la reconnaissance officielle de la langue française. Plonger dans les incertitudes mérite des réflexions sérieuses. Les pouvoirs d'états dopent souvent les comportements des gens; on n'a qu'a examiner les journaux quotidiens pour s'en rendre compte.
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  • Louis Berube - Inscrit
    6 février 2012 12 h 34
    @ Larocque 68
    Vous aoubliez de mentionné que le quebec s'est fait volé le Labrador en 1922....alors pour les bienfaits...trouvez autre chose...
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