Entrevue avec Michael Fry - Aux racines du nationalisme écossais
À retenir
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Un historien indépendant
Michael Fry est un des historiens écossais les plus réputés. Au fil de ses nombreux livres, il a notamment exploré le rôle que la patrie de David Hume et d'Adam Smith a joué à l'époque des Lumières et dans la colonisation des Amériques. Il est l'auteur d'un ouvrage magistral sur le traité de l'Union (The Union: England, Scotland and the Treaty of 1707). Conservateur, Michael Fry a longtemps été un partisan de l'Union, jusqu'à ce que survienne Margaret Thatcher. L'indépendance est pour lui, aujourd'hui, dit-il, la seule façon pour les Écossais de devenir adultes et véritablement responsables.
Quelles sont les sources du nationalisme écossais?
L'Écosse est une des nations historiques de l'Europe avec des racines qui remontent très loin. L'acte fondateur fut la bataille de Bannockburn en 1314 (dont on célébrera l'anniversaire avec ferveur dans deux ans). L'Écosse médiévale a ainsi assuré son indépendance contre les agressions anglaises. Cette indépendance fut défendue à de nombreuses reprises jusqu'au traité de l'Union en 1707. L'Union ne fut donc pas le résultat d'une conquête. Même si l'Écosse était le pays le plus faible, il dut être négocié et les Écossais prirent garde de préserver leurs institutions nationales les plus importantes: la religion, le droit et l'éducation. Leur société a donc pu conserver son caractère propre malgré l'Union.
L'Écosse est une des nations historiques de l'Europe avec des racines qui remontent très loin. L'acte fondateur fut la bataille de Bannockburn en 1314 (dont on célébrera l'anniversaire avec ferveur dans deux ans). L'Écosse médiévale a ainsi assuré son indépendance contre les agressions anglaises. Cette indépendance fut défendue à de nombreuses reprises jusqu'au traité de l'Union en 1707. L'Union ne fut donc pas le résultat d'une conquête. Même si l'Écosse était le pays le plus faible, il dut être négocié et les Écossais prirent garde de préserver leurs institutions nationales les plus importantes: la religion, le droit et l'éducation. Leur société a donc pu conserver son caractère propre malgré l'Union.
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