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La résistance d'Assad - Plus sanguin que jamais

Dans un discours lu devant les députés syriens, le président Bachar al-Assad a jonglé avec les mots du déni et du dédain avant de «promettre» une série de réformes, et notamment une libéralisation de l'univers médiatique. C'était mardi. Le lendemain, donc mercredi, un groupe de journalistes belges, suisses, néerlandais et français déambulent dans les rues de Homs, la ville martyre, c'est le cas de le dire, sous la surveillance d'une guide qui est également une sœur et un fervent soutien du dictateur. Détail qui a son importance, ils portaient avec eux les outils très visibles de leur profession: appareils photo, caméras, etc. Puis voilà que retentit un tir de mortier tuant au passage un reporter de France 2.
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  • Jean Tremble - Inscrit
    13 janvier 2012 13 h 12
    Détail qui a son importance...
    << (,,,) Un groupe de journalistes (...) déambulent dans les rues de Homs (...) sous la surveillance d'une guide qui est également la sœur et un fervent soutien du dictateur (...) Puis voilà que retentit un tir de mortier tuant au passage un reporter... >>

    Il me semble que ce tir aurait pu aussi bien tuer le guide en question, c.-à-d. la soeur du dictateur Assad...

    À ce compte-là, on peut penser que le tir en question ne provenait peut-être pas des forces gouvernementales...
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  • Arthur Cravan - Inscrit
    14 janvier 2012 18 h 41
    "Des détails qui ont leur importance"
    Quant à la description des circonstances de la mort de Gilles Jacquier, il faudrait quand même être honnête sur les faits, et non pas raconter des histoires.

    En aucun cas le groupe de journalistes "déambulait dans les rues de Homs" quand "retentit un tir de mortier". Il n'y a pas un seul des journalistes présents sur les lieux qui n'ait décrit la scène de la sorte.

    Premièrement, il n'est pas clair que les tirs visaient le groupe de journalistes, dans la mesure où ils ont dû courir vers les lieux où s'étaient abbatu le premier tir, soit un immeuble d'un quartier alaouite de Homs, à des centaines de mètres d'où ils étaient. Le témoignage de Mohammed Ballout parle du fait que "les journalistes du groupe de Jacquier sont accourus pour voir ce qui se passait", alors qu'il y avait déjà des morts. Même chose pour le témoignage de Joseph Eid, de Christophe Kenck et de Jens Franssen, qui étaient tous là.

    Deuxièmement, on peut bien parler du fait que les journalistes "portaient avec eux les outils bien visibles de leur profession", simplement, ces journalistes n'étaient pas eux-mêmes visibles. C'est à la sortie d'un immeuble où il s'était réfugié que Gilles Jacquier a été atteint par le tir, qui était le troisième voire le quatrième tir, selon les témoignages.

    Troisièmement, il n'est pas évident que c'étaient des tirs de mortier, puisque d'autres parlent de tirs de roquette, ce qui est assez différent et assez important quand intervient la question de la responsabilité des tirs.

    Quatrièmement, on peut se poser la question de savoir comment il se fait que des tirs faisant 8 morts et 20 blessés, dont de nombreux militants pro-Assad, viennent à être décrits comme une attaque visant délibérément des journalistes.
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