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En croisade pour Haïti

Deux ans après le séisme, Michaëlle Jean, envoyée spéciale de l'UNESCO, refuse le pessimisme pour son pays d'origine

Le tremblement de terre a «rendu plus visibles ces fossés» de pauvreté absolue, croit Michaëlle Jean. Mais là encore, elle préfère l'espoir au désespoir.
Photo : Agence France-Presse
Le tremblement de terre a «rendu plus visibles ces fossés» de pauvreté absolue, croit Michaëlle Jean. Mais là encore, elle préfère l'espoir au désespoir.
Au départ, Michaëlle Jean pouvait résumer en deux mots son mandat d'envoyée spéciale de l'UNESCO pour Haïti: promouvoir l'éducation. Mais la réalité l'a vite rattrapée. Les besoins sont partout. Et la voilà devenue «ambassadrice» tous azimuts pour son pays natal. Deux ans après le tremblement de terre, elle fait le point avec Le Devoir.

Comparés au faste élégant de Rideau Hall, les nouveaux quartiers de Michaëlle Jean respirent la simplicité. Au troisième étage du pavillon Tabaret de l'Université d'Ottawa, les bureaux quasi anonymes de l'ancienne gouverneure générale ne se distinguent que par une plaque identifiant que la «très honorable» est désormais «envoyée spéciale de l'UNESCO pour Haïti». Et surprise: il ne trône aucune photo de la reine Elizabeth II sur les murs...

Lorsqu'on lui en fait la remarque, Michaëlle Jean se fend d'un grand sourire. «Pas ici», répond-elle en riant. Plutôt que d'un portrait royal de celle qu'elle a représentée au Canada entre 2005 et 2010, Mme Jean a préféré pour son bureau une photo de Barack Obama (à ses côtés lors de sa première visite officielle au pays) et de sa famille. Point.

Mais le véritable symbole que peut suggérer la décoration se trouve dans le vestibule d'accueil. Une série de sculptures faites de métaux recyclés et illustrant des scènes de l'imaginaire vaudou haïtien accrochent l'oeil. Même chose pour cette tête de zèbre orange en papier mâché qui surplombe la garde-robe. Une façon de souligner que la page monarchiste est bel et bien tournée pour Michaëlle Jean. Et que désormais, toute son attention est dirigée vers Haïti.

«Ce mandat, c'est pratiquement plus de travail qu'être gouverneure générale», laisse-t-elle tomber en s'assoyant pour un long entretien. Bien sûr, la structure est plus légère: pas de service de sécurité à mobiliser pour le moindre déplacement, par exemple. Mais la tâche de travail s'est alourdie depuis son entrée en fonction à l'UNESCO, en octobre 2010.

En croisade


«Je suis depuis en croisade permanente pour Haïti», dit l'ancienne journaliste de ce ton à la fois énergique et un peu théâtral qui est le sien. La saga de l'élection présidentielle — fraude au premier tour, puis difficulté pour le nouveau président Michel Martelly à nommer un premier ministre — a eu un impact direct sur les efforts de reconstruction du pays... et a modifié par la bande le mandat de Michaëlle Jean, qui déborde maintenant largement de l'objectif éducation.

«Il a fallu faire en sorte qu'Haïti reste sur l'écran radar de la communauté internationale, explique Mme Jean. Ça nous a menés partout dans le monde: en Chine, au Qatar, en Norvège, en Espagne, devant le département d'État aux États-Unis. Il fallait aussi être en Haïti. Ça n'a pas arrêté.»

Dans les cercles politiques et diplomatiques, elle utilise son badge d'ex-chef d'État de facto pour «ouvrir les portes». Avec assurance et sans modestie feinte. «En raison du bagage que j'amène comme gouverneure générale, j'ai des accès privilégiés, dit-elle. Partout, l'écoute est là. Et pour Haïti, c'est précieux. Je me retrouve dans une situation d'ambassadrice de la question haïtienne.»

Au fil de ses interventions auprès de la communauté internationale, Mme Jean a dit sentir que «les attentes du gouvernement haïtien à [son] égard ont changé». Le président Martelly lui a ainsi demandé de faire partie d'un comité consultatif qui rassemble d'anciens chefs d'État et différentes personnalités. Elle affirme «parler au président et au premier ministre à tout moment». «Le rapport de confiance est tel, c'est sûr que ça devient une responsabilité importante», ajoute Mme Jean.

Elle évoque cette relation de confiance pour souligner qu'elle n'a «pas de difficulté à défendre l'approche préconisée par le gouvernement en place». Au contraire: elle s'en dit parfaitement solidaire. «C'est un changement de paradigme très important. Nous ne voulons plus parler d'aide internationale, ni de charité, mais d'investissement. Investissement dans les ressources humaines, la formation, les infrastructures, la gouvernance, l'économie... Partout. Il y a un consensus dans la population et les autorités pour dire que la logique d'assistanat est malsaine et que la dépendance totale à l'intervention internationale ne crée rien de durable.»

En citant un récent rapport du Fonds monétaire international — FMI, qui prévoit une croissance du PIB de 7,8 % en 2012 —, Michaëlle Jean affirme sentir que le vent souffle du bon bord pour son pays. Le deuxième anniversaire du tremblement de terre, mardi, se fera donc «moins dans l'esprit du deuil et plus dans l'énergie de l'action qui commence à se préciser», croit-elle.

«Le gouvernement est très proactif, et tout le monde le sent. On voit une approche entrepreneuriale qui dit: nous avons un plan, des objectifs et on veut des résultats. Ça rassure la communauté internationale, ce qui fait qu'on commence à voir des décaissements d'argent.»

Le luxe du pessimisme


Mais il reste que les progrès sont lents, soulignait cette semaine la Coalition humanitaire, qui estime à 500 000 le nombre de personnes qui vivent dans des camps de fortune à Port-au-Prince. Le choléra sévit. La moitié des débris du 10 janvier 2010 jonche encore le sol. Le FMI relève dans son rapport du 15 décembre que «les perspectives économiques pour 2012 restent favorables, à condition que le nouveau gouvernement accélère la reconstruction».

Il semble également que celle-ci ne se fera pas au seul bénéfice de la société haïtienne et de son économie: l'ONU a calculé que le tiers des sommes promises iront en fait aux organisations civiles et militaires des pays donateurs pour rembourser leurs efforts d'urgence. Au final, seul 1 % de l'argent destiné à Haïti sera acheminé directement au gouvernement haïtien, et moins de 1 % à des ONG haïtiennes.

Sur ces questions, Michaëlle Jean se montre à la fois lucide et optimiste. N'est-elle pas découragée de la situation? «Non. Jamais. On ne peut se permettre le luxe du pessimisme, dit-elle. Ce n'est même pas une option. On peut, à la fin de la journée, avoir toutes les raisons d'être pessimiste, mais il faut se réveiller avec un optimisme à tout casser. C'est essentiel. Ce qu'on a appelé la "résilience haïtienne" relève de ça.»

N'empêche qu'elle avoue ressentir parfois de la frustration. «Il m'arrive d'être en colère par ce que je vois sur le terrain. Mon seuil de tolérance à l'insoutenable n'est pas le même que celui de la population locale, pour qui c'est un quasi-réflexe de survie. Les gens doivent se protéger, se mettre une carapace qui atténue le champ de vision. On voit moins. Mais moi je vois tout. Et je l'ai dit au président: "Vous voulez changer l'image du pays? Il faut se mettre à pied d'oeuvre pour rétablir en Haïti un espace de dignité."»

Elle parle ici de ces «femmes assises à longueur de journée sur des détritus en train de vendre leurs produits, de ces marchés plantés à côté de canaux d'immondices qui débordent, des porcs qui sont là... Ça me trouble et ça me dérange», indique-t-elle.

Le tremblement de terre a «rendu plus visibles ces fossés» de pauvreté absolue, croit Michaëlle Jean. Mais là encore, elle préfère l'espoir au désespoir. En rappelant qu'en dehors du «cauchemar de Port-au-Prince», Haïti est «magnifique». Pleine d'espoir dans ses campagnes. Pleine de fruits mûris au chaud soleil. De possibilités touristiques et économiques. Un pays de jeunesse — donc, d'avenir.

Elle répète: malgré l'ampleur de la tâche, le pays n'a pas le luxe du pessimisme. «On peut avoir visuellement l'impression que rien ne bouge. Mais je refuse de dire ça: ce pays est en marche.» Un pas à la fois.
Le tremblement de terre a «rendu plus visibles ces fossés» de pauvreté absolue, croit Michaëlle Jean. Mais là encore, elle préfère l'espoir au désespoir. Le tremblement de terre a «rendu plus visibles ces fossés» de pauvreté absolue, croit Michaëlle Jean. Mais là encore, elle préfère l'espoir au désespoir.
 
 
 
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  • Louis16 - Inscrit
    7 janvier 2012 07 h 54
    Pourquoi si tardivement?
    Bonjour,

    Je pense que ça ressemble plutôt à des voeux pieux qu'un désir réel d'aider les haïtiens ou d'une sorte de parade.
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  • michel lebel - Inscrit
    7 janvier 2012 09 h 37
    Bravo!
    Laissons faire son petit côté "reine". Ce qui importe, c'est le bien qu'elle fait pour les gens de Haïti. Bravo!
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  • glanglais - Inscrit
    7 janvier 2012 09 h 38
    Bonne chance, bon succès...
    Bonjour,

    Mme Michaëlle Jean est à mon sens la seule et la dernière personne qui puisse faire quelque chose de durable pour son pays d'origine. Si jamais elle échouait, son peuple est voué à une disparition certaine en terre haïtienne. Elle mérite notre support et que nos meilleurs voeux de courage, de tenacité et de succès l'accompagnent tout au long de son laborieux mandat.

    Gaston Langlais - Gaspé.
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  • oracle - Abonné
    7 janvier 2012 09 h 47
    Décidément un joli conte de fée !
    Au moment où Mme Jean a été intronisée Représentante de la Reine au Canada, beaucoup de compatriotes haïtiens se sont mis à rêver les yeux grands ouverts d'un engagement productif de la Gouverneure Générale auprès de son gouvernement pour sortir sa mère-patrie de l'ornière. Le bilan de ces espoirs s'est résumé à un mot : nada!
    Rendez-moi maintenant fou ou sage, je ne vois vraiment pas en quoi le mandat actuel de Représentante de l'UNESCO en Haïti (promotion de la science et de la culture) peut débloquer un pays où plus de 75% des citoyens n'ont jamais encore accédé à un emploi régulier depuis sa fondation en 1804.
    Si Mme Jean veut s'atteler au très sérieux dossier de création immédiate et massive d'emplois, elle pourra me compter parmi les personnages de ce nouveau conte (sans fées) qui de toute façon ferait un peu plus dans le réel.

    Pierre-Michel Sajous
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  • André Michaud - Inscrit
    7 janvier 2012 10 h 25
    Et la corruption?
    Y a t'il vraiment une façon efficace de vérifier ou vont les "investissements" et qui en profite...?? Sans cela aucune reconstruction efficace possible.
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  • Leproff - Inscrit
    7 janvier 2012 10 h 54
    Faire bouger des hommes d'état!!!
    La forrmule magique, pour rémédier à la situation, serait de faaire bouger l;es hommes d'État qui promettent mers et mondes et, une fois l'événement tombé dans l'oubli, ils utilisent les fonds promis pour faire la guerre, comme aux États-Unis, ou construire des ponts qui ne mènent nulle part, comme au Canada de Stephen Harper!

    Se buter à des chefs d'état bornés et insensés est la pire des calamités. Ils ont tous els pouvoirs: celui de promettre et celui de revenir sur la parole donnée!
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  • Pierre Rousseau - Inscrit
    7 janvier 2012 10 h 57
    Et les droits humains?
    Pas un mot dans l'article sur le retour de «Bébé Doc» Duvalier et de la complaisance du président Martelly qui semble vouloir passer l'éponge sur les abus éhontés des droits de l'homme pendant la dictature. Comment un pays peut-il retrouver la paix et la sérénité quand des gens accusés de crimes contre l'humanité peuvent y vivre en tout impunité?

    S'il est parfaitement vrai que la reconstruction est prioritaire, il n'en reste pas moins que la reconstruction de la société civile est aussi nécessaire et que la règle de droit doit prévaloir sur l'impunité. En fait la reconstruction d'un système judiciaire indépendant et impartial est aussi importante que la reconstruction matérielle.
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  • ziverer - Inscrit
    7 janvier 2012 11 h 03
    l'éducation seule porte de sortie...
    Haiti comme bien des sociétés de tradition orale ne valorise pas l'éducation. Cela va contre le mode de vie de s'isoler pour apprendre; ce qui empêchera l'initiative et la réussite. L'argent est mis en commun et servira souvent pour des dépenses de prestige, décourageant l'investissement et l'innovation. De plus le gouvernement est une invention de blanc donc déconsidéré...tant que l'éducation ne sera pas plus valorisée, rien de changera ds ce tombeau des Danaides...il faut dire que les pays environnants ont une large responsabilité ds la déchéance de cette superbe île...dommage mais ils devraient assimiler le proverbe :Aides-toi et le ciel t'aidera.Les gris-gris et Dieu ne font que retarder le décollage de ce pays...
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  • jobin - Inscrit
    7 janvier 2012 11 h 25
    armée
    Le nouveau patron veut une armée forte . Une prioritée????????

    Gilles Teasdale
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  • Prince Bleu - Inscrit
    7 janvier 2012 11 h 30
    Un pays qui était "mal organisé".
    Haiti était déjà un pays "mal organisé" avant qu'un sérieux tremblement de terre ne frappe la capitale Port-au-Price. Ce n'est pas à partir d'édifices que se sont écroulés qu'on allait amélioré l'administration d'un pays de misère et corruption. Je ne suis pas surpris que ça prenne tant de temps à se remettre du séisme. L'aide internationnale doit quand même "respecter" les dirigeants de ce pays et c'est là, à mon avis, le commencement du problème. Désolé! Il faut respecter la "souveraineté" du peuple Haitien, et il serait surprenant qu'un séisme améliore un système vieux de 200 ans. Ils sont quand même chanceux d'avoir Michaëlle Jean, pour les aider.
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  • Jean V. - Inscrit
    7 janvier 2012 11 h 33
    êtes vous au courant?
    Des scientifiquess ont démontré la raison du tremblement de terre, ils savent que dans un avenir pas si lointain, Haïti sera à nouveu victime d'un autre tremblement et l'Île sera dans quelques années qu'un souvenir car l'Île est voué à disparaître sous l'eau. À quoi bon faire semblant que nous pouvons aider Haïti, à part les écolos qui nous font à croire que nous allons manquer d'eau, les gens intelligent savent que l'eau nous éliminera de la surface de la terre. Encore une belle preuve que les supposé dignitaires ne sont là que pour leur ptite face dans les médias.
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  • Raymond Saint-Arnaud - Abonné
    7 janvier 2012 11 h 45
    Le principal problème Mme Jean
    Le problème fondamental d´Haiti est la surpopulation (actuellement 8 millions , et doublement à tous les 25 ans), sur un territoire si exigu. Situation insoutenable à long terme.

    En 2006, Haïti comptait 9,4 millions d’habitants, pour une densité de 340 habitants au km carré, alors que la République dominicaine comptait 9,6 millions d’habitants, pour une densité de 197 habitants au km carré. (Chiffres tirés de “L' État du monde 2008, Annuaire économique géopolitique mondial », Éditions Boréal, 2007, pages 393 et 395)

    La surpopulation n’est pas le seul problème d’Haïti. Mais à mon humble avis, à moyen et long terme, seul un meilleur contrôle des naissances pourrra assurrer la pérennité de ce peuple courageux. Et à ce sujet, une meilleure éducation aiderait à responsabiliser les futurs parents.
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  • Raymond Saint-Arnaud - Abonné
    7 janvier 2012 11 h 52
    Surpopulation en Haiti (1)
    Voici d’ailleurs ce qu’écrivait Pierre-Raymond DUMAS dans le Nouvelliste haïtien le 7 janvier 2008 :

    « Le contrôle des naissances en Haïti, un impératif

    Il faut bien, à la fin, donner cours à une juste inquiétude et dénoncer publiquement ce laxisme inqualifiable qui, depuis plus d'une vingtaine d'années, ne tend à rien de moins, en tous points, qu'à déposséder les Haïtiens de leur avenir, de leur sécurité, de leur développement. Il s'agit du phénomène de l'explosion démographique. Ce déséquilibre macabre et dévastateur qui s'amplifie sans cesse entre nos ressources matérielles et notre taux de natalité est à la base de la presque totalité de nos plaies abyssales, de nos grands défis, de nos difficultés les plus alarmantes : la dégradation environnementale, la bidonvillisation, le pullulement des marchés-marchands ambulants, la criminalité bondissante, les boat people, les écoles-universités borlette, l'exode rural, les enfants des rues, la délinquance juvénile, la pédophilie, etc., etc. Bien entendu, on simplifie le plus vite possible.

    S'il y a aujourd'hui un danger pour la démocratie, la paix publique, l'harmonie sociale en Haïti, il ne vient pas d'un secteur politique mais de ces jeunes qui grandissent sans formation professionnelle ni emplois, de ces catégories sociales déplacées qui vivent dans des bidonvilles insalubres. Ce pays est trop pauvre pour répondre aux besoins immenses et pressants de tous ses fils qui naissent en si grand nombre. Cette spirale infernale-population-pauvreté - s'est accélérée sous les coups de boutoir de l'instabilité politique et de l'affaissement de l'autorité de l'Etat. Si on ne la freine pas, cela finira pas mal tourner dans 15, 20, 40 ans. Mais comment ? Quand ? ..."

    (http://www.lenouvelliste.com/articleforprint.php?P
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  • Raymond Saint-Arnaud - Abonné
    7 janvier 2012 11 h 53
    Surpopulation en Haiti (2)
    Voici la suite de l'article qu’écrivait Pierre-Raymond DUMAS dans le Nouvelliste haïtien le 7 janvier 2008 :

    « ...Voyons les perspectives. Et imaginons nos principales villes dépourvues de services d'électricité, de ramassage d'ordures, et d'eau potable appropriés, d'une force de sécurité publique adaptée aux pressions démographiques, d'hôpitaux et de prisons y afférents, etc., etc.

    Aujourd'hui, la population de l'aire métropolitaine de Port-au-Prince s'élève à plus de deux millions d'habitants. Evidemment, le phénomène urbanistique et démographique majeur, disons de préférence épouvantable, c'est cette concentration d'une forte densité de la population nationale dans l'aire métropolitaine, c'est-à-dire Port-au-Prince, Carrefour, Cité Soleil, Pétion-Ville, Delmas. Au rythme actuel d'évolution, elle doublera d'effectif dans l'espace de 14 ans (2017). Comment va-t-on «gérer» 4 millions d'habitants en tous points (eau, sécurité, logement, emploi, santé, etc.) ? »

    (http://www.lenouvelliste.com/articleforprint.php?P
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  • NELLIGAN2 - Inscrit
    7 janvier 2012 12 h 01
    Hello la lune ici la terre
    elle a appris comment endormir les gens, depuis 2 ans qu'a t-elle fait? On ne le sait pas, le nouveau président a invité les anciens présidents? maintenant ils vont être 3 pour partir avec ce qui reste de l'île... même l'ancien président Clinton nommé pour Haiti , il n'a rien fait... où sont les écus d'or des donateurs? la population est encore en camping....au départ, ça va prendre des militaires pour commencer à nettoyer le tout et dire quoi faire aux haitiens, etc un pays à rebâtir toute une tâche... mais si le sous-sol de l'île était plein de richesse minière d'huile, de gaz schiste et des mines d'or pur, je vous garantis que dans 2 ans tout serait remis à neuf, mais le sous-sol est vide... alors, les usa ne sont pas intéressés à investir, c'est très simple et notre ex-gouverneur principale , son bureau devrait être à haiti et non dans un bureau lugubre.... à Ottawa..
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  • GJacques - Abonné
    7 janvier 2012 13 h 42
    Une vraie tour de Babel...
    Je ne sais pas si il y a vraiment quelque chose à faire pour Haïti... La situation est pareil depuis le début et en plus, ils sont menacés continuellement par des désastres météorologiques. La corruption est tellement importante qu'il est presque impossible d'y remédier et le territoire est presque détruit. On peut bien parler d'optimisme, mais le réalisme doit aussi faire parti de l'équation. Je viens d'entendre que les dirigeants maintenant compte faire payer aux USA les coûts (sic) du choléra ! Une nouvelle stratégie pour garnir les coffres ! Moi j'ai décroché...
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  • jacques bisson - Inscrit
    7 janvier 2012 14 h 10
    l'éducation seule porte de sortie... (@ziverer)
    L'entrée en matière:

    "Au départ, Michaëlle Jean pouvait résumer en deux mots son mandat d'envoyée spéciale de l'UNESCO pour Haïti: promouvoir l'éducation" ainsi que le texte de ziverer résument assez bien ma pensée.

    Dès l'arrivée des premières nouvelles, suite à la tragédie, c'est le premier point qui m'est venu à l'esprit (après les premiers secours évidemment). L'émergence d'individus, de groupes permettant la prise en main de ce peuple par lui-même ne peut passer que par l'éducation.

    Jacques Bisson, Laval
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  • Nelson - Inscrit
    7 janvier 2012 15 h 43
    Demander tutelle économique à la ONU, favoriser joints ventures publique- privé, avions pour tracteurs, etc,
    MICHAELLE

    Suggestions pour Haiti :

    Demander l'équivalent d'un avion de guerre à chaque pays riche (155 millions de dollars chaque) et qu'achètent 500 tracteurs pour l'agriculture chacun, et les fassent arriver en Haiti,

    Développer agriculture, la pèche artisanal et le tourisme avec des ''joints aventures'' genre CUBA...gagnant-gagnant pour le privé et pour Haiti,

    Que les conteneurs rempli des choses que la diaspora envoi massivement en Haiti, RESTENT EN HAITI, ils peuvent servir des écoles, dispensaires de santé, refuges contre les ouragans.
    Les installer en zones hautes pour éviter les inondations des tempêtes, ouragans, bien attachés au sol.

    Que LE gouvernement mobilise toute la population, pour le nettoyage Nationale, la hygiène Nationale, la Santé Nationale, LA FIERTÉ NATIONALE.

    Que la diaspora Haitienne investisse en activités rentables concernant agriculture, pêche et tourisme en Haiti.

    ETC.
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  • josephflavius - Inscrit
    8 janvier 2012 15 h 13
    Solution pour Haîti
    La solution est simple. On évacue le pays, on rase tout et on en fait un parc.
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  • Celine A. Massicotte - Abonnée
    8 janvier 2012 15 h 45
    Un discours creux....
    Mme Jean parle pour parler, pour s'entendre, se faire croire qu'elle sert à quelque chose de grand... Mais son discours est à des lieux de la réalité, et des priorités qui devraient être celles du nouveau gouvernement.

    Faisant l'éloge de l'optimisme qu'il faut éprouver dès l'aurore "un optimisme à tout casser" au lieu du pessimisme, elle dit "Ce qu'on a appelé la "résilience haïtienne" relève de ça.»". Ignore-t-elle que pour agir dans les circontances ce qu'il faut c'est... ni un ni l'autre mais du RÉALISME? Le reste n'est que survie d'une catastrophe à l'autre, d'un dictateur ou d'un régime inapte à l'autre.

    Innocemment elle aurait dit au président "Vous voulez changer l'image du pays? Il faut se mettre à pied d'oeuvre pour rétablir en Haïti un espace de dignité.". Un espace de dignité, ça consiste en quoi au juste? Et puis... croit-elle vraiment que ce qu'il faut changer c'est l'IMAGE de ce pays?

    Parlant d'Haïti, ORACLE affirme que c'est "un pays où plus de 75% des citoyens n'ont jamais encore accédé à un emploi régulier depuis sa fondation en 1804.". Comment en douter puisque sur les ondes de la SRC je viens d'entendre, d'une ONG Québécoise basée en Haïti, que le système d'éducation y est privé à 85%! Belle équation, non? Succédant aux religieux catholiques, les institutions privées qui contrôlent l'éducation sont progressistes et caritatives comme l'Opus dei et, à n'en pas douter la scientologie, car tout de suite après le tremblement de terre on a vu John Travolta débarquer de son avion puis rouler dans sa jeep au secours du "peuple haïtien", en plus de toutes les autres sectes chrétiennes. Bien sûr, ils viennent former les maîtres des lieux qui continueront de s'enrichir tandis que le peuple reproduira la misère.

    Le discours ronflant de Mme Jean montre qu'encore une fois elle compte sur un poste bidon pour assoir sa crédibilité et son avenir. Pitoyable...
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  • Cado - Inscrit
    8 janvier 2012 19 h 42
    Le sourire du courage.......
    Les propos et intentions de Mme Jean sont louables, graves problèmes de scolarisation et d'alphabétisation en Haïti et le séisme de 2010 n'est venu rien arranger. Mais, que Mme Jean ose aller plus loin, depuis des lunes, 1% à 3% de la population haïtienne contrôlerait les richesses du pays aux dires de certains immigrants haïtiens d'ici le tout sous le regard aveugle du Canada. Allez Mme Jean, allez, osez aller plus loin........
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  • d i a n e - Inscrite
    20 janvier 2012 01 h 22
    Aide pour Haïti...
    Mme Jean recoit une grosse pension du Fédéral....
    ainsi que de l'ONU...

    Est-ce qu'elle la partager avec les Haïtiens?
    Un à trois pour cent de la population haïtienne contrôlent la richesse?

    Changer des mentalités... pas facile à faire!
    Exemple: utiliser la contraception.... ou se mettre au travail...
    Faire comme nous, les Québécois, depuis 400 ans: nous avons construit le Québec... et sommes un peuple travailleur!...
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