Lettres - L'Allemagne l'a fait
Dans l'article de Mélissa Guillemette intitulé La catastrophe de l'année: le tsunami et paru le week-end dernier en page A-4, M. Pierre-Olivier Pineau, professeur à HÉC, soutient que, à la suite du tsunami du 11 mars dernier survenu à Fukushima, au Japon, «il n'y a aucun pays qui a vraiment fait volte-face sur le nucléaire». C'est faux!
Le 30 juin dernier, l'Allemagne a décidé par loi d'abandonner le nucléaire en 2022 (8 des 18 réacteurs en service ont d'ailleurs déjà été arrêtés). Ce qui ne sera pas un mince défi, car le nucléaire assurait au printemps 22 % de la production d'électricité du pays.
Malgré la fermeture de ses centrales nucléaires, l'Allemagne affirme qu'elle n'en continuera pas moins de réduire ses émissions de CO2. Pour ce faire, elle veut développer l'énergie éolienne dans le nord du pays, construire des réseaux à haute tension pour la transporter dans le sud (là où sont les industries), prévoir des centrales classiques pour les jours où il n'y a ni vent ni soleil et investir dans l'isolation du parc immobilier.
Si des pays aussi riches que l'Allemagne, notamment les États-Unis (qui sont responsables du quart de la pollution planétaire) et le Canada, montraient ne serait-ce que la moitié de son courage sur le plan environnemental, nous serions sur la bonne voie pour sauver la Terre. Espérons à tout le moins que Fukushima convaincra le gouvernement libéral d'abandonner définitivement en 2013 Gentilly-2, la seule centrale nucléaire au Québec. Ce serait toujours ça de gagné.
***
Sylvio Le Blanc - Montréal, le 2 janvier 2012
Le 30 juin dernier, l'Allemagne a décidé par loi d'abandonner le nucléaire en 2022 (8 des 18 réacteurs en service ont d'ailleurs déjà été arrêtés). Ce qui ne sera pas un mince défi, car le nucléaire assurait au printemps 22 % de la production d'électricité du pays.
Malgré la fermeture de ses centrales nucléaires, l'Allemagne affirme qu'elle n'en continuera pas moins de réduire ses émissions de CO2. Pour ce faire, elle veut développer l'énergie éolienne dans le nord du pays, construire des réseaux à haute tension pour la transporter dans le sud (là où sont les industries), prévoir des centrales classiques pour les jours où il n'y a ni vent ni soleil et investir dans l'isolation du parc immobilier.
Si des pays aussi riches que l'Allemagne, notamment les États-Unis (qui sont responsables du quart de la pollution planétaire) et le Canada, montraient ne serait-ce que la moitié de son courage sur le plan environnemental, nous serions sur la bonne voie pour sauver la Terre. Espérons à tout le moins que Fukushima convaincra le gouvernement libéral d'abandonner définitivement en 2013 Gentilly-2, la seule centrale nucléaire au Québec. Ce serait toujours ça de gagné.
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Sylvio Le Blanc - Montréal, le 2 janvier 2012
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