Entrevue avec Rory Stewart - Leçons de réalisme
Le député britannique Rory Stewart s'est forgé une réputation d'homme de terrain, ce qui lui a valu le surnom de «Lawrence d'Arabie du XXIe siècle»
Photo : Source: Lana Slezic - Panos Pictures
Kaboul, Afghanistan. Rory Stewart pose devant un bâtiment en rénovation qui abrite les bureaux de la Fondation Turquoise Mountain, une ONG fondée en 2006 pour laquelle il a agi à titre de directeur général jusqu’en 2010. L’organisme caritatif œuvre à maintenir et renforcer la culture afghane.
Il y a eu l'Afghanistan, puis l'Irak et la Libye. Avant, il y avait eu la Bosnie et le Kosovo. On lorgne aujourd'hui la Syrie du coin de l'œil. Certaines interventions de la communauté internationale ont été un succès, d'autres, un échec. Y a-t-il une recette universelle pour réussir ces grandes expéditions des temps modernes? Non, répond en entrevue au Devoir le jeune député britannique Rory Stewart, surnommé le «Lawrence d'Arabie du XXIe siècle», dans son plus récent ouvrage, Can Intervention Work?, coécrit avec Gerald Knaus (W.W. Norton & Company). Car les différences d'un cas à l'autre et les limites intrinsèques à l'interventionnisme sont beaucoup plus importantes que les capitales occidentales veulent bien l'admettre. Et le cas afghan en est l'illustration.
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