samedi 26 mai 2012 Dernière mise à jour 09h44
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

États-Unis: la taupe présumée de WikiLeaks comparaît devant la justice militaire américaine

Fort Meade — Le jeune soldat américain Bradley Manning, «taupe» présumée de WikiLeaks, a comparu hier pour la première fois devant la justice militaire depuis les fuites qui ont ébranlé la diplomatie mondiale, sa défense accusant d'emblée le tribunal de partialité.

Après 18 mois de détention, le jeune homme, qui aura 24 ans samedi et dont on ne connaissait que le sourire figé sur des photos publiées dans le monde entier, a fait sa première apparition publique, les yeux cachés par d'épaisses lunettes noires, sur la base de Fort Meade, près de Washington.

Vêtu d'un uniforme vert de camouflage, cet ancien analyste de renseignements en Irak a calmement répondu au procureur militaire, le lieutenant-colonel Paul Almanza, qu'il comprenait les charges qui pèsent contre lui.

Il est accusé d'avoir transmis au site internet Wikileaks, entre novembre 2009 et mai 2010, des documents militaires américains sur les guerres en Irak et en Afghanistan, ainsi que 260 000 dépêches diplomatiques du département d'État.

Accusé notamment de «collusion avec l'ennemi» et «diffusion de renseignements militaires», il risque la prison à vie.

Mais dès l'ouverture des débats, son avocat civil, épaulé par deux avocats militaires, a exigé que l'officier chargé de l'enquête, un procureur militaire de carrière, se récuse.

«La défense a déposé une requête pour que vous vous récusiez», a dit l'avocat David Coombs au lieutenant-colonel Paul Almanza, estimant que l'accusation risquait d'être partiale.

L'accusation a soumis une liste de 20 témoins et «ils ont tous reçu l'autorisation de déposer», a déclaré l'avocat. En revanche, la défense a, selon lui, demandé à 48 personnes de témoigner, dont 10 étaient aussi dans la liste de l'accusation, «mais seuls deux témoins sur 38 ont été acceptés».

«Un observateur extérieur, une personne raisonnable, estimerait sans aucun doute qu'il y a là partialité», a estimé David Coombs, pendant que Bradley Manning prenait des notes.

Parmi les témoins cités par la défense, la secrétaire d'État Hillary Clinton, l'ancien chef du Pentagone, Robert Gates et le président Barack Obama en personne. Leurs noms étaient cachés sur la liste consultée par l'AFP, mais leurs identités sont reconnaissables par les explications qui les accompagnent.

L'audience a immédiatement été suspendue pour que soit examinée cette demande de récusation, jugée «plutôt rare» par un expert en justice militaire interrogé par l'AFP.

Au cours de cette audience préliminaire qui doit durer cinq jours, il ne s'agit pas de déterminer si le soldat est coupable ou innocent. La cour va uniquement passer en revue les accusations qui le visent. Les enquêteurs devront ensuite dire s'ils se prononcent pour qu'une cour martiale se saisisse de l'affaire. Le procès ne devrait pas se tenir avant le printemps 2012.

Des militants pacifistes considèrent Bradley Manning comme un héros et ont annoncé qu'ils tiendraient des manifestations de soutien aux abords du Fort Meade.
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Cet article vous intéresse?
0 réaction
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Pour en savoir plus
Articles
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012