L'armée d'al-Assad est prise comme cible à Deraa - Syrie: Moscou propose une résolution au Conseil de sécurité
Photo : Agence France-Presse
Malgré la répression brutale, la contestation se poursuit en Syrie.
La Russie a surpris la communauté internationale hier en dévoilant un projet de résolution au Conseil de sécurité de l'ONU sur la Syrie, alors que sur le terrain, vingt-sept soldats syriens ont été tués par des déserteurs de l'armée hier dans la province de Deraa.
Selon l'Observatoire syrien pour les droits de l'homme, les combats ont eu lieu à l'aube au coeur même de la ville et à un barrage routier établi à Mousaïfrah, 25 kilomètres à l'est.
Le bilan élevé dans les rangs des forces de sécurité suggère qu'il s'agit d'attaques coordonnées par les rebelles, dont les opérations contre des cibles militaires se sont accentuées ces dernières semaines.
À Hama (nord), l'armée s'est emparée d'un hôpital pour enfants et des tireurs ont pris position sur les toits des bâtiments gouvernementaux.
Dans un rapport publié hier, Human Rights Watch affirme que les commandants de l'armée syrienne ont ordonné aux troupes de recourir à «tous les moyens nécessaires» pour mettre fin au mouvement de contestation. L'organisation se fonde sur des dizaines d'interviews avec des déserteurs de l'armée et des services de renseignement.
HRW cite notamment un ancien soldat des forces spéciales qui était en poste dans la province de Deraa. Ce déserteur affirme que sa brigade
a reçu en avril l'instruction d'utiliser «autant de balles qu'ils voulaient» pour mater les manifestants.
Un ex-tireur d'élite qui opérait dans Homs, autre bastion de la contestation, assure que la hiérarchie militaire fixait des quotas de morts parmi les manifestants. «Pour 5000 manifestants, par exemple, l'objectif était de 15 à 20 morts», a-t-il dit aux enquêteurs de Human Rights Watch.
Sur le plan diplomatique, la Russie, qui était opposée jusqu'à maintenant à toute résolution condamnant la répression de la révolte contre le régime al-Assad, a présenté un texte condamnant la violence perpétrée «par toutes les parties, y compris l'usage disproportionné de la force par les autorités syriennes».
La secrétaire d'État américaine, Hillary Clinton, a indiqué que les États-Unis étaient prêts à travailler avec la Russie sur son projet, tout en précisant que le texte contient en l'état «des éléments que nous ne pourrions pas soutenir», comme «l'apparente parité» entre les forces de l'ordre et l'opposition.
L'ambassadeur de France à l'ONU, Gérard Araud, a salué «un événement extraordinaire, puisque la Russie a enfin décidé de sortir de son inaction». «Le texte qui nous est présenté mérite évidemment beaucoup d'amendements, car il est déséquilibré. Mais c'est un texte sur la base duquel nous allons négocier», a-t-il dit à la presse.
Les militants pro-démocratie ont appelé à de nouvelles manifestations aujourd'hui, alors que la contestation est entrée hier dans son 10e mois, le régime se montrant indifférent à la multiplication des pressions.
À Strasbourg, le Parlement européen a appelé al-Assad à «abandonner immédiatement le pouvoir» et à mettre fin à sa répression «brutale». Dans une résolution, le Parlement réclame également des sanctions supplémentaires de l'Union européenne.
Par ailleurs, un groupe d'opposants syriens affirmant représenter la majorité des mouvements d'opposition en territoire syrien a annoncé à Istanbul la création d'une Alliance nationale des forces révolutionnaires pour renverser le régime, précisant qu'il avait été accepté au sein du CNS.
Selon l'Observatoire syrien pour les droits de l'homme, les combats ont eu lieu à l'aube au coeur même de la ville et à un barrage routier établi à Mousaïfrah, 25 kilomètres à l'est.
Le bilan élevé dans les rangs des forces de sécurité suggère qu'il s'agit d'attaques coordonnées par les rebelles, dont les opérations contre des cibles militaires se sont accentuées ces dernières semaines.
À Hama (nord), l'armée s'est emparée d'un hôpital pour enfants et des tireurs ont pris position sur les toits des bâtiments gouvernementaux.
Dans un rapport publié hier, Human Rights Watch affirme que les commandants de l'armée syrienne ont ordonné aux troupes de recourir à «tous les moyens nécessaires» pour mettre fin au mouvement de contestation. L'organisation se fonde sur des dizaines d'interviews avec des déserteurs de l'armée et des services de renseignement.
HRW cite notamment un ancien soldat des forces spéciales qui était en poste dans la province de Deraa. Ce déserteur affirme que sa brigade
a reçu en avril l'instruction d'utiliser «autant de balles qu'ils voulaient» pour mater les manifestants.
Un ex-tireur d'élite qui opérait dans Homs, autre bastion de la contestation, assure que la hiérarchie militaire fixait des quotas de morts parmi les manifestants. «Pour 5000 manifestants, par exemple, l'objectif était de 15 à 20 morts», a-t-il dit aux enquêteurs de Human Rights Watch.
Sur le plan diplomatique, la Russie, qui était opposée jusqu'à maintenant à toute résolution condamnant la répression de la révolte contre le régime al-Assad, a présenté un texte condamnant la violence perpétrée «par toutes les parties, y compris l'usage disproportionné de la force par les autorités syriennes».
La secrétaire d'État américaine, Hillary Clinton, a indiqué que les États-Unis étaient prêts à travailler avec la Russie sur son projet, tout en précisant que le texte contient en l'état «des éléments que nous ne pourrions pas soutenir», comme «l'apparente parité» entre les forces de l'ordre et l'opposition.
L'ambassadeur de France à l'ONU, Gérard Araud, a salué «un événement extraordinaire, puisque la Russie a enfin décidé de sortir de son inaction». «Le texte qui nous est présenté mérite évidemment beaucoup d'amendements, car il est déséquilibré. Mais c'est un texte sur la base duquel nous allons négocier», a-t-il dit à la presse.
Les militants pro-démocratie ont appelé à de nouvelles manifestations aujourd'hui, alors que la contestation est entrée hier dans son 10e mois, le régime se montrant indifférent à la multiplication des pressions.
À Strasbourg, le Parlement européen a appelé al-Assad à «abandonner immédiatement le pouvoir» et à mettre fin à sa répression «brutale». Dans une résolution, le Parlement réclame également des sanctions supplémentaires de l'Union européenne.
Par ailleurs, un groupe d'opposants syriens affirmant représenter la majorité des mouvements d'opposition en territoire syrien a annoncé à Istanbul la création d'une Alliance nationale des forces révolutionnaires pour renverser le régime, précisant qu'il avait été accepté au sein du CNS.
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