Birmanie - Dégel véritable ou cosmétique ?
La visite d'Hillary Clinton consacre la relative politique d'ouverture lancée au printemps
Photo : Saul Loeb
Hillary Clinton et le président de la Birmanie, Thein Sein.
Pour une fois, le mot n'est pas exagéré: il s'agit bien d'une visite historique qu'a effectuée hier la secrétaire d'État américaine, Hillary Clinton, en Birmanie. Jamais, depuis 1955, Washington n'avait dépêché son chef de la diplomatie auprès d'un régime qui, il y a peu encore, voyait le gouvernement américain en Satan néocolonisateur, ordonnateur avec l'Union européenne de sanctions contraignantes. Or, en l'espace de quelques semaines, les deux parties se sont rapprochées, décidées à tourner une page, profitant de ce que les autorités birmanes multiplient les signes d'ouverture. Barack Obama a dit avoir vu «des lueurs de progrès» en Birmanie. «En vérité, nous voulons des relations régulières», lui a répondu Shwe Mann, président de la Chambre basse du Parlement et l'un des trois hommes forts de la Birmanie.
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