Birmanie - Aung San Suu Kyi sera candidate à la prochaine élection partielle
Photo : Agence France-Presse Soe Than
En visite à Bago en août dernier, Mme Suu Kyi a pu constater qu’elle a encore de très nombreux partisans.
Washington — L'opposante birmane Aung San Suu Kyi a annoncé hier son intention de se présenter aux prochaines élections législatives partielles prévues en Birmanie.
«Je participerai certainement aux élections quand elles auront lieu», a lancé la Prix Nobel de la paix au cours d'une vidéoconférence entre la Birmanie et Washington. Le parti de Mme Suu Kyi, la Ligue nationale pour la démocratie (LND), dissous par les militaires, a décidé de se réenregistrer et de présenter des candidats aux prochaines élections partielles. L'entourage de l'opposante avait indiqué qu'elle était décidée à conquérir un siège de député.
«Nous espérons qu'en ayant certains des nôtres au Parlement, nous pourrons faire deux fois plus de travail que ce que nous faisons [actuellement], parce que nous aurons des activités au Parlement et en dehors», a-t-elle expliqué.
En 1990, la LND avait humilié le régime militaire en remportant 392 des 485 sièges en compétition. Mais les généraux avaient refusé de s'incliner. Celle que les Birmans surnomment la «Dame» était alors déjà privée de liberté et l'est restée pendant 15 des 21 années suivantes. Mme Suu Kyi, 66 ans, a été libérée il y a un an, le 13 novembre 2010.
Depuis, elle a rencontré la société civile, fait des voyages en province, accordé des dizaines d'interviews. Surtout, elle s'est entretenue dans la capitale Naypyidaw avec le président, Thein Sein.
L'Occident salue depuis quelques mois, avec prudence, l'entrée de la Birmanie sur la voie de premières réformes démocratiques. C'est le cas des États-Unis, qui maintiennent pourtant leurs sanctions contre le pays. Les observateurs jugent que ces sanctions ne seront pas levées sans l'accord d'Aung San Suu Kyi. Car la fille du général Aung San, héros assassiné de l'indépendance birmane, est plus que jamais l'interlocutrice incontournable des capitales occidentales.
C'est après s'être entretenu avec elle au téléphone que Barack Obama, le président américain, avait annoncé récemment qu'il dépêchait en Birmanie Hillary Clinton, la chef de la diplomatie américaine. Mme Clinton a entamé hier sa visite, la première depuis 50 ans d'un secrétaire d'État américain en Birmanie.
La secrétaire d'État a dit être venue encourager «un mouvement pour le changement». Elle doit rencontrer aujourd'hui Thein Sein, l'ancien général qui pousse désormais pour les réformes, avant de partir à Rangoun voir Mme Suu Kyi.
«J'espère que la visite de la secrétaire d'État Clinton ouvrira la voie à une relation meilleure [...] et qu'il y aura une sorte d'entente qui profitera à l'avancée des réformes», a déclaré la Prix Nobel de la paix lors de la vidéoconférence hier.
Le pouvoir birman «est plutôt à l'aise avec les liens étroits» entretenus par Aung San Suu Ki avec les États-Unis, a estimé l'opposante, selon qui le gouvernement sait qu'elle n'a pas l'intention d'utiliser ses relations avec Washington pour nuire à son pays.
«Je participerai certainement aux élections quand elles auront lieu», a lancé la Prix Nobel de la paix au cours d'une vidéoconférence entre la Birmanie et Washington. Le parti de Mme Suu Kyi, la Ligue nationale pour la démocratie (LND), dissous par les militaires, a décidé de se réenregistrer et de présenter des candidats aux prochaines élections partielles. L'entourage de l'opposante avait indiqué qu'elle était décidée à conquérir un siège de député.
«Nous espérons qu'en ayant certains des nôtres au Parlement, nous pourrons faire deux fois plus de travail que ce que nous faisons [actuellement], parce que nous aurons des activités au Parlement et en dehors», a-t-elle expliqué.
En 1990, la LND avait humilié le régime militaire en remportant 392 des 485 sièges en compétition. Mais les généraux avaient refusé de s'incliner. Celle que les Birmans surnomment la «Dame» était alors déjà privée de liberté et l'est restée pendant 15 des 21 années suivantes. Mme Suu Kyi, 66 ans, a été libérée il y a un an, le 13 novembre 2010.
Depuis, elle a rencontré la société civile, fait des voyages en province, accordé des dizaines d'interviews. Surtout, elle s'est entretenue dans la capitale Naypyidaw avec le président, Thein Sein.
L'Occident salue depuis quelques mois, avec prudence, l'entrée de la Birmanie sur la voie de premières réformes démocratiques. C'est le cas des États-Unis, qui maintiennent pourtant leurs sanctions contre le pays. Les observateurs jugent que ces sanctions ne seront pas levées sans l'accord d'Aung San Suu Kyi. Car la fille du général Aung San, héros assassiné de l'indépendance birmane, est plus que jamais l'interlocutrice incontournable des capitales occidentales.
C'est après s'être entretenu avec elle au téléphone que Barack Obama, le président américain, avait annoncé récemment qu'il dépêchait en Birmanie Hillary Clinton, la chef de la diplomatie américaine. Mme Clinton a entamé hier sa visite, la première depuis 50 ans d'un secrétaire d'État américain en Birmanie.
La secrétaire d'État a dit être venue encourager «un mouvement pour le changement». Elle doit rencontrer aujourd'hui Thein Sein, l'ancien général qui pousse désormais pour les réformes, avant de partir à Rangoun voir Mme Suu Kyi.
«J'espère que la visite de la secrétaire d'État Clinton ouvrira la voie à une relation meilleure [...] et qu'il y aura une sorte d'entente qui profitera à l'avancée des réformes», a déclaré la Prix Nobel de la paix lors de la vidéoconférence hier.
Le pouvoir birman «est plutôt à l'aise avec les liens étroits» entretenus par Aung San Suu Ki avec les États-Unis, a estimé l'opposante, selon qui le gouvernement sait qu'elle n'a pas l'intention d'utiliser ses relations avec Washington pour nuire à son pays.
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