L'Union européenne sévit de nouveau - La Syrie dénonce les sanctions arabes
Damas — Le régime du président Bachar al-Assad a accusé hier la Ligue arabe d'avoir fermé toutes les portes en adoptant des sanctions économiques contre lui, au moment où l'Union européenne (UE) s'apprêtait à durcir ses mesures contre Damas pour tenter de faire cesser la répression.
«En prenant des sanctions, la Ligue a fermé toutes les portes avec la Syrie et comme vous le savez, certains membres de la Ligue poussent à l'internationalisation» du conflit, a déclaré le ministre syrien des Affaires étrangères, Walid Mouallem, à Damas.
Dimanche, la Ligue arabe a elle aussi adopté des sanctions sévères contre la Syrie, les premières de cette ampleur à l'encontre de l'un de ses membres, prévoyant en particulier un gel des transactions commerciales avec le gouvernement syrien et de ses comptes bancaires dans les pays arabes.
«Arrêter les transactions avec la Banque centrale syrienne signifie une déclaration de guerre économique du point de vue du droit international», a réagi M. Mouallem.
La Ligue arabe a cependant exhorté lundi le régime à accepter un plan prévoyant l'envoi d'observateurs en Syrie, se disant prête à y apporter de légères modifications, en insistant, comme l'exige Damas, «sur la question de la coordination entre la mission d'observation et les autorités syriennes». La ratification du protocole régissant la mission d'observation permettrait une révision»des sanctions, a aussi promis le secrétaire général de la Ligue, Nabil al-Arabi.
Ultimatums
Avant de recourir aux sanctions, la Ligue arabe avait lancé deux ultimatums sommant Damas de cesser les violences et d'accepter l'envoi d'observateurs. «Les mesures prises par la Ligue arabe montrent son intention de pousser à l'escalade», a accusé M. Mouallem.
Pour sa part, l'UE a décidé d'imposer de nouvelles mesures pour couper les sources de financement du régime syrien dans les secteurs des finances et du pétrole, selon une source diplomatique. Outre le gel des avoirs d'au moins 11 nouvelles sociétés, l'UE va interdire de visa et geler les avoirs de 12 personnes supplémentaires.
Dans le même temps, le ministre syrien a annoncé que dans la nouvelle Constitution en cours d'élaboration, «il n'y [aurait] plus d'article 8», qui donne au parti Baas au pouvoir en Syrie depuis 1963, la prééminence dans la direction du pays.
Il a également affirmé que le régime était «sérieux» dans sa volonté d'engager un dialogue national, «le moyen de sortir de la crise», alors que les opposants rejettent désormais toute discussion, réclamant le départ pur et simple du président Assad.
Interrogé sur l'utilisation des chars contre le mouvement de protestation, M. Mouallem a rétorqué que les forces de l'ordre n'avaient tiré depuis neuf mois aucun obus de char, ni fait usage d'armes lourdes ou de l'aviation, «mais seulement des armes individuelles». Mais, sur le terrain, les forces de l'ordre ont encore tué neuf civils hier à travers le pays, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
«En prenant des sanctions, la Ligue a fermé toutes les portes avec la Syrie et comme vous le savez, certains membres de la Ligue poussent à l'internationalisation» du conflit, a déclaré le ministre syrien des Affaires étrangères, Walid Mouallem, à Damas.
Dimanche, la Ligue arabe a elle aussi adopté des sanctions sévères contre la Syrie, les premières de cette ampleur à l'encontre de l'un de ses membres, prévoyant en particulier un gel des transactions commerciales avec le gouvernement syrien et de ses comptes bancaires dans les pays arabes.
«Arrêter les transactions avec la Banque centrale syrienne signifie une déclaration de guerre économique du point de vue du droit international», a réagi M. Mouallem.
La Ligue arabe a cependant exhorté lundi le régime à accepter un plan prévoyant l'envoi d'observateurs en Syrie, se disant prête à y apporter de légères modifications, en insistant, comme l'exige Damas, «sur la question de la coordination entre la mission d'observation et les autorités syriennes». La ratification du protocole régissant la mission d'observation permettrait une révision»des sanctions, a aussi promis le secrétaire général de la Ligue, Nabil al-Arabi.
Ultimatums
Avant de recourir aux sanctions, la Ligue arabe avait lancé deux ultimatums sommant Damas de cesser les violences et d'accepter l'envoi d'observateurs. «Les mesures prises par la Ligue arabe montrent son intention de pousser à l'escalade», a accusé M. Mouallem.
Pour sa part, l'UE a décidé d'imposer de nouvelles mesures pour couper les sources de financement du régime syrien dans les secteurs des finances et du pétrole, selon une source diplomatique. Outre le gel des avoirs d'au moins 11 nouvelles sociétés, l'UE va interdire de visa et geler les avoirs de 12 personnes supplémentaires.
Dans le même temps, le ministre syrien a annoncé que dans la nouvelle Constitution en cours d'élaboration, «il n'y [aurait] plus d'article 8», qui donne au parti Baas au pouvoir en Syrie depuis 1963, la prééminence dans la direction du pays.
Il a également affirmé que le régime était «sérieux» dans sa volonté d'engager un dialogue national, «le moyen de sortir de la crise», alors que les opposants rejettent désormais toute discussion, réclamant le départ pur et simple du président Assad.
Interrogé sur l'utilisation des chars contre le mouvement de protestation, M. Mouallem a rétorqué que les forces de l'ordre n'avaient tiré depuis neuf mois aucun obus de char, ni fait usage d'armes lourdes ou de l'aviation, «mais seulement des armes individuelles». Mais, sur le terrain, les forces de l'ordre ont encore tué neuf civils hier à travers le pays, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
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