Damas s'indigne - Le printemps de la Ligue arabe
En suspendant la Syrie, l'organisation a rompu avec sa politique de non-ingérence. Mais elle ne semble pas prête à sanctionner un régime sunnite.
Photo : Agence France-Presse Mustafa Ozer
La diaspora syrienne appuie la contestation comme en témoigne cette Syrienne vivant en Turquie.
Le Caire — Un avis de décès sous la forme d'un tract traditionnel dans le monde arabe en pareille circonstance circulait dans les rues du Caire ces derniers jours. La «chère défunte» est «la Ligue des États arabes», disparue le 11 novembre 2011 «à la suite du printemps arabe et qui a rendu son dernier souffle grâce à la glorieuse révolution syrienne. Elle sera enterrée sans regret dans le cimetière de l'histoire sombre». Une certaine Ligue arabe, en effet, est morte. Une autre est en train de naître. C'est une très grande première que de voir l'organisation intergouvernementale arabe venir au secours d'un peuple en sanctionnant son régime. C'est plus qu'une nouvelle révolution arabe.
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