Menace de sanctions économiques - La Ligue arabe donne trois jours à la Syrie pour stopper la violence
Photo : Agence Reuters Abdelhak Senna
Le ministre qatari des Affaires étrangères, le cheikh Hamad ben Jassem al-Thani (au centre), et son homologue turc, Ahmet Davutoglu (à droite), écoutaient hier le ministre marocain Taib Fassi Fihri, à Rabat.
Rabat — La Ligue arabe a donné hier à la Syrie un nouveau délai pour stopper la répression, faute de quoi des sanctions économiques seront adoptées contre le régime de Damas.
La Ligue arabe à partir de ce mercredi «donne trois jours au gouvernement syrien pour arrêter la répression sanglante» contre la population civile [...], mais si Damas n'accepte pas de coopérer avec la Ligue, des sanctions économiques seront adoptées contre la Syrie», a déclaré à Rabat le premier ministre et chef de la diplomatie du Qatar, Hamad ben Jassem, lors d'une conférence de presse à l'issue de la réunion de l'organisation pan-arabe.
Il a également demandé à Damas de donner son accord pour l'envoi d'une mission d'observateurs de la Ligue arabe en Syrie. La Ligue arabe a convenu de l'envoi de 500 membres d'organisations arabes des droits de la personne, de médias et des observateurs militaires en Syrie, selon un responsable de l'organisation panarabe.
Mais, selon le secrétaire général de la Ligue, Nabil al-Arabi, les observateurs arabes ne seront envoyés en Syrie qu'une fois signé un protocole d'entente clair avec le gouvernement syrien et après l'arrêt de la répression.
«Nous allons envoyer dans un premier lieu entre 30 et 50 observateurs et il est possible qu'on ait recours à l'aide d'autres pays musulmans», selon le chef de la diplomatie du Qatar.
«Nous tenons à ce que le gouvernement syrien coopère avec nous. Mais si nous ne voyons sur le terrain aucune volonté réelle de coopération avec la Ligue arabe, alors nous prendrons des mesures économiques contre la Syrie», a encore déclaré cheikh Hamad.
La patience à bout
Soulignant que la patience des Arabes était à bout, il a déclaré: «Je ne veux pas parler de dernière chance pour qu'il [le régime syrien] ne pense pas qu'il s'agit d'un ultimatum, mais nous sommes presque au bout du chemin.»
Samedi au Caire, la Ligue arabe avait pour la première fois pris des mesures de nature à accroître l'isolement international du régime de Bachar al-Assad qui mène une répression sanglante contre la contestation populaire qui a fait 3500 morts depuis la mi-mars, selon l'ONU.
La suspension de la Syrie des travaux de la Ligue devait prendre effet hier, jusqu'à ce que le régime honore son engagement d'appliquer le plan arabe de sortie de crise prévoyant en premier lieu la fin des violences, puis l'ouverture d'un dialogue avec l'opposition, sous égide arabe. Damas a riposté en s'en prenant vivement à la Ligue arabe, estimant que la Syrie faisait l'objet d'un complot.
L'opposition syrienne qui réclamait au début des réformes politiques profondes dans le pays, demande désormais avec la fin de la répression le départ du président Assad.
«L'opposition syrienne est présente à la Ligue arabe, mais aucun membre de cette opposition n'a demandé des armes. Notre démarche se situe en dehors de toute intervention armée», selon le secrétaire général de la Ligue.
La Ligue arabe à partir de ce mercredi «donne trois jours au gouvernement syrien pour arrêter la répression sanglante» contre la population civile [...], mais si Damas n'accepte pas de coopérer avec la Ligue, des sanctions économiques seront adoptées contre la Syrie», a déclaré à Rabat le premier ministre et chef de la diplomatie du Qatar, Hamad ben Jassem, lors d'une conférence de presse à l'issue de la réunion de l'organisation pan-arabe.
Il a également demandé à Damas de donner son accord pour l'envoi d'une mission d'observateurs de la Ligue arabe en Syrie. La Ligue arabe a convenu de l'envoi de 500 membres d'organisations arabes des droits de la personne, de médias et des observateurs militaires en Syrie, selon un responsable de l'organisation panarabe.
Mais, selon le secrétaire général de la Ligue, Nabil al-Arabi, les observateurs arabes ne seront envoyés en Syrie qu'une fois signé un protocole d'entente clair avec le gouvernement syrien et après l'arrêt de la répression.
«Nous allons envoyer dans un premier lieu entre 30 et 50 observateurs et il est possible qu'on ait recours à l'aide d'autres pays musulmans», selon le chef de la diplomatie du Qatar.
«Nous tenons à ce que le gouvernement syrien coopère avec nous. Mais si nous ne voyons sur le terrain aucune volonté réelle de coopération avec la Ligue arabe, alors nous prendrons des mesures économiques contre la Syrie», a encore déclaré cheikh Hamad.
La patience à bout
Soulignant que la patience des Arabes était à bout, il a déclaré: «Je ne veux pas parler de dernière chance pour qu'il [le régime syrien] ne pense pas qu'il s'agit d'un ultimatum, mais nous sommes presque au bout du chemin.»
Samedi au Caire, la Ligue arabe avait pour la première fois pris des mesures de nature à accroître l'isolement international du régime de Bachar al-Assad qui mène une répression sanglante contre la contestation populaire qui a fait 3500 morts depuis la mi-mars, selon l'ONU.
La suspension de la Syrie des travaux de la Ligue devait prendre effet hier, jusqu'à ce que le régime honore son engagement d'appliquer le plan arabe de sortie de crise prévoyant en premier lieu la fin des violences, puis l'ouverture d'un dialogue avec l'opposition, sous égide arabe. Damas a riposté en s'en prenant vivement à la Ligue arabe, estimant que la Syrie faisait l'objet d'un complot.
L'opposition syrienne qui réclamait au début des réformes politiques profondes dans le pays, demande désormais avec la fin de la répression le départ du président Assad.
«L'opposition syrienne est présente à la Ligue arabe, mais aucun membre de cette opposition n'a demandé des armes. Notre démarche se situe en dehors de toute intervention armée», selon le secrétaire général de la Ligue.
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