Le régime libère 1000 prisonniers - Les pressions sur Damas augmentent
Photo : Agence Reuters
Les dirigeants de l’opposition syrienne se sont rendus hier à Moscou.
Damas — La Syrie, aux prises avec de fortes pressions de la communauté internationale, a lâché un peu de lest hier et libéré un millier de détenus, mais les violences ont fait de nouvelles victimes, à la veille d'une réunion de la Ligue arabe qui devrait entériner la suspension de Damas.
Le ministère syrien des Affaires étrangères a annoncé hier soir que la Syrie ne participerait pas à cette réunion de la Ligue arabe ni à la réunion arabo-turque.
«La décision de la Syrie de participer aux réunions de Rabat était due au souhait de certains pays arabes, mais après les déclarations de responsables marocains, la Syrie a décidé qu'elle ne participera pas», affirme un communiqué des Affaires étrangères cité par la télévision syrienne.
La télévision publique syrienne a annoncé que «1180 détenus, impliqués dans les événements en Syrie et qui n'ont pas de sang sur les mains, ont été libérés aujourd'hui». D'autre part, des militants ont fait état de la libération de l'opposant Kamal Labouani, condamné à 12 ans de prison.
La libération des détenus survient à la veille d'une nouvelle réunion, à Rabat, de la Ligue arabe pour entériner la décision de suspendre Damas des travaux de l'organisation.
Cette décision a été approuvée le 12 novembre par 18 des 22 membres de la Ligue, qui a également menacé de sanctions contre le régime de Bachar al-Assad, pour l'obliger à appliquer un plan arabe prévoyant notamment la libération des manifestants et le retrait des forces armées des villes.
«Nous continuons de voir grandir le concert des pressions internationales contre Assad», s'est félicité Mark Toner, un porte-parole du département d'État américain. «Nous souhaitons voir la Ligue arabe envoyer un message énergique à Assad, qui est qu'il doit permettre la tenue d'une transition démocratique et mettre fin à la violence contre son peuple».
Affirmant soutenir les mesures annoncées par la Ligue arabe à l'encontre de la Syrie, la Turquie a décidé hier d'arrêter sa coopération avec Damas dans le domaine de l'exploration de pétrole et indiqué qu'elle pourrait aussi réviser ses livraisons d'électricité.
«Les déclarations de la Turquie aujourd'hui montrent que le président Assad est isolé. Nous saluons la position de fermeté que la Turquie a prise, cela envoie un message très important au président Assad, une fois de plus, sur le fait qu'il ne peut pas réprimer les aspirations de son peuple», a déclaré Ben Rhodes, conseiller adjoint de sécurité nationale du président américain. Barack Obama.
M. Assad «devrait quitter le pouvoir, car c'est dans l'intérêt de son peuple», a ajouté M. Rhodes.
Le roi Abdallah II de Jordanie a appelé lundi M. Assad à «quitter le pouvoir», devenant le premier dirigeant arabe à lancer un tel appel.
Cet appel a été relayé hier par l'ex-ambassadeur d'Arabie saoudite aux États-Unis, le prince saoudien Turki al-Faiçal, pour qui le départ du président Assad paraît «inévitable».
Sur le terrain, les violences se sont poursuivies hier, au lendemain de la mort de plus de 70 personnes , une des journées les plus meurtrières depuis le début de la contestation le 15 mars. Hier, une quarantaine de personnes ont perdu la vie.
Le ministère syrien des Affaires étrangères a annoncé hier soir que la Syrie ne participerait pas à cette réunion de la Ligue arabe ni à la réunion arabo-turque.
«La décision de la Syrie de participer aux réunions de Rabat était due au souhait de certains pays arabes, mais après les déclarations de responsables marocains, la Syrie a décidé qu'elle ne participera pas», affirme un communiqué des Affaires étrangères cité par la télévision syrienne.
La télévision publique syrienne a annoncé que «1180 détenus, impliqués dans les événements en Syrie et qui n'ont pas de sang sur les mains, ont été libérés aujourd'hui». D'autre part, des militants ont fait état de la libération de l'opposant Kamal Labouani, condamné à 12 ans de prison.
La libération des détenus survient à la veille d'une nouvelle réunion, à Rabat, de la Ligue arabe pour entériner la décision de suspendre Damas des travaux de l'organisation.
Cette décision a été approuvée le 12 novembre par 18 des 22 membres de la Ligue, qui a également menacé de sanctions contre le régime de Bachar al-Assad, pour l'obliger à appliquer un plan arabe prévoyant notamment la libération des manifestants et le retrait des forces armées des villes.
«Nous continuons de voir grandir le concert des pressions internationales contre Assad», s'est félicité Mark Toner, un porte-parole du département d'État américain. «Nous souhaitons voir la Ligue arabe envoyer un message énergique à Assad, qui est qu'il doit permettre la tenue d'une transition démocratique et mettre fin à la violence contre son peuple».
Affirmant soutenir les mesures annoncées par la Ligue arabe à l'encontre de la Syrie, la Turquie a décidé hier d'arrêter sa coopération avec Damas dans le domaine de l'exploration de pétrole et indiqué qu'elle pourrait aussi réviser ses livraisons d'électricité.
«Les déclarations de la Turquie aujourd'hui montrent que le président Assad est isolé. Nous saluons la position de fermeté que la Turquie a prise, cela envoie un message très important au président Assad, une fois de plus, sur le fait qu'il ne peut pas réprimer les aspirations de son peuple», a déclaré Ben Rhodes, conseiller adjoint de sécurité nationale du président américain. Barack Obama.
M. Assad «devrait quitter le pouvoir, car c'est dans l'intérêt de son peuple», a ajouté M. Rhodes.
Le roi Abdallah II de Jordanie a appelé lundi M. Assad à «quitter le pouvoir», devenant le premier dirigeant arabe à lancer un tel appel.
Cet appel a été relayé hier par l'ex-ambassadeur d'Arabie saoudite aux États-Unis, le prince saoudien Turki al-Faiçal, pour qui le départ du président Assad paraît «inévitable».
Sur le terrain, les violences se sont poursuivies hier, au lendemain de la mort de plus de 70 personnes , une des journées les plus meurtrières depuis le début de la contestation le 15 mars. Hier, une quarantaine de personnes ont perdu la vie.
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