Le roi de Jordanie appelle le président Assad à quitter le pouvoir - Damas dénonce un «complot»
La Syrie est de plus en plus isolée
Damas — Les pressions diplomatiques se sont intensifiées hier sur la Syrie de Bachar al-Assad, qui, avec l'appui de la Russie, leur résiste et dénonce un «complot» contre le pays. Deux jours après la suspension de la Syrie par la Ligue arabe, l'Union européenne a renforcé ses sanctions contre Damas tandis que la Turquie et la Jordanie, voisines de la Syrie, ont pris position en faveur d'un départ du président Assad.
Le roi Abdallah II de Jordanie a été hier le premier dirigeant arabe à appeler le président Bachar al-Assad à «quitter le pouvoir» en Syrie où une quarantaine de civils et membres des forces du régime ont encore été tués.
«Si Bachar avait à coeur l'intérêt de son pays, il devrait démissionner, mais il devrait aussi créer les conditions nécessaires pour une nouvelle phase de la vie politique syrienne», a dit le roi de Jordanie, pays voisin de la Syrie, dans une interview à la BBC.
Pour sa part, le chef de la diplomatie turque, Ahmet Davutoglu a déploré que les efforts de médiation turque entrepris depuis le début de l'année auprès du régime syrien se soient soldés par un échec.
«Ceux qui ne sont pas en paix au Moyen-Orient avec leurs peuples et ne peuvent les satisfaire partiront», a-t-il déclaré, faisant allusion à la Syrie, pays voisin à l'égard duquel la Turquie adopte une ligne de plus en plus dure.
Les États-Unis se sont de leur côté félicités d'un «renforcement du consensus contre Assad et les agissements du régime» syrien, après les décisions de la Ligue arabe et de l'Union européenne.
«La communauté internationale, les États-Unis, l'UE, la Ligue arabe, des pays comme la Turquie adoptent un ton de plus en plus dur» face à la répression en Syrie, a observé Mark Toner, un porte-parole du département d'État.
Pendant ce temps, 16 civils et au moins 19 membres des forces du régime ont péri dans la région de Deraa, dans le sud de la Syrie, a annoncé l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). Deux autres civils ont péri «lors d'échanges de tirs et de pilonnage aux mitrailleuses lourdes à Jobar» dans la ville assiégée de Homs, selon cette ONG.
Lors d'une conférence de presse, le ministre syrien des Affaires étrangères Walid Mouallem a pourtant estimé que le pays se «dirige[ait] vers la fin de la crise». Il a d'ailleurs vivement réagi à la décision de la Ligue arabe de suspendre Damas de ses travaux, qui constitue selon lui «un pas dangereux». La Syrie «ne fléchira pas», a-t-il ajouté, assurant que «les complots ourdis contre la Syrie échoueront».
Après sa décision de suspendre la Syrie, la Ligue arabe étudie à présent un «mécanisme de protection des civils» et souhaite l'envoi de 500 membres d'organisations arabes des droits de la personne, de médias et des observateurs militaires dans le pays. Le ministre français des Affaires étrangères Alain Juppé s'est aussi dit favorable à l'envoi d'observateurs de l'ONU pour aider à protéger les civils de la répression du régime qui selon lui s'enferme dans la «paranoïa».
Une nouvelle réunion extraordinaire de la Ligue est prévue demain à Rabat pour faire le point sur la mise en oeuvre du plan de sortie de crise décidé le 2 novembre et prévoyant notamment le retrait des forces armées des villes en proie à la contestation et la libération des manifestants arrêtés.
Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a jugé hier «incorrecte» la décision de la Ligue arabe, tandis que la Chine exhortait la Syrie de mettre en oeuvre le plan de sortie de crise, tout en se gardant de soutenir d'éventuelles sanctions contre Damas.
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Avec Reuters
Le roi Abdallah II de Jordanie a été hier le premier dirigeant arabe à appeler le président Bachar al-Assad à «quitter le pouvoir» en Syrie où une quarantaine de civils et membres des forces du régime ont encore été tués.
«Si Bachar avait à coeur l'intérêt de son pays, il devrait démissionner, mais il devrait aussi créer les conditions nécessaires pour une nouvelle phase de la vie politique syrienne», a dit le roi de Jordanie, pays voisin de la Syrie, dans une interview à la BBC.
Pour sa part, le chef de la diplomatie turque, Ahmet Davutoglu a déploré que les efforts de médiation turque entrepris depuis le début de l'année auprès du régime syrien se soient soldés par un échec.
«Ceux qui ne sont pas en paix au Moyen-Orient avec leurs peuples et ne peuvent les satisfaire partiront», a-t-il déclaré, faisant allusion à la Syrie, pays voisin à l'égard duquel la Turquie adopte une ligne de plus en plus dure.
Les États-Unis se sont de leur côté félicités d'un «renforcement du consensus contre Assad et les agissements du régime» syrien, après les décisions de la Ligue arabe et de l'Union européenne.
«La communauté internationale, les États-Unis, l'UE, la Ligue arabe, des pays comme la Turquie adoptent un ton de plus en plus dur» face à la répression en Syrie, a observé Mark Toner, un porte-parole du département d'État.
Pendant ce temps, 16 civils et au moins 19 membres des forces du régime ont péri dans la région de Deraa, dans le sud de la Syrie, a annoncé l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). Deux autres civils ont péri «lors d'échanges de tirs et de pilonnage aux mitrailleuses lourdes à Jobar» dans la ville assiégée de Homs, selon cette ONG.
Lors d'une conférence de presse, le ministre syrien des Affaires étrangères Walid Mouallem a pourtant estimé que le pays se «dirige[ait] vers la fin de la crise». Il a d'ailleurs vivement réagi à la décision de la Ligue arabe de suspendre Damas de ses travaux, qui constitue selon lui «un pas dangereux». La Syrie «ne fléchira pas», a-t-il ajouté, assurant que «les complots ourdis contre la Syrie échoueront».
Après sa décision de suspendre la Syrie, la Ligue arabe étudie à présent un «mécanisme de protection des civils» et souhaite l'envoi de 500 membres d'organisations arabes des droits de la personne, de médias et des observateurs militaires dans le pays. Le ministre français des Affaires étrangères Alain Juppé s'est aussi dit favorable à l'envoi d'observateurs de l'ONU pour aider à protéger les civils de la répression du régime qui selon lui s'enferme dans la «paranoïa».
Une nouvelle réunion extraordinaire de la Ligue est prévue demain à Rabat pour faire le point sur la mise en oeuvre du plan de sortie de crise décidé le 2 novembre et prévoyant notamment le retrait des forces armées des villes en proie à la contestation et la libération des manifestants arrêtés.
Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a jugé hier «incorrecte» la décision de la Ligue arabe, tandis que la Chine exhortait la Syrie de mettre en oeuvre le plan de sortie de crise, tout en se gardant de soutenir d'éventuelles sanctions contre Damas.
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Avec Reuters
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