Berlusconi annonce sa démission au président italien
Le «Cavaliere» quittera après l’approbation de son plan de réformes économiques
Le chef du gouvernement italien, Silvio Berlusconi, s’est engagé à démissionner après le vote par le Parlement des réformes économiques réclamées par l’Union européenne, a déclaré ce soir le président italien Giorgio Napolitano. Le vote est prévu la semaine prochaine.
En soirée, le chef de l’État a rencontré pendant une heure le président du Conseil, après que celui-ci eut perdu sa majorité absolue à la Chambre des députés quelques heures plus tôt. Selon un communiqué de la présidence italienne, M. Berlusconi a «compris les implications du vote».
Silvio Berlusconi a reconnu avoir perdu sa majorité. Savoir «qui dirige ou ne dirige pas le gouvernement» est moins important que de «faire ce qu’il faut pour le pays», a-t-il déclaré hier soir.
M. Berlusconi a ajouté qu’il aurait préféré des élections anticipées, en notant que cette décision était du ressort de Giorgio Napolitano, qui a le pouvoir de décider de la dissolution du Parlement et de la convocation d’élections anticipées.
Le mandat de Silvio Berlusconi courait normalement jusqu’en 2013. Le chef de l’État peut nommer un nouveau président du Conseil pour tenter de diriger le pays à la tête d’un exécutif provisoire jusqu’à la tenue d’élections anticipées ou tenter de former un gouvernement à base élargie.
Plus tôt dans la journée, les députés ont approuvé les comptes publics 2010 du gouvernement Berlusconi, par 308 voix pour, 321 abstentions et aucune voix contre. Le scrutin, qui aurait dû être un vote de routine, était devenu déterminant en raison du contexte actuel de crise de la dette.
La plupart de ceux qui se sont abstenus font partie de l’opposition de centre-gauche. Si les 630 députés avaient voté, M. Berlusconi aurait eu besoin d’une majorité de 316 sièges pour s’assurer de se maintenir aux commandes. Il ne comptait donc plus que sur une majorité absolue à la chambre basse du Parlement, même si le gouvernement peut mathématiquement toujours y remporter les votes.
Après ce désaveu, le «Cavaliere» aurait dit à des députés qu’il devait réfléchir au vote, admettant finalement qu’il avait «un problème» avec la majorité à la Chambre des députés.
Si l’opposition dénonce inlassablement la politique de Silvio Berlusconi et sa mise en cause dans des scandales sexuels, politiques et financiers, elle ne s’est pas encore trouvé de chef de file capable de l’unifier.
La semaine prochaine, le gouvernement a prévu un vote sur les réformes économiques exigées par l’Union européenne en raison de l’endettement excessif de l’Italie, qui fait peser une menace sur la stabilité de toute la zone euro.
«Ce gouvernement n’a pas la majorité!»
«Ce gouvernement n’a pas la majorité!» a tonné le chef de l’opposition, Pierluigi Bersani, en se levant dans la Chambre des députés. «Nous savons tous que l’Italie court le risque réel de ne plus avoir accès aux marchés financiers», a-t-il ajouté en réclamant la démission de M. Berlusconi.
Il faisait référence aux taux d’emprunt de l’Italie, qui ont grimpé en flèche en raison de l’incertitude politique concernant la capacité de M. Berlusconi à continuer à diriger le pays et à faire adopter des mesures destinées à lutter contre la dette et à relancer la croissance économique.
Quelques heures avant le vote, le chef de la Ligue du Nord, principal et indispensable allié de Silvio Berlusconi au sein de sa coalition de centre-droit, avait déjà demandé la démission du chef du gouvernement.
Umberto Bossi a déclaré qu’il était temps que le «Cavaliere» laisse la place à un autre dirigeant de la coalition. «Nous lui avons demandé de démissionner», a affirmé M. Bossi, qui avait fait tomber le premier gouvernement conservateur de M. Berlusconi en 1994.
M. Bossi a ajouté que M. Berlusconi devrait dès maintenant céder la place à celui qu’il avait désigné comme son successeur, l’ex-ministre de la Justice Angelino Alfano.
Le gouvernement Berlusconi fait l’objet de fortes pressions pour voter des réformes rapides visant à renforcer les défenses de l’Italie face à la crise de la dette.
Car l’inquiétude grandit au sein de la zone euro, où beaucoup redoutent que l’Italie ne se retrouve obligée de demander une aide internationale pour financer son énorme dette de 1900 milliards d’euros, qui représente 120 pour cent de son produit intérieur brut (PIB). L’Europe n’ayant pas les moyens de renflouer la troisième plus grosse économie de la zone euro, cela ferait courir le risque d’un éclatement du bloc et pourrait replonger l’économie mondiale dans la récession.
En soirée, le chef de l’État a rencontré pendant une heure le président du Conseil, après que celui-ci eut perdu sa majorité absolue à la Chambre des députés quelques heures plus tôt. Selon un communiqué de la présidence italienne, M. Berlusconi a «compris les implications du vote».
Silvio Berlusconi a reconnu avoir perdu sa majorité. Savoir «qui dirige ou ne dirige pas le gouvernement» est moins important que de «faire ce qu’il faut pour le pays», a-t-il déclaré hier soir.
M. Berlusconi a ajouté qu’il aurait préféré des élections anticipées, en notant que cette décision était du ressort de Giorgio Napolitano, qui a le pouvoir de décider de la dissolution du Parlement et de la convocation d’élections anticipées.
Le mandat de Silvio Berlusconi courait normalement jusqu’en 2013. Le chef de l’État peut nommer un nouveau président du Conseil pour tenter de diriger le pays à la tête d’un exécutif provisoire jusqu’à la tenue d’élections anticipées ou tenter de former un gouvernement à base élargie.
Plus tôt dans la journée, les députés ont approuvé les comptes publics 2010 du gouvernement Berlusconi, par 308 voix pour, 321 abstentions et aucune voix contre. Le scrutin, qui aurait dû être un vote de routine, était devenu déterminant en raison du contexte actuel de crise de la dette.
La plupart de ceux qui se sont abstenus font partie de l’opposition de centre-gauche. Si les 630 députés avaient voté, M. Berlusconi aurait eu besoin d’une majorité de 316 sièges pour s’assurer de se maintenir aux commandes. Il ne comptait donc plus que sur une majorité absolue à la chambre basse du Parlement, même si le gouvernement peut mathématiquement toujours y remporter les votes.
Après ce désaveu, le «Cavaliere» aurait dit à des députés qu’il devait réfléchir au vote, admettant finalement qu’il avait «un problème» avec la majorité à la Chambre des députés.
Si l’opposition dénonce inlassablement la politique de Silvio Berlusconi et sa mise en cause dans des scandales sexuels, politiques et financiers, elle ne s’est pas encore trouvé de chef de file capable de l’unifier.
La semaine prochaine, le gouvernement a prévu un vote sur les réformes économiques exigées par l’Union européenne en raison de l’endettement excessif de l’Italie, qui fait peser une menace sur la stabilité de toute la zone euro.
«Ce gouvernement n’a pas la majorité!»
«Ce gouvernement n’a pas la majorité!» a tonné le chef de l’opposition, Pierluigi Bersani, en se levant dans la Chambre des députés. «Nous savons tous que l’Italie court le risque réel de ne plus avoir accès aux marchés financiers», a-t-il ajouté en réclamant la démission de M. Berlusconi.
Il faisait référence aux taux d’emprunt de l’Italie, qui ont grimpé en flèche en raison de l’incertitude politique concernant la capacité de M. Berlusconi à continuer à diriger le pays et à faire adopter des mesures destinées à lutter contre la dette et à relancer la croissance économique.
Quelques heures avant le vote, le chef de la Ligue du Nord, principal et indispensable allié de Silvio Berlusconi au sein de sa coalition de centre-droit, avait déjà demandé la démission du chef du gouvernement.
Umberto Bossi a déclaré qu’il était temps que le «Cavaliere» laisse la place à un autre dirigeant de la coalition. «Nous lui avons demandé de démissionner», a affirmé M. Bossi, qui avait fait tomber le premier gouvernement conservateur de M. Berlusconi en 1994.
M. Bossi a ajouté que M. Berlusconi devrait dès maintenant céder la place à celui qu’il avait désigné comme son successeur, l’ex-ministre de la Justice Angelino Alfano.
Le gouvernement Berlusconi fait l’objet de fortes pressions pour voter des réformes rapides visant à renforcer les défenses de l’Italie face à la crise de la dette.
Car l’inquiétude grandit au sein de la zone euro, où beaucoup redoutent que l’Italie ne se retrouve obligée de demander une aide internationale pour financer son énorme dette de 1900 milliards d’euros, qui représente 120 pour cent de son produit intérieur brut (PIB). L’Europe n’ayant pas les moyens de renflouer la troisième plus grosse économie de la zone euro, cela ferait courir le risque d’un éclatement du bloc et pourrait replonger l’économie mondiale dans la récession.
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

