Relations Québec-France - Après la culture, les relations économiques
Après 50 ans de présence en France, la Délégation du Québec à Paris a réussi à faire reconnaître, indéniablement, la dimension culturelle qui unit les deux nations. Elle tente aujourd'hui d'aller chercher la même reconnaissance dans le secteur économique et compte, notamment, sur le Plan Nord pour y arriver. C'est du moins le défi que s'est fixé le délégué général du Québec à Paris, Michel Robitaille.
Arrivé en poste il y a moins d'un an, le délégué général s'est donné pour mandat prioritaire de mettre en valeur la dimension économique qui unit la France et le Québec. «La dimension culturelle est très importante et bien reconnue, mais la dimension économique de la relation franco-québécoise, elle, est moins connue. Alors, je me suis donné pour mandat d'être très près des gens d'affaires et d'appuyer, par exemple, le cercle des dirigeants d'entreprises franco-québécoises, qui réunit des dirigeants d'entreprises qui sont à la fois implantées au Québec et en France, et de les mettre en valeur.»
Selon lui, les gens commencent à peine à comprendre l'importance de la relation économique franco-québécoise. Et pourtant, la France est le troisième partenaire européen, après l'Allemagne et le Royaume-Uni, en matière d'import-export. La relation est encore plus importante, soutient-il, en ce qui concerne la présence des entreprises françaises au Québec.
À ce jour, quelque 400 entreprises françaises sont établies au Québec et 140 entreprises québécoises sont présentes sur le territoire français. «Dans la relation franco-québécoise, il y a plusieurs grandes entreprises françaises qui ont choisi le Québec pour point d'ancrage en Amérique du Nord, explique Michel Robitaille. Je pense par exemple à Ubisoft, un des plus grands employeurs français au Québec. Et c'est la même chose pour les entreprises québécoises, comme Bombardier et SNC-Lavalin, qui ont leur point d'ancrage en France.»
Le délégué se réjouit de voir s'achever le dossier de la reconnaissance mutuelle de la formation professionnelle. C'était le dossier prioritaire des trois dernières années après la signature, en 2008, d'une entente par le premier ministre du Québec, Jean Charest, et le président français, Nicolas Sarkozy. «En un peu moins de trois ans, nous avons réussi à signer 80 ententes qui couvrent à peu près tous les secteurs de formation professionnelle pour des métiers qui pourraient être touchés par une telle entente.»
De la centaine d'ententes possibles, 80 ont déjà été signées et une soixantaine sont déjà en oeuvre, ce qui permet une meilleure mobilité des travailleurs et favorise les entreprises travaillant sur les deux territoires.
Cap sur le Plan Nord
L'autre facteur qui va aider le délégué général dans sa mission de mise en valeur des relations économiques entre le Québec et la France, c'est le fameux Plan Nord de Jean Charest. «Les Français sont très intéressés par le Plan Nord, assure le délégué général. Il y a le ministre [chargé de l'industrie] Éric Besson qui a effectué une mission il y a quelques semaines au Québec, et cette coopération franco-québécoise pour le développement du Nord québécois va certainement être un élément qui sera au centre de notre coopération franco-québécoise pour les prochaines années.»
Selon lui, le Plan Nord va permettre de développer de multiples liens entre la France et le Québec sur le plan de la recherche et de la coopération économique dans le secteur de l'environnement, du développement durable et de l'écotourisme, entre autres. «Il y a présentement six chercheurs du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) qui sont à l'Université Laval, à la chaire d'études nordiques, et qui travaillent avec les chercheurs québécois sur des enjeux du développement du Grand Nord. C'est une première pour le CNRS.»
Même Monaco, qui est couvert par la Délégation générale du Québec à Paris, s'est mis de la partie avec la fondation du prince Albert II qui finance un projet d'atlas de la biodiversité du Grand Nord québécois.
Diversité
Entre les activités de représentation auprès des instances politiques, l'organisation de missions économiques, les rencontres de négociations avec des partenaires et le développement d'un réseau de contacts dans tous les domaines à l'intention des Québécois qui se rendent en France, le délégué général du Québec à Paris veille à assurer une plus grande visibilité du Québec sur l'ensemble du territoire français. Et, sur ce plan, le 50e anniversaire de la délégation lui permet de déployer tous ses atouts.
Depuis avril dernier, on ne compte plus les activités qui se déroulent dans la capitale et en région. Il y a eu le spectacle musical Le Québec prend la Bastille, la restauration de la place du Québec à Saint-Germain-des-Prés, la création d'un concours radiophonique sur les chansons francophones les plus appréciées du public français, l'organisation de colloques qui rappellent les hauts faits de la coopération, la création d'un prix d'excellence pour les entrepreneurs franco-québécois et même l'organisation d'un festival des arts numériques pour faire valoir l'expertise québécoise dans ce domaine.
À travers toutes ces festivités, Michel Robitaille tente de faire briller le Québec à tous les niveaux et sur tout le territoire. «Mon objectif était de mettre en valeur ce qui est fait par la coopération, les secteurs d'excellence et de grandes réussites, mais également de refléter la diversité de la délégation franco-québécoise, alors j'ai trouvé des partenaires tant des secteurs privé que public pour l'organisation de manifestations qui touchent tous les secteurs.»
Et, pour sortir de la région parisienne et faire rayonner le Québec dans toute la France, la délégation mise notamment sur l'Association France-Québec, composée de milliers de bénévoles amoureux du Québec qui organisent, dans 63 régions de la France, des activités visant à faire la promotion du Québec. «Ce sont des gens qui, par dévouement et par intérêt du Québec, deviennent des relayeurs de la Délégation générale, soutient Michel Robitaille. C'est un réseau très précieux pour nous, parce que ses membres sont sur l'ensemble du territoire, ils connaissent très bien les associations et ils font vivre cette relation franco-québécoise au quotidien.» C'est, selon lui, l'un des fleurons de la délégation, avec l'Office franco-québécois pour la jeunesse (OFQJ), qui a fait voyager quelque 140 000 jeunes depuis sa création en 1968.
La délégation a bien vieilli, selon lui, car elle a su s'adapter à l'évolution des sociétés française et québécoise. Et ce qu'il voit, aujourd'hui, au sein de la Délégation générale du Québec à Paris, lui donne bon espoir pour le futur. Car, comme il le dit si bien, un cinquantième anniversaire, c'est à la fois une vitrine sur le passé et une occasion de se projeter vers l'avenir.
***
Collaboratrice du Devoir
Arrivé en poste il y a moins d'un an, le délégué général s'est donné pour mandat prioritaire de mettre en valeur la dimension économique qui unit la France et le Québec. «La dimension culturelle est très importante et bien reconnue, mais la dimension économique de la relation franco-québécoise, elle, est moins connue. Alors, je me suis donné pour mandat d'être très près des gens d'affaires et d'appuyer, par exemple, le cercle des dirigeants d'entreprises franco-québécoises, qui réunit des dirigeants d'entreprises qui sont à la fois implantées au Québec et en France, et de les mettre en valeur.»
Selon lui, les gens commencent à peine à comprendre l'importance de la relation économique franco-québécoise. Et pourtant, la France est le troisième partenaire européen, après l'Allemagne et le Royaume-Uni, en matière d'import-export. La relation est encore plus importante, soutient-il, en ce qui concerne la présence des entreprises françaises au Québec.
À ce jour, quelque 400 entreprises françaises sont établies au Québec et 140 entreprises québécoises sont présentes sur le territoire français. «Dans la relation franco-québécoise, il y a plusieurs grandes entreprises françaises qui ont choisi le Québec pour point d'ancrage en Amérique du Nord, explique Michel Robitaille. Je pense par exemple à Ubisoft, un des plus grands employeurs français au Québec. Et c'est la même chose pour les entreprises québécoises, comme Bombardier et SNC-Lavalin, qui ont leur point d'ancrage en France.»
Le délégué se réjouit de voir s'achever le dossier de la reconnaissance mutuelle de la formation professionnelle. C'était le dossier prioritaire des trois dernières années après la signature, en 2008, d'une entente par le premier ministre du Québec, Jean Charest, et le président français, Nicolas Sarkozy. «En un peu moins de trois ans, nous avons réussi à signer 80 ententes qui couvrent à peu près tous les secteurs de formation professionnelle pour des métiers qui pourraient être touchés par une telle entente.»
De la centaine d'ententes possibles, 80 ont déjà été signées et une soixantaine sont déjà en oeuvre, ce qui permet une meilleure mobilité des travailleurs et favorise les entreprises travaillant sur les deux territoires.
Cap sur le Plan Nord
L'autre facteur qui va aider le délégué général dans sa mission de mise en valeur des relations économiques entre le Québec et la France, c'est le fameux Plan Nord de Jean Charest. «Les Français sont très intéressés par le Plan Nord, assure le délégué général. Il y a le ministre [chargé de l'industrie] Éric Besson qui a effectué une mission il y a quelques semaines au Québec, et cette coopération franco-québécoise pour le développement du Nord québécois va certainement être un élément qui sera au centre de notre coopération franco-québécoise pour les prochaines années.»
Selon lui, le Plan Nord va permettre de développer de multiples liens entre la France et le Québec sur le plan de la recherche et de la coopération économique dans le secteur de l'environnement, du développement durable et de l'écotourisme, entre autres. «Il y a présentement six chercheurs du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) qui sont à l'Université Laval, à la chaire d'études nordiques, et qui travaillent avec les chercheurs québécois sur des enjeux du développement du Grand Nord. C'est une première pour le CNRS.»
Même Monaco, qui est couvert par la Délégation générale du Québec à Paris, s'est mis de la partie avec la fondation du prince Albert II qui finance un projet d'atlas de la biodiversité du Grand Nord québécois.
Diversité
Entre les activités de représentation auprès des instances politiques, l'organisation de missions économiques, les rencontres de négociations avec des partenaires et le développement d'un réseau de contacts dans tous les domaines à l'intention des Québécois qui se rendent en France, le délégué général du Québec à Paris veille à assurer une plus grande visibilité du Québec sur l'ensemble du territoire français. Et, sur ce plan, le 50e anniversaire de la délégation lui permet de déployer tous ses atouts.
Depuis avril dernier, on ne compte plus les activités qui se déroulent dans la capitale et en région. Il y a eu le spectacle musical Le Québec prend la Bastille, la restauration de la place du Québec à Saint-Germain-des-Prés, la création d'un concours radiophonique sur les chansons francophones les plus appréciées du public français, l'organisation de colloques qui rappellent les hauts faits de la coopération, la création d'un prix d'excellence pour les entrepreneurs franco-québécois et même l'organisation d'un festival des arts numériques pour faire valoir l'expertise québécoise dans ce domaine.
À travers toutes ces festivités, Michel Robitaille tente de faire briller le Québec à tous les niveaux et sur tout le territoire. «Mon objectif était de mettre en valeur ce qui est fait par la coopération, les secteurs d'excellence et de grandes réussites, mais également de refléter la diversité de la délégation franco-québécoise, alors j'ai trouvé des partenaires tant des secteurs privé que public pour l'organisation de manifestations qui touchent tous les secteurs.»
Et, pour sortir de la région parisienne et faire rayonner le Québec dans toute la France, la délégation mise notamment sur l'Association France-Québec, composée de milliers de bénévoles amoureux du Québec qui organisent, dans 63 régions de la France, des activités visant à faire la promotion du Québec. «Ce sont des gens qui, par dévouement et par intérêt du Québec, deviennent des relayeurs de la Délégation générale, soutient Michel Robitaille. C'est un réseau très précieux pour nous, parce que ses membres sont sur l'ensemble du territoire, ils connaissent très bien les associations et ils font vivre cette relation franco-québécoise au quotidien.» C'est, selon lui, l'un des fleurons de la délégation, avec l'Office franco-québécois pour la jeunesse (OFQJ), qui a fait voyager quelque 140 000 jeunes depuis sa création en 1968.
La délégation a bien vieilli, selon lui, car elle a su s'adapter à l'évolution des sociétés française et québécoise. Et ce qu'il voit, aujourd'hui, au sein de la Délégation générale du Québec à Paris, lui donne bon espoir pour le futur. Car, comme il le dit si bien, un cinquantième anniversaire, c'est à la fois une vitrine sur le passé et une occasion de se projeter vers l'avenir.
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Collaboratrice du Devoir








