Relations internationales - La ministre Gagnon-Tremblay est des célébrations
La Délégation «doit servir de tremplin pour consolider l'image que le Québec projette à l'échelle internationale»
La Délégation générale du Québec à Paris doit consolider ses acquis tout en poursuivant ses actions à l'échelle politique, culturelle et économique. Tel est l'essentiel du message de Monique Gagnon-Tremblay, titulaire du ministère des Relations internationales. Entretien.
On aura compris que Mme Gagnon-Tremblay est aux premières loges lors des célébrations du 50e anniversaire de la Délégation générale du Québec à Paris. «C'est une grande fête. On célèbre les 50 ans de la présence du Québec à Paris. Et, quand on regarde le passé et qu'on regarde l'avenir, vous comprendrez qu'il s'est fait beaucoup de choses en 50 ans», lance d'entrée de jeu la ministre.
«Ce qui est exceptionnel au sujet de notre Délégation à Paris, c'est qu'elle jouit des avantages qu'on accorde habituellement à une ambassade. Elle se démarque ainsi de toutes les autres Délégations que nous avons dans le monde. Elle profite d'une relation directe et privilégiée entre le Québec et la France, qui s'exprime à travers ce dispositif diplomatique en vertu duquel le Consulat général de la France à Québec et la Délégation générale du Québec à Paris assurent sans intermédiaire les communications de gouvernement à gouvernement.»
Le fait français
L'autre élément qui distingue cette Délégation par rapport à ses consoeurs québécoises à l'échelle internationale est le fait du parrainage de l'Entente Québec-France sur la reconnaissance mutuelle des qualifications professionnelles. Cette entente, qui s'inscrit comme l'un des chantiers importants du nouvel espace économique du Québec, selon la ministre Gagnon-Tremblay, a été signée le 17 octobre 2008 par le premier ministre du Québec, Jean Charest, et le président français, Nicolas Sarkozy.
L'entente vise à faciliter et à accélérer l'acquisition d'un permis pour l'exercice d'une profession, d'une fonction ou d'un métier réglementé au Québec ou en France par l'adoption d'une procédure commune de reconnaissance des qualifications professionnelles. La documentation gouvernementale note que, depuis sa mise en service, une centaine d'autorités professionnelles ont appliqué cette procédure, permettant, là où une équivalence globale existait, la conclusion d'un arrangement de reconnaissance mutuelle des qualifications. «C'a été un moment historique, la signature de cette entente», tient à rappeler la ministre.
La Délégation générale du Québec à Paris ne se distingue-t-elle pas par le fait français? «Oui, c'est vrai qu'il y a le fait français. Mais je vous dirais que, si c'est le cas pour Paris, ce l'est également à l'échelle internationale. Quand on parle du fait français, il faut rappeler que c'est avec la France que nous avons cheminé dans l'optique de nos relations internationales à l'échelle de la Francophonie. Si nous sommes considérés comme des partenaires à part entière au sein de l'Organisation internationale de la Francophonie, c'est grâce aux Français, qui nous ont donné un coup de main.»
Un tremplin
Si la Délégation générale du Québec à Paris a servi de carrefour politique, culturel et économique au cours des 50 dernières années, le bagage d'expérience accumulée «doit servir de tremplin non seulement pour consolider nos acquis, mais aussi pour consolider l'image que le Québec projette à l'échelle internationale. Le Québec est bien perçu dans le monde. Le Québec est présent dans 17 pays et dans 28 villes. Nous célébrons les 50 ans de la présence du Québec à Paris, mais nous célébrons de plus les 40 ans de la présence du Québec en Allemagne, en Bavière. Nous sommes au Japon aussi depuis 40 ans. Nous sommes en Italie depuis longtemps, nous sommes présents en Angleterre et nous sommes présents à New York depuis 60 ans.»
La ministre Gagnon-Tremblay tient à souligner que le gouvernement du Québec ne pourrait plus se passer de ses bureaux internationaux et de ses Délégations. «Ils sont absolument essentiels, dit-elle en ramenant, par la même occasion, la conversation vers la France. Ce qui est intéressant en ce qui concerne la France, c'est que le Québec travaille étroitement avec les régions françaises en développant des programmes de coopération et en misant sur eux. Et cette coopération emprunte la voie des visites ministérielles.»
Cette collaboration, observe encore Mme Gagnon-Tremblay, est rendue possible par l'entremise de la Commission permanente de coopération franco-québécoise. «Cette année, précise-t-elle, une centaine de projets de collaboration [auront lieu] qui totalisent 1,4 million de dollars. Cela mettra à contribution des chercheurs, des ministères, des artistes, des créateurs, des représentants des milieux associatifs et privés et d'autres encore.»
En conclusion, Monique Gagnon-Temblay rappelle que le parcours de la Délégation générale du Québec à Paris a posé «de grands jalons pour que la prochaine génération puisse à son tour mener encore plus loin cette relation unique que nous entretenons avec la France».
***
Collaborateur du Devoir
On aura compris que Mme Gagnon-Tremblay est aux premières loges lors des célébrations du 50e anniversaire de la Délégation générale du Québec à Paris. «C'est une grande fête. On célèbre les 50 ans de la présence du Québec à Paris. Et, quand on regarde le passé et qu'on regarde l'avenir, vous comprendrez qu'il s'est fait beaucoup de choses en 50 ans», lance d'entrée de jeu la ministre.
«Ce qui est exceptionnel au sujet de notre Délégation à Paris, c'est qu'elle jouit des avantages qu'on accorde habituellement à une ambassade. Elle se démarque ainsi de toutes les autres Délégations que nous avons dans le monde. Elle profite d'une relation directe et privilégiée entre le Québec et la France, qui s'exprime à travers ce dispositif diplomatique en vertu duquel le Consulat général de la France à Québec et la Délégation générale du Québec à Paris assurent sans intermédiaire les communications de gouvernement à gouvernement.»
Le fait français
L'autre élément qui distingue cette Délégation par rapport à ses consoeurs québécoises à l'échelle internationale est le fait du parrainage de l'Entente Québec-France sur la reconnaissance mutuelle des qualifications professionnelles. Cette entente, qui s'inscrit comme l'un des chantiers importants du nouvel espace économique du Québec, selon la ministre Gagnon-Tremblay, a été signée le 17 octobre 2008 par le premier ministre du Québec, Jean Charest, et le président français, Nicolas Sarkozy.
L'entente vise à faciliter et à accélérer l'acquisition d'un permis pour l'exercice d'une profession, d'une fonction ou d'un métier réglementé au Québec ou en France par l'adoption d'une procédure commune de reconnaissance des qualifications professionnelles. La documentation gouvernementale note que, depuis sa mise en service, une centaine d'autorités professionnelles ont appliqué cette procédure, permettant, là où une équivalence globale existait, la conclusion d'un arrangement de reconnaissance mutuelle des qualifications. «C'a été un moment historique, la signature de cette entente», tient à rappeler la ministre.
La Délégation générale du Québec à Paris ne se distingue-t-elle pas par le fait français? «Oui, c'est vrai qu'il y a le fait français. Mais je vous dirais que, si c'est le cas pour Paris, ce l'est également à l'échelle internationale. Quand on parle du fait français, il faut rappeler que c'est avec la France que nous avons cheminé dans l'optique de nos relations internationales à l'échelle de la Francophonie. Si nous sommes considérés comme des partenaires à part entière au sein de l'Organisation internationale de la Francophonie, c'est grâce aux Français, qui nous ont donné un coup de main.»
Un tremplin
Si la Délégation générale du Québec à Paris a servi de carrefour politique, culturel et économique au cours des 50 dernières années, le bagage d'expérience accumulée «doit servir de tremplin non seulement pour consolider nos acquis, mais aussi pour consolider l'image que le Québec projette à l'échelle internationale. Le Québec est bien perçu dans le monde. Le Québec est présent dans 17 pays et dans 28 villes. Nous célébrons les 50 ans de la présence du Québec à Paris, mais nous célébrons de plus les 40 ans de la présence du Québec en Allemagne, en Bavière. Nous sommes au Japon aussi depuis 40 ans. Nous sommes en Italie depuis longtemps, nous sommes présents en Angleterre et nous sommes présents à New York depuis 60 ans.»
La ministre Gagnon-Tremblay tient à souligner que le gouvernement du Québec ne pourrait plus se passer de ses bureaux internationaux et de ses Délégations. «Ils sont absolument essentiels, dit-elle en ramenant, par la même occasion, la conversation vers la France. Ce qui est intéressant en ce qui concerne la France, c'est que le Québec travaille étroitement avec les régions françaises en développant des programmes de coopération et en misant sur eux. Et cette coopération emprunte la voie des visites ministérielles.»
Cette collaboration, observe encore Mme Gagnon-Tremblay, est rendue possible par l'entremise de la Commission permanente de coopération franco-québécoise. «Cette année, précise-t-elle, une centaine de projets de collaboration [auront lieu] qui totalisent 1,4 million de dollars. Cela mettra à contribution des chercheurs, des ministères, des artistes, des créateurs, des représentants des milieux associatifs et privés et d'autres encore.»
En conclusion, Monique Gagnon-Temblay rappelle que le parcours de la Délégation générale du Québec à Paris a posé «de grands jalons pour que la prochaine génération puisse à son tour mener encore plus loin cette relation unique que nous entretenons avec la France».
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Collaborateur du Devoir








