samedi 26 mai 2012 Dernière mise à jour 09h44
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Les obstacles à l'implantation de sites d'injection supervisée demeurent

De jeunes Montréalais ont pris part à une conférence de presse hier demandant l’ouverture d’un site d’injection supervisée.<br />
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
De jeunes Montréalais ont pris part à une conférence de presse hier demandant l’ouverture d’un site d’injection supervisée.
Les obstacles à l'ouverture de sites d'injection supervisée (SIS) restent nombreux au Québec en dépit de la décision favorable rendue la semaine dernière par la Cour suprême.

Pendant des mois, le ministre de la Santé, Yves Bolduc, a dit qu'il attendrait le jugement avant de se prononcer. Maintenant, il attend d'en avoir fait l'analyse.

Interrogé hier à ce sujet, le ministre Bolduc a admis que le Québec ne pourrait faire fi de cet arrêt du plus haut tribunal du pays. Il a cependant indiqué qu'il devait prendre en considération l'acceptabilité sociale d'un centre où les utilisateurs de drogues injectables (UDI) peuvent se piquer sans être inquiétés par la police. «Il faut tenir compte de tout le dossier. Chose certaine, on ne peut pas faire fi du jugement de la Cour suprême. Le jugement est là», a-t-il précisé à La Presse canadienne.

Selon des informations recueillies par Le Devoir, des poids lourds au sein du gouvernement Charest, issus de la région montréalaise, verraient d'un mauvais oeil l'implantation de SIS.

La Cour suprême a conclu elle-même qu'il y avait plus d'avantages que d'inconvénients aux SIS, dans son arrêt favorable au maintien d'Insite, à Vancouver. Les SIS n'entraînent pas de hausse de criminalité, et ils contribuent à la diminution de la mortalité chez les UDI, a rappelé le ministre. «En temps et lieu, on va prendre les bonnes décisions. L'objectif à la fin, c'est d'avoir une bonne société pour permettre d'avoir des bons soins, même aux clientèles les plus vulnérables», a dit M. Bolduc.

En soupesant tous ces facteurs, le ministre veut y réfléchir encore quelque temps avant de décider ce que le Québec fera et jusqu'où il ira.

La DSP en faveur des SIS


La Direction de la santé publique (DSP) de la région de Montréal s'est déjà prononcée en faveur de l'ouverture de SIS. Le directeur de la DSP de Montréal, Richard Lessard, entend bien donner suite à cet engagement avant de prendre sa retraite imminente. La DSP doit publier prochainement les rapports de comités de travail sur l'acceptabilité sociale des SIS et l'organisation des services.

En principe, trois SIS devraient voir le jour à Montréal, au centre-ville dans Hochelaga-Maisonneuve et dans Verdun. L'organisme communautaire Cactus a déjà présenté un projet qui a reçu un accueil préliminaire favorable de la DSP pour gérer le site du centre-ville. Avec un budget approximatif de 300 000 $, Cactus pourrait embaucher des infirmières qualifiées et offrir des soins de santé et du matériel d'injection stérile aux UDI. De 100 à 120 injections par jour pourraient être pratiquées dans ses locaux.

«L'idéal, c'est que le communautaire s'en occupe. La clientèle ne va pas vers le réseau institutionnel, elle va vers les organismes communautaires, avec lesquels le lien de confiance est déjà établi», explique Louis Letellier de Saint-Just, le président du conseil de Cactus.

Le réseau de la santé pourrait aussi hériter de la nouvelle responsabilité de SIS, un scénario très plausible s'il n'y a pas de fonds supplémentaires pour les groupes communautaires.

***

Avec La Presse canadienne
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires  Chargement ...
  • André Michaud - Inscrit
    4 octobre 2011 08 h 45
    Pas si évident...
    Il y a plusieurs avantages à ces centres supervisés, j'en conviens.

    Cependant je comprend les bons citoyens vivant autour de ne pas apprécié la faune des drogués anti-sociaux comme voisin , surtout ceux avec des enfants..et je ne parle pas de la perte ÉVIDENTE dans la valeur de revente de leur maison (souvent LE gros investissement pour les vieux jours)...
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Roland Berger - Abonné
    4 octobre 2011 09 h 02
    Le questionnement de Dr Bolduc
    Le questionnement du Dr Yves Bolduc, ministre de la Santé, ne porte pas sur l'opportunité de permettre et de soutenir la création de SIS. Avec son boss, il se demande comment le parti peut exploiter la décision de la Cour suprême du Canada lors des prochaines élections. Farfelue cette hypothèse ? Pas si farfelue que ça. Elle est en droite ligne avec la façon de Charest de se maintenir au pouvoir envers et contre tous.
    Roland Berger
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
2 réactions
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012