samedi 26 mai 2012 Dernière mise à jour 09h44
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Décès de la première lauréate africaine du prix Nobel de la Paix

La Kényane Wangari Maathai a combiné l’action sociale et la défense de l’environnement

Associated Press   26 septembre 2011 11h38  Actualités internationales
En choisissant Wangari Maathai comme gagnante 2004 du prix Nobel de la paix, le comité Nobel avait souligné qu’elle avait affronté l’ancien gouvernement kenyan et que sa «forme originale d’action avait contribué à attirer l’attention sur l’oppression politique» dans son pays.
Photo : La Presse canadienne (photo) Jarl Fr. Erichsen
En choisissant Wangari Maathai comme gagnante 2004 du prix Nobel de la paix, le comité Nobel avait souligné qu’elle avait affronté l’ancien gouvernement kenyan et que sa «forme originale d’action avait contribué à attirer l’attention sur l’oppression politique» dans son pays.
Nairobi, Kenya — Wangari Maathai, la première femme africaine à avoir reçu le prix Nobel de la paix, a succombé à un cancer à l’âge de 71 ans, a annoncé aujourd’hui son association de défense de l’environnement.

Le prix Nobel de la paix avait été décerné à Wangari Maathai en 2004 pour son action au Kenya, combinant l’action sociale et la défense de l’environnement, avec son association «Green Belt Movement» (mouvement de la ceinture verte), qui a permis au cours de ces 30 dernières années de faire planter près de 30 millions d’arbres par des femmes défavorisées.

Edward Wageni, le directeur adjoint de l’association, a annoncé que Wangari Maathai était morte samedi soir tard à l’hôpital de Nairobi. Elle avait été hospitalisée à de multiples reprises depuis le début de l’année.

En choisissant Wangari Maathai, le comité Nobel avait souligné qu’elle avait affronté l’ancien gouvernement kenyan et que sa «forme originale d’action avait contribué à attirer l’attention sur l’oppression politique» dans son pays.

Dans son discours, cette femme dynamique avait expliqué avoir puisé son inspiration dans son enfance en brousse: elle avait vu les forêts détruites pour être remplacées par des implantations commerciales, qui détruisaient la biodiversité et la capacité des forêts à préserver l’eau.

L'arbre comme symbole

Bien que les campagnes de plantations de Green Belt n’aient eu à l’origine aucun but politique, Wangari Maathai jugeait qu’il était évident qu’une gestion responsable de l’environnement était impossible sans démocratie.

«De ce fait, l’arbre est devenu un symbole de la lutte pour la démocratie au Kenya. Les citoyens se sont mobilisés pour dénoncer les abus de pouvoir, la corruption et la mauvaise gestion environnementale», analysait Mme Maathai.

Première femme à obtenir un doctorat en Afrique de l’Est, en 1971, à l’université de Nairobi, Wangari Maathai a été professeur au département d’anatomie vétérinaire et députée au parlement. Elle est également diplômée du collège Mount Saint-Cholastica d’Atchison, au Kansas, et de l’université de Pittsburgh.

Après avoir fondé son association en 1977, elle a été la première à croire dans la plantation d’arbres à grande échelle alors qu’elle était présidente du Conseil national des femmes dans les années 80.

Un combat qui lui a valu l’hostilité de l’élite kenyane, et au moins trois agressions physiques. Elle avait notamment été passée à tabac par la police alors qu’elle observait une grève de la faim en 1992. L’ancien président kenyan Daniel arap Moi l’avait traitée de «folle», jugeant qu’elle constituait une menace pour la sécurité du pays.

The Green Belt Movement a rendu hommage à sa fondatrice, estimant que sa mort était une grande perte pour tous ceux qui «admiraient sa détermination pour rendre le monde plus pacifique, plus sain et meilleur».

De nombreux hommages

Les hommages ont afflué, à commencer par l’archevêque Desmond Tutu, saluant en elle une «véritable héroïne africaine». Le premier ministre kenyan Raila Odinga a souligné que sa mort «frappe notre pays au cœur»: «Je m’associe aux Kenyans et aux amis du Kenya pour rendre hommage à cette héroïne de nos combats nationaux, a-t-il lancé. Le professeur Maathai vient de partir alors que les causes pour lesquelles elle s’est battue commencent enfin à attirer l’attention qu’elles méritent, des menaces à la survie de l’espèce humaine et de notre planète».

Elle a ainsi inspiré le projet pour les arbres du programme des Nations unies pour l’Environnement (PNUE), lancé en 2006. À ce jour, plus de 11 milliards d’arbres ont été plantés. «Wangari Maathai était une force de la nature», a déclaré Achim Steiner, directeur exécutif du PNUE.
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Cet article vous intéresse?
0 réaction
3 votes Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Voter
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012