L'attaque de vendredi contre le consulat américain à Karachi - Un autre avertissement à Washington
17 juin 2002
Actualités internationales
Photo : Agence Reuters
L'explosion de vendredi contre le consulat américain à Karachi a fait 12 morts et une cinquantaine de blessés.
Karachi — L'attaque au véhicule piégé contre le consulat des États-Unis à Karachi (sud du Pakistan) est un nouvel avertissement à Washington et ses alliés de la part de militants panislamistes gravitant autour du réseau al-Qaïda, ont estimé hier des responsables pakistanais.
L'explosion de vendredi, qui a fait 12 morts et une cinquantaine de blessés, semble être l'oeuvre de professionnels qui ont adressé un message aux États-Unis et à leurs soutiens dans la «guerre contre le terrorisme», en premier lieu le gouvernement pakistanais.
Aussitôt après l'attentat, des policiers pakistanais avaient pensé qu'il s'agissait d'un attentat suicide mais, hier l'hypothèse d'un engin télécommandé, placé dans une voiture d'auto-école, était la plus citée par les enquêteurs pakistanais. Des services américains, notamment le FBI (sûreté fédérale), mènent leur propre enquête.
Selon un haut responsable pakistanais, le général Mukhtar Sheikh, qui suit les affaires intérieures dans la province du Sind, dont Karachi est la capitale, les autorités sont convaincues que l'attentat est directement lié à la campagne internationale actuelle contre les islamistes radicaux. «Nous sommes sur différentes pistes, mais le message était adressé à l'Amérique, c'est pourquoi le consulat américain a été visé», a dit le général Sheikh à l'AFP.
«Ça sonne aussi comme un avertissement au gouvernement pakistanais, nous sommes un allié de la coalition contre le terrorisme», a-t-il ajouté, en référence à la traque actuelle de cadres présumés d'al-Qaïda et des talibans d'Afghanistan, venus se réfugier au Pakistan. Récemment, les autorités d'Islamabad et de Washington ont annoncé des arrestations.
«C'est un grand défi. Il pourrait y avoir d'autres attaques», a admis le responsable pakistanais.
Les attentats se sont multipliés depuis janvier au Pakistan. La police pense que celui de vendredi pourrait avoir été perpétré par les mêmes militants qui sont soupconnés de l'attaque suicide du 8 mai à Karachi, ayant tué 14 personnes, dont 11 Français.
Depuis le 11 septembre, les autorités pakistanaises comptent beaucoup sur l'aide des services américains, notamment du FBI, dont des agents ont inspecté de près ce week-end le site de l'attentat à Karachi.
L'explosion de vendredi, qui a fait 12 morts et une cinquantaine de blessés, semble être l'oeuvre de professionnels qui ont adressé un message aux États-Unis et à leurs soutiens dans la «guerre contre le terrorisme», en premier lieu le gouvernement pakistanais.
Aussitôt après l'attentat, des policiers pakistanais avaient pensé qu'il s'agissait d'un attentat suicide mais, hier l'hypothèse d'un engin télécommandé, placé dans une voiture d'auto-école, était la plus citée par les enquêteurs pakistanais. Des services américains, notamment le FBI (sûreté fédérale), mènent leur propre enquête.
Selon un haut responsable pakistanais, le général Mukhtar Sheikh, qui suit les affaires intérieures dans la province du Sind, dont Karachi est la capitale, les autorités sont convaincues que l'attentat est directement lié à la campagne internationale actuelle contre les islamistes radicaux. «Nous sommes sur différentes pistes, mais le message était adressé à l'Amérique, c'est pourquoi le consulat américain a été visé», a dit le général Sheikh à l'AFP.
«Ça sonne aussi comme un avertissement au gouvernement pakistanais, nous sommes un allié de la coalition contre le terrorisme», a-t-il ajouté, en référence à la traque actuelle de cadres présumés d'al-Qaïda et des talibans d'Afghanistan, venus se réfugier au Pakistan. Récemment, les autorités d'Islamabad et de Washington ont annoncé des arrestations.
«C'est un grand défi. Il pourrait y avoir d'autres attaques», a admis le responsable pakistanais.
Les attentats se sont multipliés depuis janvier au Pakistan. La police pense que celui de vendredi pourrait avoir été perpétré par les mêmes militants qui sont soupconnés de l'attaque suicide du 8 mai à Karachi, ayant tué 14 personnes, dont 11 Français.
Depuis le 11 septembre, les autorités pakistanaises comptent beaucoup sur l'aide des services américains, notamment du FBI, dont des agents ont inspecté de près ce week-end le site de l'attentat à Karachi.
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