L'étau se resserre sur Saddam Hussein
«Il essaye tellement de sauver sa peau qu'il n'est pas capable de communiquer efficacement»
Takrit, Irak — Les forces américaines pensent avoir manqué d'arrêter le chef de la sécurité de Saddam Hussein, voire le raïs lui-même, hier dans sa région natale de Takrit, dans le nord de l'Irak. La traque continue, tout comme les agressions meurtrières de soldats américains et les manifestations contre l'occupant.
Le chef d'état-major interarmes, qui se trouve en Irak jusqu'à aujourd'hui, a prévenu que la violence ne chasserait pas les Américains d'Irak. «Il y aura encore des défis à relever ici pendant quelque temps. La seule chose que je puisse vous dire, c'est que la coalition restera ici. Nous avons 19 pays et des forces au sol en train d'essayer d'améliorer la situation, et 15 pays qui envoient des forces», a souligné le général Richard Myers.
Et d'ajouter que, selon lui, Saddam Hussein «est trop occupé à survivre pour avoir le moindre impact sur la sécurité ici». «Il essaye tellement de sauver sa peau qu'il n'est pas capable de communiquer efficacement» avec ses fidèles ou de mener la rébellion, a assuré le général Myers. Le lieutenant colonel Steve Russell, à la tête de l'opération d'hier contre trois fermes de Takrit, a estimé que la 4e division d'infanterie avait «manqué de 24 heures» le chef de la sécurité de Saddam Hussein, voire le dictateur déchu lui-même. Environ 25 hommes ont été interpellés puis relâchés. Le successeur présumé d'Abid Hamid Mahmoud al-Takriti, arrêté le 17 juin, se trouvait dans l'une des trois fermes, selon des hommes interpellés jeudi à Takrit. Parmi eux, figuraient cinq des dix gardes du corps du raïs, qui ont renseigné les forces américaines.
Malgré l'échec d'hier, «l'étau se resserre autour de ces types», a déclaré le colonel James Hickey, chef de brigade, «ils commencent à être à court d'endroits où se cacher et il leur devient difficile de se déplacer parce que nous sommes partout. Un de ces jours, nous frapperons à leur porte, ou nous l'enfoncerons, et ils le savent.» L'ancien chef de la sécurité de Saddam Hussein, Abid Hamid Mahmoud al-Takriti, cousin et secrétaire présidentiel du raïs, figure en quatrième position sur la liste des anciens dignitaires irakiens les plus recherchés. Lui et Qoussaï, l'un des fils Hussein, sont considérés comme les deux seules personnes sachant où se trouve le dictateur. Qoussaï, âgé de 37 ans, a été tué mardi par les Américains avec son frère Oudaï (39 ans), à Mossoul (nord). Washington espérait que leur élimination calmerait la situation, mais elle semble au contraire avoir marqué le début d'une nouvelle vague d'attentats contre les forces américaines.
Hier encore, un soldat de l'Oncle Sam a été tué et un autre blessé lors d'une attaque à la grenade au sud de Bagdad, à l'issue de l'une des semaines les plus sanglantes depuis la fin officielle des principaux combats en Irak le 1er mai.
Ce décès, après les quatre de samedi, porte à 163 le nombre des militaires américains tombés sous le feu ennemi depuis le début de la guerre en Irak, dont 48 après le 1er mai. La guerre du Golfe avait coûté la vie à 147 soldats américains en 1991.
Saddam Hussein devrait être présenté à la justice, plutôt que d'être tué comme ses deux fils, a estimé hier le diplomate britannique Sir Jeremy Greenstock, récemment nommé N2 de la coalition conduite par les États-Unis en Irak. Il n'empêche que la mort d'Oudaï et Qoussaï dans l'assaut d'une villa mardi à Mossoul (nord) représente «un véritable succès» a-t-il ajouté. Mais «maintenant, nous devons obtenir le père. J'aimerais le voir amené devant un tribunal, mais c'est entre les mains de l'équipe militaire qui le recherche. Je voudrais dire que c'est très important de le faire», a insisté le diplomate interrogé par la BBC.
Ahmed Chalabi, membre du Conseil de gouvernement irakien et opposant de longue date au raïs, a également jugé qu'il serait «bien mieux pour le peuple irakien et pour le monde que Saddam soit pris vivant et qu'il soit jugé pour les crimes qu'il a commis contre le peuple d'Irak, les voisins de l'Irak et le monde.. Il doit rendre des comptes pour les fosses communes de centaines de milliers de gens et pour les guerres qu'il a menées contre l'Iran, le Koweït et le peuple du Kurdistan».
Le chef d'état-major interarmes, qui se trouve en Irak jusqu'à aujourd'hui, a prévenu que la violence ne chasserait pas les Américains d'Irak. «Il y aura encore des défis à relever ici pendant quelque temps. La seule chose que je puisse vous dire, c'est que la coalition restera ici. Nous avons 19 pays et des forces au sol en train d'essayer d'améliorer la situation, et 15 pays qui envoient des forces», a souligné le général Richard Myers.
Et d'ajouter que, selon lui, Saddam Hussein «est trop occupé à survivre pour avoir le moindre impact sur la sécurité ici». «Il essaye tellement de sauver sa peau qu'il n'est pas capable de communiquer efficacement» avec ses fidèles ou de mener la rébellion, a assuré le général Myers. Le lieutenant colonel Steve Russell, à la tête de l'opération d'hier contre trois fermes de Takrit, a estimé que la 4e division d'infanterie avait «manqué de 24 heures» le chef de la sécurité de Saddam Hussein, voire le dictateur déchu lui-même. Environ 25 hommes ont été interpellés puis relâchés. Le successeur présumé d'Abid Hamid Mahmoud al-Takriti, arrêté le 17 juin, se trouvait dans l'une des trois fermes, selon des hommes interpellés jeudi à Takrit. Parmi eux, figuraient cinq des dix gardes du corps du raïs, qui ont renseigné les forces américaines.
Malgré l'échec d'hier, «l'étau se resserre autour de ces types», a déclaré le colonel James Hickey, chef de brigade, «ils commencent à être à court d'endroits où se cacher et il leur devient difficile de se déplacer parce que nous sommes partout. Un de ces jours, nous frapperons à leur porte, ou nous l'enfoncerons, et ils le savent.» L'ancien chef de la sécurité de Saddam Hussein, Abid Hamid Mahmoud al-Takriti, cousin et secrétaire présidentiel du raïs, figure en quatrième position sur la liste des anciens dignitaires irakiens les plus recherchés. Lui et Qoussaï, l'un des fils Hussein, sont considérés comme les deux seules personnes sachant où se trouve le dictateur. Qoussaï, âgé de 37 ans, a été tué mardi par les Américains avec son frère Oudaï (39 ans), à Mossoul (nord). Washington espérait que leur élimination calmerait la situation, mais elle semble au contraire avoir marqué le début d'une nouvelle vague d'attentats contre les forces américaines.
Hier encore, un soldat de l'Oncle Sam a été tué et un autre blessé lors d'une attaque à la grenade au sud de Bagdad, à l'issue de l'une des semaines les plus sanglantes depuis la fin officielle des principaux combats en Irak le 1er mai.
Ce décès, après les quatre de samedi, porte à 163 le nombre des militaires américains tombés sous le feu ennemi depuis le début de la guerre en Irak, dont 48 après le 1er mai. La guerre du Golfe avait coûté la vie à 147 soldats américains en 1991.
Saddam Hussein devrait être présenté à la justice, plutôt que d'être tué comme ses deux fils, a estimé hier le diplomate britannique Sir Jeremy Greenstock, récemment nommé N2 de la coalition conduite par les États-Unis en Irak. Il n'empêche que la mort d'Oudaï et Qoussaï dans l'assaut d'une villa mardi à Mossoul (nord) représente «un véritable succès» a-t-il ajouté. Mais «maintenant, nous devons obtenir le père. J'aimerais le voir amené devant un tribunal, mais c'est entre les mains de l'équipe militaire qui le recherche. Je voudrais dire que c'est très important de le faire», a insisté le diplomate interrogé par la BBC.
Ahmed Chalabi, membre du Conseil de gouvernement irakien et opposant de longue date au raïs, a également jugé qu'il serait «bien mieux pour le peuple irakien et pour le monde que Saddam soit pris vivant et qu'il soit jugé pour les crimes qu'il a commis contre le peuple d'Irak, les voisins de l'Irak et le monde.. Il doit rendre des comptes pour les fosses communes de centaines de milliers de gens et pour les guerres qu'il a menées contre l'Iran, le Koweït et le peuple du Kurdistan».
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