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    Les autorités grecques ont abordé le Tahrir qui devait se rendre à Gaza

    La marine et la garde-côtière grecques ont arraisonné et abordé le navire canadien Tahrir au large de la Grèce aujourd'hui.

    Selon Stephan Corriveau, un membre du comité de direction du Tahrir rejoint par La Presse Canadienne au moment même de l’abordage, les militaires grecs ont utilisé la force pour prendre le contrôle du navire et lui faire faire demi-tour en direction des îles grecques.

    Des coups auraient été portés par les militaires contre des personnes qui se trouvaient à bord.

    Les autorités grecques refusaient d’autoriser le départ des navires d’un convoi humanitaire vers la bande de Gaza.

    Les équipages et passagers des navires avaient tenté d’obtenir de la Grèce la permission d’appareiller vers une autre destination plutôt que de se rendre directement à Gaza, afin d’éviter de placer le pays dans une position délicate, mais en vain.

    Les navires ont donc finalement décidé d’appareiller.

    Le Tahrir n’avait toutefois pas atteint les eaux internationales lorsqu’il a été rejoint par les militaires grecs.

    M. Corriveau a dit espérer une intervention du gouvernement Harper, qualifiant d’illégal l’arraisonnement du navire et le blocus exercé à l’endroit de la bande de Gaza.

    Le convoi cherche à livrer de l’aide humanitaire aux Palestiniens, notamment des médicaments mais aussi d’autres biens.

    L'agence Associated Press soutient que les garde-côtes ont arraisonné le navire peu après son départ sans autorisation du port d’Agios Nikolaos, dans le nord-est de la Crète, et l’ont remorqué jusqu’à ce même port, selon le ministère grec de la marine marchande.

    David Heap, un passager canadien joint par téléphone, a précisé que 43 personnes, dont une trentaine de Canadiens, se trouvaient à bord du Tahrir. D’autres passagers étaient originaires d’Italie, de Belgique, d’Allemagne, du Danemark, de Turquie et d’Australie. M. Heap a précisé que l’équipage grec n’était pas à bord et que le bateau était piloté par des «volontaires internationaux».

    La Grèce a interdit la semaine dernière à tous les bateaux de la flottille de prendre la mer, invoquant des raisons de sécurité. L’an dernier, neuf militants avaient péri lors de l’assaut des forces israéliennes contre un bateau turc appartenant à une flottille similaire.

    Grigoris Delavekouras, porte-parole du ministère grec des Affaires étrangères, a assuré que la Grèce avait une position «responsable». «Nous nous souvenons tous des événements tragiques de l’an dernier. La région n’a pas besoin de ça en ce moment», a-t-il dit. Le militant Dror Feiler a de son côté accusé Athènes de faire «le sale boulot» pour Israël en empêchant les bateaux de partir.

    Vendredi, les autorités grecques avaient déjà stoppé l’«Audacity of Hope», un navire transportant des militants américains, lorsqu’il a tenté de quitter sans autorisation le secteur du Pirée, près d’Athènes. Son capitaine américain a été arrêté et doit comparaître mardi devant un tribunal.

    Le ministère grec des Affaires étrangères a déclaré aujourd'hui vouloir contacter les organisateurs de la «Flottille de la liberté» pour leur proposer d’acheminer à leur place l’aide humanitaire à destination de la Bande de Gaza. Ce week-end, le gouvernement grec s’était déjà dit prêt à acheminer cette aide -de la nourriture et des médicaments- par ses propres moyens.

    Grigoris Delavekouras a précisé que les activistes allaient être contactés pour discuter en détails de l’application pratique de cette solution.

    Israël a averti qu’il ne laisserait pas briser le blocus de la Bande de Gaza, mis en place après la prise de contrôle du petit territoire palestinien par les islamistes du Hamas en juin 2007.

    En mai 2010, un commando israélien avait lancé un assaut contre une flottille humanitaire partie de Turquie pour Gaza. Neuf ressortissants turcs avaient été tués lors de l’intervention sur le navire «Mavi Marmara».













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