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    La Flottille pour Gaza quittera la Grèce aujourd'hui

    Le capitaine américain du bateau Audacity of Hope serait détenu dans de piètres conditions

    Devant l’ambassade américaine à Athènes, des manifestants dénoncaient l’interdiction imposée par la Grèce aux navires à destination de Gaza de lever l’ancre.<br />
    Photo: Agence Reuters Yiorgos Karahalis Devant l’ambassade américaine à Athènes, des manifestants dénoncaient l’interdiction imposée par la Grèce aux navires à destination de Gaza de lever l’ancre.
    Amarrés en Grèce, les bateaux de la «Flottille de la liberté» lèveront l'ancre d'ici ce soir et contourneront les ordres des autorités grecques qui les empêchent depuis vendredi de quitter ses ports pour livrer de l'aide humanitaire à Gaza.

    C'est ce qu'a soutenu hier après-midi Stéphan Corriveau, du comité de direction du navire canadien, le Tahrir.

    Joint en Crête par La Presse canadienne, M. Corriveau a soutenu que la flottille mettrait le cap vers un nouveau port de la Méditerranée, sans toutefois préciser lequel. Il a cependant assuré que les organisateurs ne se dirigeraient pas immédiatement vers la bande de Gaza.

    Vendredi, le ministère grec de la Protection civile a déclaré que les garde-côtes avaient reçu l'ordre de prendre «toutes les mesures appropriées» pour empêcher le départ de la «Flottille de la liberté» vers le territoire palestinien.

    Un geste totalement illégal et dénoncé par Stéphan Corriveau. Selon lui, il est indéniable que les militants pro-palestiniens coincés en Grèce depuis quelques jours auraient gagné leur cause devant les tribunaux.

    «Mais, pour simplifier et alléger les procédures, on fait le compromis de dire que nous allons dans un autre port de la Méditerranée qui n'est ni Gaza ni le territoire grec et, à partir de là, on fera bien ce qu'on veut», a-t-il soutenu.

    Stéphan Corriveau a indiqué que les organisateurs s'étaient assurés qu'ils n'auraient pas de problème avec les autorités de la destination choisie. Le but, a-t-il ajouté à la blague, n'est pas de faire une croisière dans la région.

    Ainsi, la «Flottille de la liberté» espère arriver à destination d'ici trois à cinq jours, un «délai raisonnable», selon M. Corriveau.

    Des manifestations en soutien aux militants pro-palestiniens à bord du bateau canadien dans lequel se trouvent quatre Québécois sont prévues aujourd'hui à Québec et à Montréal. Québec solidaire a demandé hier au gouvernement grec de laisser l'embarcation canadienne poursuivre sa route, alors qu'une représentante de ce parti, Manon Massé, se trouve à son bord.

    Deux embarcations du convoi ont été sabotées au cours de la semaine dernière. Au banc des accusés, Israël. Mais l'État a démenti ces allégations samedi, les qualifiant de «ridicules».

    Stéphan Corriveau a d'ailleurs annoncé hier que l'un de ces deux bateaux avait été réparé et qu'il pourrait naviguer dès aujourd'hui.

    Un capitaine détenu

    Par ailleurs, le capitaine américain d'un bateau de la flottille pour Gaza, arrêté vendredi après avoir appareillé malgré une interdiction de la Grèce, est détenu dans des «conditions choquantes», ont indiqué hier des participants à la flottille.

    Le capitaine John Klusmer a été interpellé quand l'Audacity of Hope, vaisseau amiral de la flottille pro-palestinienne, a tenté de quitter les eaux territoriales grecques vendredi malgré l'interdiction d'Athènes faite aux navires à destination de Gaza de lever l'ancre.

    M. Klusmer est convoqué devant le juge demain à Athènes.

    Un avocat new-yorkais Richard Levy, qui participe à la flottille et a rendu visite à M. Klusmer dans une prison près d'Athènes, a affirmé qu'«il n'avait pas de lit ni de toilettes dans sa cellule, et qu'il ne recevait ni nourriture ni eau».

    Selon l'organisation US Boat to Gaza, il n'avait pas encore reçu hier une assistance consulaire. «Nous avons proposé de payer sa caution», a dit un autre passager, Robert Naiman, de l'organisation américaine Just Foreign Policy. «Mais nous n'avons reçu aucune information indiquant qu'il serait libéré avant [demain]», a-t-il dit.

    L'ambassade des États-Unis à Athènes n'était pas joignable pour apporter ses commentaires.

    Audacity of Hope — qui transportait 3000 lettres de soutien pour les Palestiniens — a pris la mer vendredi sans prévenir, pour défier le blocus israélien de Gaza. Il a été rapidement intercepté par les garde-côtes grecs.

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    Avec l'Agence France-Presse












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