L'exotisme se dévoile
Le Maroc inaugure à Montréal un centre culturel
Le pays a toujours été synonyme d'exotisme. Quand n'évoque-t-on pas Fès comme une destination mystérieuse? Et les souks ou les places de Marrakech? Et qui n'a pas vu le Casablanca d'un autre siècle? Et si hier le Maroc apparaissait encore comme une destination dont on ne pouvait que rêver, sachez qu'aujourd'hui ce pays d'Afrique du Nord se dévoile à nos portes: le Maroc n'ouvrira-t-il pas dans quelques semaines un centre culturel à Montréal? Quand le pays de l'Atlas s'installe en territoire laurentien.
Sur une côte, c'est l'Atlantique. Sur l'autre, la Méditerranée. Au sud, les grands déserts, tout comme à l'est où s'établit la frontière commune avec l'Algérie. Et là, l'Europe n'est jamais bien loin, quand on sait que de Ceuta, moyennant un saut de bateau, on peut rejoindre cette Espagne qu'un rocher de Gibraltar signale comme un phare.
Ainsi peut-on décrire rapidement le Maroc, qui est pourtant un pays d'une culture tout autre que celle de ses voisins du Nord. Et s'il y a longtemps, au temps de la Conquista, que des contingents berbères unirent l'Hispanie à l'Afrique, ce coin du monde devenant ainsi musulman, s'il reste encore à Grenade de magnifiques monuments qui illustrent cette époque, c'est toutefois dans le royaume du Maroc que se développe cette civilisation où les cultures s'entrecroisent et parfois se mêlent.
Diaspora
À Montréal, il sera bientôt possible de fréquenter un tel héritage: le royaume du Maroc ouvrira un centre culturel dans l'édifice sis à l'angle des rues Berri et Viger. Après Bruxelles, et c'était en 2009, peut-être avant Tripoli, où le retard d'ouverture s'explique par la situation politique, c'est en terre québécoise que le Maroc a décidé de se faire connaître et surtout d'établir des liens avec ses 60 000 ressortissants qui ont choisi de s'établir ici.
«Les centres culturels, précise Mohammed Ameur, ministre délégué chargé de la communauté marocaine résidant à l'étranger, qui ont pour objectifs essentiels de contrecarrer la dilution des liens de la communauté marocaine avec la mère patrie à moyen terme et de prévenir les risques de rupture consécutifs à l'éloignement du pays, devront faire connaître et apprécier la culture et la civilisation marocaines dans le pays d'accueil, permettre aux enfants de cette communauté d'apprendre la langue de leurs ancêtres, confirmer l'esprit et les principes d'ouverture et de tolérance qui sont les leurs face aux menaces d'exclusion et de ghettoïsation qui les guettent.»
Autrement
Pour qui visitera le centre, à moins qu'il ne préfère aller de ses yeux voir ce qui se passe, c'est à des peuples, à des cultures, à des langues, à des paysages et à des sites touristiques reconnus qu'il sera confronté. Et il découvrira aussi que, si le Maroc dans l'univers géopolitique est souvent vite rattaché au Maghreb et inscrit dans un territoire agité par les affrontements islamistes, il devra toutefois modifier sa vision. Car il y a un roi à la tête du Maroc et celui-ci est actif. Pour preuve, ce discours du 9 mars dernier où Mohammed VI a déposé une réforme constitutionnelle où figure l'élargissement des libertés individuelles et collectives.
Terre de différences, le Maroc veut le demeurer. Terre de l'«invitation au voyage», le Maroc veut le rappeler. Et si on y alla souvent pour les plages, le discours officiel rappelle que ce pays est beaucoup plus que cela. Et bientôt, les gens d'ici, sans avoir à se pourfendre d'une liaison transatlantique, pourront découvrir une terre qui se veut d'accueil: le Centre culturel du Maroc aura pignon sur rue à Montréal et son aménagement intérieur s'inscrit déjà dans un héritage architectural.
Sur une côte, c'est l'Atlantique. Sur l'autre, la Méditerranée. Au sud, les grands déserts, tout comme à l'est où s'établit la frontière commune avec l'Algérie. Et là, l'Europe n'est jamais bien loin, quand on sait que de Ceuta, moyennant un saut de bateau, on peut rejoindre cette Espagne qu'un rocher de Gibraltar signale comme un phare.
Ainsi peut-on décrire rapidement le Maroc, qui est pourtant un pays d'une culture tout autre que celle de ses voisins du Nord. Et s'il y a longtemps, au temps de la Conquista, que des contingents berbères unirent l'Hispanie à l'Afrique, ce coin du monde devenant ainsi musulman, s'il reste encore à Grenade de magnifiques monuments qui illustrent cette époque, c'est toutefois dans le royaume du Maroc que se développe cette civilisation où les cultures s'entrecroisent et parfois se mêlent.
Diaspora
À Montréal, il sera bientôt possible de fréquenter un tel héritage: le royaume du Maroc ouvrira un centre culturel dans l'édifice sis à l'angle des rues Berri et Viger. Après Bruxelles, et c'était en 2009, peut-être avant Tripoli, où le retard d'ouverture s'explique par la situation politique, c'est en terre québécoise que le Maroc a décidé de se faire connaître et surtout d'établir des liens avec ses 60 000 ressortissants qui ont choisi de s'établir ici.
«Les centres culturels, précise Mohammed Ameur, ministre délégué chargé de la communauté marocaine résidant à l'étranger, qui ont pour objectifs essentiels de contrecarrer la dilution des liens de la communauté marocaine avec la mère patrie à moyen terme et de prévenir les risques de rupture consécutifs à l'éloignement du pays, devront faire connaître et apprécier la culture et la civilisation marocaines dans le pays d'accueil, permettre aux enfants de cette communauté d'apprendre la langue de leurs ancêtres, confirmer l'esprit et les principes d'ouverture et de tolérance qui sont les leurs face aux menaces d'exclusion et de ghettoïsation qui les guettent.»
Autrement
Pour qui visitera le centre, à moins qu'il ne préfère aller de ses yeux voir ce qui se passe, c'est à des peuples, à des cultures, à des langues, à des paysages et à des sites touristiques reconnus qu'il sera confronté. Et il découvrira aussi que, si le Maroc dans l'univers géopolitique est souvent vite rattaché au Maghreb et inscrit dans un territoire agité par les affrontements islamistes, il devra toutefois modifier sa vision. Car il y a un roi à la tête du Maroc et celui-ci est actif. Pour preuve, ce discours du 9 mars dernier où Mohammed VI a déposé une réforme constitutionnelle où figure l'élargissement des libertés individuelles et collectives.
Terre de différences, le Maroc veut le demeurer. Terre de l'«invitation au voyage», le Maroc veut le rappeler. Et si on y alla souvent pour les plages, le discours officiel rappelle que ce pays est beaucoup plus que cela. Et bientôt, les gens d'ici, sans avoir à se pourfendre d'une liaison transatlantique, pourront découvrir une terre qui se veut d'accueil: le Centre culturel du Maroc aura pignon sur rue à Montréal et son aménagement intérieur s'inscrit déjà dans un héritage architectural.










