Canada-Maroc - « Un moment important dans les relations du Québec et du Canada avec le royaume du Maroc »
La culture permet le rapprochement et l'intégration
Le royaume du Maroc a développé, au fil des ans, une relation particulière avec le Canada. L'ouverture prochaine de la Maison du Maroc à Montréal en est une illustration. Entrevue avec Nouzha Chekrouni, ambassadrice du royaume du Maroc au Canada.
D'après les chiffres fournis par l'ambassade du royau-me du Maroc au Canada, environ 100 000 Marocains résident au pays. Parmi eux, 80 % se sont installés au Québec et 80 % de ce nombre ont choisi de vivre à Montréal.
«On parle donc d'environ 60 000 Marocains qui résident à Montréal, une grande métropole connue pour sa diversité, à l'image du Québec et du Canada. Cette relation privilégiée ne date pas d'hier. Déjà, dans les années 60, de nombreux juifs marocains ont choisi de s'installer à Montréal», indique Mme Chekrouni, jointe à son bureau d'Ottawa.
La Maison du Maroc sera d'ailleurs un lieu d'expression ouvert autant aux juifs marocains qu'aux musulmans. «La religion est un élément fondamental de notre culture et elle se pratique dans l'ouverture. On dira non à toute forme d'extrémisme», affirme l'ambassadeur.
Un levier de rapprochement
Nouzha Chekrouni affirme que l'ouverture des Maisons du Maroc dans différents endroits du monde où s'est installée une importante communauté marocaine est une réalisation très importante pour le royaume du Maroc. «C'est parti d'une stratégie gouvernementale qui fait de la culture un levier de rapprochement, de dialogue entre les communautés marocaines installées à l'étranger et l'autorité marocaine. Ce sera une forme de trait d'u-nion», explique-t-elle.
Grâce à ces maisons, le royaume du Maroc souhaite même soutenir les efforts de développement et d'intégration des Marocains à l'étranger. «Les autorités marocaines se sentent très concernées par la question de l'immigration. Nous voulons faire en sorte que l'immigration soit réussie. La culture est une façon d'y arriver, puisqu'elle permet de mieux connaître l'autre. Cet espace marocain ne sera d'ailleurs pas un ghetto, mais un espace d'ouverture», explique l'ambassadrice.
Est-ce que la communauté marocaine au Canada vit d'importantes difficultés d'intégration? «Lorsque l'idée des centres culturels a été lancée, il y avait une conjoncture particulière en Europe. Les communautés marocaines faisaient face à des défis d'intégration majeurs. Au Québec, c'est différent, d'abord parce que la communauté est en partie composée de cadres qui font le choix de venir s'installer ici», affirme-t-elle.
Le royaume du Maroc souhaite en fait prévenir les problèmes. «Nous ne voulons pas vivre le rejet. D'ailleurs, des voix s'élèvent pour dire que le taux de chômage est plus élevé dans la communauté maghrébine que dans la population en général. Quelles sont les raisons qui expliquent cela? Pourtant, sur le plan des diplômes, les Maghrébins atteignent généralement des niveaux élevés. Ensemble, nous devons travailler sur la question. J'ai la conviction que mieux on connaît la culture de l'autre, plus l'adaptation est facile de part et d'autre. Cette meilleure intégration, elle profite à tout le monde», remarque Mme Chekrouni.
L'ambassadrice du royaume du Maroc au Canada assure qu'elle sera présente lors de l'inauguration de la Maison du Maroc à Montréal. «Ce sera un moment important dans les relations du Québec et du Canada avec le royaume du Maroc», précise-t-elle.
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Collaboratrice du Devoir
D'après les chiffres fournis par l'ambassade du royau-me du Maroc au Canada, environ 100 000 Marocains résident au pays. Parmi eux, 80 % se sont installés au Québec et 80 % de ce nombre ont choisi de vivre à Montréal.
«On parle donc d'environ 60 000 Marocains qui résident à Montréal, une grande métropole connue pour sa diversité, à l'image du Québec et du Canada. Cette relation privilégiée ne date pas d'hier. Déjà, dans les années 60, de nombreux juifs marocains ont choisi de s'installer à Montréal», indique Mme Chekrouni, jointe à son bureau d'Ottawa.
La Maison du Maroc sera d'ailleurs un lieu d'expression ouvert autant aux juifs marocains qu'aux musulmans. «La religion est un élément fondamental de notre culture et elle se pratique dans l'ouverture. On dira non à toute forme d'extrémisme», affirme l'ambassadeur.
Un levier de rapprochement
Nouzha Chekrouni affirme que l'ouverture des Maisons du Maroc dans différents endroits du monde où s'est installée une importante communauté marocaine est une réalisation très importante pour le royaume du Maroc. «C'est parti d'une stratégie gouvernementale qui fait de la culture un levier de rapprochement, de dialogue entre les communautés marocaines installées à l'étranger et l'autorité marocaine. Ce sera une forme de trait d'u-nion», explique-t-elle.
Grâce à ces maisons, le royaume du Maroc souhaite même soutenir les efforts de développement et d'intégration des Marocains à l'étranger. «Les autorités marocaines se sentent très concernées par la question de l'immigration. Nous voulons faire en sorte que l'immigration soit réussie. La culture est une façon d'y arriver, puisqu'elle permet de mieux connaître l'autre. Cet espace marocain ne sera d'ailleurs pas un ghetto, mais un espace d'ouverture», explique l'ambassadrice.
Est-ce que la communauté marocaine au Canada vit d'importantes difficultés d'intégration? «Lorsque l'idée des centres culturels a été lancée, il y avait une conjoncture particulière en Europe. Les communautés marocaines faisaient face à des défis d'intégration majeurs. Au Québec, c'est différent, d'abord parce que la communauté est en partie composée de cadres qui font le choix de venir s'installer ici», affirme-t-elle.
Le royaume du Maroc souhaite en fait prévenir les problèmes. «Nous ne voulons pas vivre le rejet. D'ailleurs, des voix s'élèvent pour dire que le taux de chômage est plus élevé dans la communauté maghrébine que dans la population en général. Quelles sont les raisons qui expliquent cela? Pourtant, sur le plan des diplômes, les Maghrébins atteignent généralement des niveaux élevés. Ensemble, nous devons travailler sur la question. J'ai la conviction que mieux on connaît la culture de l'autre, plus l'adaptation est facile de part et d'autre. Cette meilleure intégration, elle profite à tout le monde», remarque Mme Chekrouni.
L'ambassadrice du royaume du Maroc au Canada assure qu'elle sera présente lors de l'inauguration de la Maison du Maroc à Montréal. «Ce sera un moment important dans les relations du Québec et du Canada avec le royaume du Maroc», précise-t-elle.
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Collaboratrice du Devoir








