La Maison du Maroc à Montréal - « Qui dit culture dit ouverture »
Madame la consule se félicite de « son » antenne montréalaise
Les travaux de la future Maison du Maroc à Montréal, un édifice acquis par le royaume du Maroc et situé rue Viger, à l'angle de la rue Berri, devraient être terminés vers la fin du mois. Les autorités marocaines souhaitent en faire un grand lieu d'échanges interculturels.
«La Maison du Maroc sera un lieu d'ouverture et d'interactions entre le Maroc, la communauté marocaine installée ici et le milieu socio-culturel québécois. Ce n'est pas un centre communautaire, mais un centre culturel. Parce que qui dit culture dit ouverture, dit aller au-devant de l'autre, dit échange, dit montrer à l'autre ce qu'on a de meilleur», explique Souriya Otmani, consule générale du royaume du Maroc à Montréal.
À ses yeux, la ville est idéale pour accueillir un centre de ce genre. «Montréal est une métropole culturelle de grand calibre, l'écrin idéal pour présenter et permettre le rayonnement de la culture marocaine qui existe depuis des millénaires.»
La Maison du Maroc ne se veut pas toutefois un lieu où les Marocains se retrouvent entre eux. «L'objectif, c'est de s'ouvrir sur les autres, d'échanger, d'organiser des activités communes. Nous nous adressons aussi aux jeunes générations marocaines qui ont immigré au Canada en bas âge, ou encore qui sont nées ici et qui n'ont pas la chance de se rendre au Maroc en raison du coût des billets d'avion. Nous souhaitons qu'ils ne perdent pas contact avec leur pays d'origine», indique Mme Otmani.
La programmation
On peaufine encore la programmation de la Maison du Maroc à Montréal. L'une des avenues explorées est de travailler avec les organisateurs d'événements culturels de Montréal, qu'il soit question de festivals, de théâtre, de conférences ou autres.
«Nous aimerions par exem-ple accueillir au centre des activités liées à ces événements. Nous aurons des salles qui se prêteront très bien à cela. Nous aimerions aussi présenter un écho de ce qui se passe au Maroc, devenir une sorte d'antenne nord-américaine pour les organismes culturels marocains», explique la consule, qui souhaite que la Ville de Montréal intègre la Maison du Maroc à ses circuits culturels.
Le centre culturel compte aussi établir des partenariats avec différentes associations marocaines. «Il y a plus de 35 associations marocaines au Canada. Certaines sont très actives, d'autres moins, mais plusieurs ont de la difficulté à trouver des espaces pour présenter leurs événements culturels. La Maison du Maroc sera disposée à les accueillir. Ce sera donc un centre à l'écoute de la communauté et une grande partie de sa programmation sera constituée d'activités ponctuelles.»
Des expositions permanentes, avec par exemple de l'artisanat et des oeuvres d'artistes peintres marocains, seront aussi présentées. «De plus, nous souhaitons organiser des rencontres et des conférences avec des auteurs maghrébins et québécois. Nous ne voulons pas avoir l'exclusivité d'un seul créneau», affirme Mme Otmani.
Pour joindre son jeune public, la Maison du Maroc a l'intention entre autres de travailler avec les écoles, les cégeps et les universités. «Nous voulons par exemple organiser des ateliers de céramique marocaine, de poterie, de sculpture de plâtre et de bois. Je crois que cela constituera un très beau rapprochement et que cela permettra aux jeunes de découvrir une facette de la culture marocaine», explique la consule.
Des cours d'arabe seront aussi offerts et un lieu de documentation sur l'histoire et la géographie du Maroc sera aménagé. On pourra également en apprendre davantage sur les questions relatives au droit marocain, par exemple sur ce qui touche aux femmes, au mariage, à l'immigration, etc.
Faire tomber les préjugés
Avec sa programmation diversifiée, la Maison du Maroc souhaite rapprocher les communautés. «Nous allons trouver toutes sortes de prétextes pour faire de belles réalisations qui vont favoriser le rapprochement et contribuer à faire tomber les préjugés», affirme Souriya Otmani.
Est-ce que la communauté marocaine est victime de préjugés au Québec? «Je vais parler de mon expérience personnelle. Je suis ici depuis sept ans et je m'investis dans le Réseau des femmes d'affaires du Québec. Chaque fois que je rencontre une nouvelle femme et que je me présente comme diplomate du Maroc, il y a une réaction. Les femmes sont toujours surprises que le Maroc ait une femme pour consule, que je ne sois pas voilée. Ils imaginent les Marocains avec des chameaux, etc. Il y a toujours des remarques qui nous pincent un peu. C'est dommage. Pourtant, ce n'est pas par mauvaise foi.»
La consule croit que cela est attribuable au fait que les différentes communautés se connaissent mal. «Pour se débarrasser des idées préconçues, il faut aller à la rencontre de l'autre, et c'est là qu'on se rend compte qu'on a beaucoup de choses en commun et qu'on peut faire énormément en-semble. Ce sera l'objectif du centre.»
Les travaux se poursuivent
La consule générale du royaume du Maroc à Montréal travaille sur le projet de la Maison du Maroc depuis quelques années déjà. Elle a visité énormément d'édifices avant que le choix ne s'arrête sur celui de la rue Viger. Imposant, l'édifice compte trois étages, en plus du rez-de-chaussée et du sous-sol. Les travaux sont en cours et plusieurs éléments intégrés au bâtiment refléteront la culture et les traditions marocaines.
«Par exemple, nous aurons une très belle illustration de la céramique marocaine. Les cinq niveaux auront pour élément central un pourtour en céramique et chacun aura une couleur qui rappelle le Maroc. Nous aurons aussi du plâtre sculpté et du bois sculpté», indique Mme Otmani, qui suit de près les travaux des architectes.
La date de l'inauguration officielle n'a pas encore été fixée. «C'est un projet important et les autorités marocaines vont décider de la date d'inauguration en fonction de la disponibilité de personnalités importantes qui viendront à Montréal pour l'occasion», ajoute-t-elle.
«La Maison du Maroc sera un lieu d'ouverture et d'interactions entre le Maroc, la communauté marocaine installée ici et le milieu socio-culturel québécois. Ce n'est pas un centre communautaire, mais un centre culturel. Parce que qui dit culture dit ouverture, dit aller au-devant de l'autre, dit échange, dit montrer à l'autre ce qu'on a de meilleur», explique Souriya Otmani, consule générale du royaume du Maroc à Montréal.
À ses yeux, la ville est idéale pour accueillir un centre de ce genre. «Montréal est une métropole culturelle de grand calibre, l'écrin idéal pour présenter et permettre le rayonnement de la culture marocaine qui existe depuis des millénaires.»
La Maison du Maroc ne se veut pas toutefois un lieu où les Marocains se retrouvent entre eux. «L'objectif, c'est de s'ouvrir sur les autres, d'échanger, d'organiser des activités communes. Nous nous adressons aussi aux jeunes générations marocaines qui ont immigré au Canada en bas âge, ou encore qui sont nées ici et qui n'ont pas la chance de se rendre au Maroc en raison du coût des billets d'avion. Nous souhaitons qu'ils ne perdent pas contact avec leur pays d'origine», indique Mme Otmani.
La programmation
On peaufine encore la programmation de la Maison du Maroc à Montréal. L'une des avenues explorées est de travailler avec les organisateurs d'événements culturels de Montréal, qu'il soit question de festivals, de théâtre, de conférences ou autres.
«Nous aimerions par exem-ple accueillir au centre des activités liées à ces événements. Nous aurons des salles qui se prêteront très bien à cela. Nous aimerions aussi présenter un écho de ce qui se passe au Maroc, devenir une sorte d'antenne nord-américaine pour les organismes culturels marocains», explique la consule, qui souhaite que la Ville de Montréal intègre la Maison du Maroc à ses circuits culturels.
Le centre culturel compte aussi établir des partenariats avec différentes associations marocaines. «Il y a plus de 35 associations marocaines au Canada. Certaines sont très actives, d'autres moins, mais plusieurs ont de la difficulté à trouver des espaces pour présenter leurs événements culturels. La Maison du Maroc sera disposée à les accueillir. Ce sera donc un centre à l'écoute de la communauté et une grande partie de sa programmation sera constituée d'activités ponctuelles.»
Des expositions permanentes, avec par exemple de l'artisanat et des oeuvres d'artistes peintres marocains, seront aussi présentées. «De plus, nous souhaitons organiser des rencontres et des conférences avec des auteurs maghrébins et québécois. Nous ne voulons pas avoir l'exclusivité d'un seul créneau», affirme Mme Otmani.
Pour joindre son jeune public, la Maison du Maroc a l'intention entre autres de travailler avec les écoles, les cégeps et les universités. «Nous voulons par exemple organiser des ateliers de céramique marocaine, de poterie, de sculpture de plâtre et de bois. Je crois que cela constituera un très beau rapprochement et que cela permettra aux jeunes de découvrir une facette de la culture marocaine», explique la consule.
Des cours d'arabe seront aussi offerts et un lieu de documentation sur l'histoire et la géographie du Maroc sera aménagé. On pourra également en apprendre davantage sur les questions relatives au droit marocain, par exemple sur ce qui touche aux femmes, au mariage, à l'immigration, etc.
Faire tomber les préjugés
Avec sa programmation diversifiée, la Maison du Maroc souhaite rapprocher les communautés. «Nous allons trouver toutes sortes de prétextes pour faire de belles réalisations qui vont favoriser le rapprochement et contribuer à faire tomber les préjugés», affirme Souriya Otmani.
Est-ce que la communauté marocaine est victime de préjugés au Québec? «Je vais parler de mon expérience personnelle. Je suis ici depuis sept ans et je m'investis dans le Réseau des femmes d'affaires du Québec. Chaque fois que je rencontre une nouvelle femme et que je me présente comme diplomate du Maroc, il y a une réaction. Les femmes sont toujours surprises que le Maroc ait une femme pour consule, que je ne sois pas voilée. Ils imaginent les Marocains avec des chameaux, etc. Il y a toujours des remarques qui nous pincent un peu. C'est dommage. Pourtant, ce n'est pas par mauvaise foi.»
La consule croit que cela est attribuable au fait que les différentes communautés se connaissent mal. «Pour se débarrasser des idées préconçues, il faut aller à la rencontre de l'autre, et c'est là qu'on se rend compte qu'on a beaucoup de choses en commun et qu'on peut faire énormément en-semble. Ce sera l'objectif du centre.»
Les travaux se poursuivent
La consule générale du royaume du Maroc à Montréal travaille sur le projet de la Maison du Maroc depuis quelques années déjà. Elle a visité énormément d'édifices avant que le choix ne s'arrête sur celui de la rue Viger. Imposant, l'édifice compte trois étages, en plus du rez-de-chaussée et du sous-sol. Les travaux sont en cours et plusieurs éléments intégrés au bâtiment refléteront la culture et les traditions marocaines.
«Par exemple, nous aurons une très belle illustration de la céramique marocaine. Les cinq niveaux auront pour élément central un pourtour en céramique et chacun aura une couleur qui rappelle le Maroc. Nous aurons aussi du plâtre sculpté et du bois sculpté», indique Mme Otmani, qui suit de près les travaux des architectes.
La date de l'inauguration officielle n'a pas encore été fixée. «C'est un projet important et les autorités marocaines vont décider de la date d'inauguration en fonction de la disponibilité de personnalités importantes qui viendront à Montréal pour l'occasion», ajoute-t-elle.








