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La «realpolitik»

En 1982, on put lire quelques entrefilets dans la presse européenne et entendre des rumeurs dans les officines diplomatiques. On parlait de répression violente de troubles produits par des éléments extrémistes des Frères musulmans dans la ville de Hama, en Syrie. L'agence syrienne de presse déclara que des terroristes avaient été arrêtés et condamnés à mort par le tribunal militaire. La vérité était tout autre.
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  • Georges Paquet - Abonné
    21 mai 2011 06 h 51
    Saluons le courage là où il est...
    Est-ce qu'il ne faudrait pas saluer les prises de position plutôt claires et courageuses du Président Obama à l'égard de la Syrie et d'Israël.

    Ce n'est probablement pas suite à des calculs politiques sur ses appuis dans la communauté juive américaine que Barack Obama a proposé que les négociations entre Israël et les Palestiniens soient fondées sur les frontières de 1967.

    C'est sans doute sur des fondements différents, mais il a fallu une certaine dose de courage au Président Obama pour demander ouvertement et très clairement au Président Al-Hassad de respecter le mouvement de constetation et de prendre en charge les réformes qui s'imposent et les besoins des Syriens ou de céder la place à d'autres qui seraient plus à l'écoute des citoyens.

    Les Européens n'ont pas encore été aussi précis, mais je crois, ou du moins j'espère qu'ils y arriveront bientôt.
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  • Françoise Breault - Abonnée
    21 mai 2011 09 h 48
    Ouf!
    "des milliers de personnes mouraient dans un silence de plomb diplomatique et l'indifférence totale"...

    Triste à mourir ce texte, mais malheureusement trop vrai...

    On a souvent parlé du confort et de l'indifférence... Je pense qu'on devrait aussi parler d'impuissance et d'indifférence...

    A force de constater cette infinie souffrance, - je pense aux mille viols par jour de des femmes, à la prison à ciel ouvert de Palestine, aux femmes tuées à la frontière du Mexique, etc - et de savoir qu'on peut faire si peu sauf encourager Médecins sans frontières, se joindre à PAJU, au mouvement BDS, etc

    Je comprends qu'après un certain temps conscient des forces puissantes à l'oeuvre pour qui la paix n'est pas rentable...la réaction des gens peut ressembler à de l'indifférence...

    Qui pourrait réussir à regarder souffrir longtemps une personne ou un animal sachant qu'il ne peut rien faire pour soulager cette souffrance? Pour sa propre survie peut-être, il essaiera de s'en détourner...
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  • Yvon Bureau - Abonné
    21 mai 2011 13 h 07
    Que ce réel est injuste
    Mais, c'est la réalité, triste soit-elle.

    Espoir : nos jeunes avec leurs médias sociaux... mêlés à nous vieux avec encore des idéaux.
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  • Louis-Olivier Levesque - Abonné
    22 mai 2011 06 h 18
    Les bourbiers de Bush
    La "realpolitique" est grandement dictée par les intérêts cru sans égards à la morale. Mais vous semblez oubliez qu'elle est aussi dicté par les réalités matérielles et comptables.

    Donc, la politique du réel consiste aussi à ne pas s'engager dans plus de guerre qu'on est capable d'en gagner. L'occident est engagé dans plusieurs conflits (et opérations de stabilisation). Je crois que notre timidité en Syrie est aussi dicté par l'épuisement économique et militaire de l'occident.

    Le bain de sang syrien serait davantage le produit des bourbiers de Bush que de la réalpolitik de Kissinger

    Louis Lévesque
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  • henri gabrysz - Inscrit
    22 mai 2011 14 h 13
    trois petits points
    .... des petits points assez significatifs , dans la phrase où Assad «garantit la sécurité des frontières de la Turquie, Irak et....Israël»...comme écrite à regret que la sécurité d'Israêl doit aussi être garantie.

    depuis un certain temps assez long déjà, la gauche intellectuelle et idéologique a embrassé la notion que l'étoile de David équivalait à la swastika.

    or la gauche oublie que la nazisme prenait ses racines dans le totalitarisme soviétique, du bon père Joseph Staline.
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  • henri gabrysz - Inscrit
    22 mai 2011 15 h 39
    Assad
    la position d'Assad n'est pas aussi paradoxale que vous laissez l'entendre.
    En 2003, il a senti le souffle du boulet lancé par le canon de Bush, contre son pote Saddam. Et s'il assure la sécurité d'Israel, c'est pour s'en protéger, parce que la patience de ce pays est très courte.... et même Obama rêve de lui casser la gueule...ce qui va arriver tôt ou tard.... car trop c'est trop
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  • Denis Miron - Inscrit
    23 mai 2011 07 h 59
    Il serait intéressant de savoir où M. Gabrysz puise ses références historiques
    «or la gauche oublie que la nazisme prenait ses racines dans le totalitarisme soviétique, du bon père Joseph Staline.»
    Il serait intéressant que tu puisse nous renseigner à propos de tes sources historiques.

    Voici un extrait du livre de Max Gallo «Les Clés de l’histoire contemporaine» page 562 concernant le sujet que vous évoquez :«C’est en Italie, où Mussolini et le fascisme apparaissent comme la réponse antithétique au léninisme et au bolchévisme, que va être implicitement formulée la notion d’État totalitaire, le mot lui-même étant inventé par les théoriciens du fascisme, en 1925.
    Page 602. «Berlin ne manque jamais de signaler la communauté de vue des deux régimes.Hittler ne cesse de flatter Mussolini en le reconnaissant comme son prédécesseur.»
    Pour Churchill, «Mussolini a établi, avec le régime fasciste, une orientation centrale que les pays engagés dans la lutte corps à corps contre le socialisme ne doivent pas hésiter à prendre pour guide».

    La violence du mouvement fasciste ne s’applique que contre les démocrates et les socialistes et ce mouvement est financé par les grands industriels.
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  • henri gabrysz - Inscrit
    23 mai 2011 10 h 55
    @Denis Miron
    merci pour Gallo, mais il il parle de fascisme et non de nazisme... il y a une tendance nouvelle chez de nombreux historiens à considérer la naissance du nazisme par le communisme

    http://www.fonjallaz.net/Communisme/nazi-com/index


    merci de votre attention
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  • henri gabrysz - Inscrit
    23 mai 2011 12 h 50
    totalitarisme
    mon précédent commentaire aurait dû préciser que ce qui m'a mis la puce à l'oreille, Les Origines du Totalitarisme, Hannah Arendt

    http://www.franceculture.com/player?p=reecoute-351
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  • Denis Miron - Inscrit
    23 mai 2011 20 h 01
    @Henri Gabritz
    Oui Gallo parle de fascisme, mais il dit bien que «Berlin ne manque jamais de signaler la communauté de vue des deux régimes.Hittler ne cesse de flatter Mussolini en le reconnaissant comme son prédécesseur.» Ce dont il est question ici, c’est bien de l’influence du fascisme sur le nazisme, comme source d’inspiration. Hittler n’a jamais agit de la sorte avec Staline, et loin de moi l’idée de défendre cette autre sanguinaire. Quant à J.F.Revel , son commentaire est dans la lignée des Churchill,(Voir mon commentaire précédent). Roosevelt ne disait-il pas en 1938 : "La liberté dans une démocratie n’est pas assurée si le peuple tolère que la puissance privée grandisse au point qu’elle devienne plus forte que l’état démocratique lui-même. Ce qui, fondamentalement est le fascisme".
    Concernant le deuxième lien, une émission de radio animée par Finkelkraut qui est beaucoup plus intéressante et beaucoup plus nuancée que le premier, ayant comme invité Marcel Gauchet et Philippe de Lara. Le seul hic, rien à propos de Francis Fukuyama, économiste intellectuel étatsunien influent, très connu pour ses thèses sur la fin de l'histoire qui se sont avéré aussi ridicules que les prophéties qui prédisent la fin du monde
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  • henri gabrysz - Inscrit
    26 mai 2011 16 h 36
    @Denis Miron...encore
    oui, je vois où vous voulez en venir, pour vous et vos amis frappés du même mal, l'Amérique est l'ennemi suprême... la fin de l'histoire ..ha ha... jamais les USA n'ont été et ne seront un totalitarisme... avec un parti, une idéologie (à moins de considérer la démocratie et la liberté comme des idéologies) et la clé de l'énigme de l'Histoire... je me demande si le mal dont vous êtes tous frappés est incurable
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