Les nationalistes corses durcissent le ton
Paris — Confrontés à une poussée de fièvre militante, les nationalistes corses ont durci le ton ce week-end à l'égard du gouvernement et clairement signifié la fin de la «trêve» des actions armées.
Samedi soir, une manifestation rassemblant 6000 à 10 000 personnes protestant contre la «répression politique» à Ajaccio (Corse-du-Sud) a dégénéré en affrontements avec les forces de l'ordre.
À peine le calme revenu sur l'île, deux charges de forte puissance ont gravement endommagé la Trésorerie générale et la Direction régionale des douanes de Nice, faisant 16 blessés. En l'absence de revendication, les enquêteurs restent très prudents sur l'origine des explosions, mais la piste corse est présente dans tous les esprits.
La trésorerie avait déjà été la cible des indépendantistes insulaires dans le passé. En janvier 2003, une charge déposée devant la porte avait fait long feu et avait pu être neutralisée sans provoquer de dégâts. Ce regain de tension survient au moment où le ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy, s'apprête à s'envoler pour la Colombie où il doit dévoiler lors d'une visite de trois jours un plan de lutte contre la cocaïne. Les mouvements nationalistes tentent de reprendre la main après trois coups durs successifs: l'arrestation le 4 juillet d'Yvan Colonna, assassin présumé du préfet Claude Érignac, l'échec le 6 juillet du référendum sur le nouveau statut de l'île, qui a vu la victoire du «non» par 51 % des suffrages, et le lourd verdict prononcé le 11 juillet au procès du «commando Érignac».
Sur l'île, des élus craignant que les élus indépendantistes ne soient mis hors jeu par les «militaires», partisans de solutions plus radicales que le dialogue politique, sanctionné par l'échec du référendum.
Samedi soir, une manifestation rassemblant 6000 à 10 000 personnes protestant contre la «répression politique» à Ajaccio (Corse-du-Sud) a dégénéré en affrontements avec les forces de l'ordre.
À peine le calme revenu sur l'île, deux charges de forte puissance ont gravement endommagé la Trésorerie générale et la Direction régionale des douanes de Nice, faisant 16 blessés. En l'absence de revendication, les enquêteurs restent très prudents sur l'origine des explosions, mais la piste corse est présente dans tous les esprits.
La trésorerie avait déjà été la cible des indépendantistes insulaires dans le passé. En janvier 2003, une charge déposée devant la porte avait fait long feu et avait pu être neutralisée sans provoquer de dégâts. Ce regain de tension survient au moment où le ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy, s'apprête à s'envoler pour la Colombie où il doit dévoiler lors d'une visite de trois jours un plan de lutte contre la cocaïne. Les mouvements nationalistes tentent de reprendre la main après trois coups durs successifs: l'arrestation le 4 juillet d'Yvan Colonna, assassin présumé du préfet Claude Érignac, l'échec le 6 juillet du référendum sur le nouveau statut de l'île, qui a vu la victoire du «non» par 51 % des suffrages, et le lourd verdict prononcé le 11 juillet au procès du «commando Érignac».
Sur l'île, des élus craignant que les élus indépendantistes ne soient mis hors jeu par les «militaires», partisans de solutions plus radicales que le dialogue politique, sanctionné par l'échec du référendum.
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