L'évasion de 500 talibans, un échec pour le Canada
Photo : Agence Reuters Ahmad Nadeem
La prison de Kandahar, hier, après l’évasion
La fuite de près de 500 insurgés afghans de la prison de Sarpoza à Kandahar, selon un scénario qui rappelle La Grande Évasion, le film-culte mettant en vedette Steve McQueen, met plusieurs personnes dans l'embarras, y compris au Canada, même si c'est la deuxième fois en trois ans qu'une évasion massive se produit à cet endroit.
Le président afghan, Hamid Karzaï, a parlé d'un «coup dur» et d'une opération ayant nécessité des complicités à l'intérieur de la prison. Rappelons qu'un certain nombre d'attentats ont été commis récemment par des insurgés portant des uniformes des forces de sécurité.
Pendant la nuit de dimanche à lundi, les 488 pensionnaires du bloc des «prisonniers politiques», c'est-à-dire essentiellement des talibans, ont retrouvé la liberté en empruntant un tunnel long de plus de 300 mètres.
Les talibans ont affirmé par voie de communiqué avoir pris cinq mois pour creuser ce souterrain à partir d'une maison du voisinage. Selon cette même source, il a fallu quatre heures pour que tous les détenus franchissent le tunnel jusqu'à une maison qu'ils auraient rapidement quittée à bord des véhicules qui les attendaient.
Selon des sources officielles, les forces de sécurité afghanes ont capturé au moins 71 des évadés pendant la journée d'hier.
«Naturellement, nous sommes déçus par cet échec, mais il s'agit d'un long processus d'apprentissage et nous continuerons à travailler fort avec les autorités afghanes», a dit le premier ministre canadien, Stephen Harper, cité par The Globe and Mail, hier lors d'un point de presse.
M. Harper faisait allusion au fait que le Canada a investi de l'argent et des efforts dans la rénovation physique de la prison et la formation de son personnel.
En 2008, les talibans avaient réussi à libérer 900 de leurs compagnons lors d'une attaque spectaculaire. Après cette évasion, le Canada avait investi plusieurs millions dans la réfection des murs, des tours et des portes de la prison.
L'armée canadienne ne joue plus le premier rôle dans la région de Kandahar, où les opérations militaires sont désormais placées sous la responsabilité des États-Unis.
Selon le porte-parole des forces de l'OTAN en Afghanistan, il est trop tôt pour évaluer l'impact de l'évasion sur ces opérations. Règle générale, les prisonniers talibans de haut rang capturés dans la province de Kandahar ne sont plus gardés à la prison de Sarpoza mais plutôt transférés vers celle de Bagram, près de Kaboul.
Le président afghan, Hamid Karzaï, a parlé d'un «coup dur» et d'une opération ayant nécessité des complicités à l'intérieur de la prison. Rappelons qu'un certain nombre d'attentats ont été commis récemment par des insurgés portant des uniformes des forces de sécurité.
Pendant la nuit de dimanche à lundi, les 488 pensionnaires du bloc des «prisonniers politiques», c'est-à-dire essentiellement des talibans, ont retrouvé la liberté en empruntant un tunnel long de plus de 300 mètres.
Les talibans ont affirmé par voie de communiqué avoir pris cinq mois pour creuser ce souterrain à partir d'une maison du voisinage. Selon cette même source, il a fallu quatre heures pour que tous les détenus franchissent le tunnel jusqu'à une maison qu'ils auraient rapidement quittée à bord des véhicules qui les attendaient.
Selon des sources officielles, les forces de sécurité afghanes ont capturé au moins 71 des évadés pendant la journée d'hier.
«Naturellement, nous sommes déçus par cet échec, mais il s'agit d'un long processus d'apprentissage et nous continuerons à travailler fort avec les autorités afghanes», a dit le premier ministre canadien, Stephen Harper, cité par The Globe and Mail, hier lors d'un point de presse.
M. Harper faisait allusion au fait que le Canada a investi de l'argent et des efforts dans la rénovation physique de la prison et la formation de son personnel.
En 2008, les talibans avaient réussi à libérer 900 de leurs compagnons lors d'une attaque spectaculaire. Après cette évasion, le Canada avait investi plusieurs millions dans la réfection des murs, des tours et des portes de la prison.
L'armée canadienne ne joue plus le premier rôle dans la région de Kandahar, où les opérations militaires sont désormais placées sous la responsabilité des États-Unis.
Selon le porte-parole des forces de l'OTAN en Afghanistan, il est trop tôt pour évaluer l'impact de l'évasion sur ces opérations. Règle générale, les prisonniers talibans de haut rang capturés dans la province de Kandahar ne sont plus gardés à la prison de Sarpoza mais plutôt transférés vers celle de Bagram, près de Kaboul.
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